Ce jeune musicien est originaire de l'Ontario, au Canada. Depuis plusieurs années, il drive sa propre formation, The J-Tones. Son blues est largement teinté de soul et de R&B! Publié en 2009, son premier elpee, "Rhythm & Blues Experience", avait été bien reçu par la critique. Six années plus tard, il nous propose son sixième opus, disque qu’il a enregistré dans sa ville de Hamilton. Il signe neuf des dix plages et en assure la production. Lors des sessions, il a reçu le concours de nombreux invités.
"Left with the blues" ouvre l’opus. Un blues lent que chante André d’une voix passionnée, qui colle parfaitement au style. Jesse O'Brien se consacre au piano. Le front de cuivres fait la différence et tout particulièrement le saxophone ténor de Bill Holinaty. Sculpté dans le rock, "Borrowed time" est imprimé sur un tempo très soutenu. André joue nerveusement sur ses cordes et sa voix affiche énormément d’assurance devant les cuivres. Légèrement éraillée, elle est classieuse tout au long du r&b indolent "Play me a fool". Les ivoires entretiennent un climat nightclubbien alors que la sortie de cordes s’opère parcimonieusement au cœur du mur de cuivres. Musclée, proche du northern soul de la Tamla Motown, "All I need" est une plage qui ne manque ni de potentiel, ni de créativité. Une petite perle dans le genre! Le talentueux harmoniciste canadien Jerome Godboo communique une touche blues bien agréable à "Deepest kind of mean", une piste qui évolue entre Chicago et Memphis. Et Bisson se déchaîne sur ses cordes! Ballade dépouillée, "There for you" constitue sans doute une des meilleures compositions de l’LP. La voix d’André s’y révèle très expressive. Si le piano sert de fil conducteur, en arrière-plan, le violon de Crystal Lee parvient à se détacher. Morceau funk, "Daybreak" permet une sortie autoritaire du saxophone. "Ordinary day" est un titre lent et nightclubbien. Une seule reprise : le "Crosscut saw" de Tommy McClennan, une compo popularisée par Albert King. La version d’André baigne au sein d’une judicieuse ambiance Stax. Et le long playing s’achève par "Brand new day". Le climat y est gospel. André chante face aux voix féminines.

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