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Douglas H Jay est né en 1953. A Pensacola, en Floride. Sa famille émigre de la Virginie au Texas, en passant par Rhode Island, la Californie, Hawaï, avant de se fixer enfin à Washington D.C. Inspiré comme beaucoup de ses contemporains par Little Walter, Doug taquine très vite l'harmonica. Ses débuts professionnels remontent à 1976. Il incorpore les All Stars from Charlottesville, en compagnie desquels il enregistre l'album "Tip your waitress", en 78! En 80, il rejoint le groupe de Bob Margolin. En 1990, il tente sa chance à San Francisco en compagnie du guitariste local, Anthony Paule. Ils commettent un premier elpee en 93 : "Until we meet again". Le band s'embarque alors pour l’Europe. Il va d’ailleurs y accomplir de nombreuses tournées. Entre-temps, il revient à Washington pour graver un nouveau long playing : "Get it while it's hot", flanqué d’Alex Schultz et de Big Joe Maher.
 
Il semble cependant de plus en plus attiré par le Vieux Continent et réunit ses nouveaux Blue Jays en Allemagne ; musiciens qui participent à la confection de cet opus. En l’occurrence le guitariste/chanteur Christoph "Jimmy" Reiter, le bassiste (NDR : un Néerlandais !) Jasper Mortier (ex-Sugarcane et Boyd Small) et le batteur André Werkmeister.
 
L'album s'ouvre par "In the darkest hour". La guitare de Christoph Reiter imprime un riff cher à Magic Sam. Une excellente entrée en matière ! Et vous pouvez me croire, Reiter est capable de faire sonner sa guitare sur un axe Chicago West Side. Il aligne de petites grappes de notes dans un style proche du Jump de la côte Ouest! Doug prend le relais et signe une entrée dynamique sur "I'll do anything for your love". Et c'est encore Christoph qui se met en évidence. Il joue d'abord en rythmique pour épauler la basse et la batterie, avant de s'envoler en solo. Les Blue Jays s'inspirent de la Louisiane et de New Orleans en particulier, tout au long du titre maître. Et la prestation au piano de l'excellent teuton, Chris Rannenberg, n’y est pas étrangère. Instrumental plaisant, "Giddy-up" permet enfin à Doug de manifester son talent, qu’on pourrait facilement comparer à Little Walter. Chicago shuffle, "Real bad girl" permet aux musiciens de se réserver de bonnes parties. Doug et Rannenberg notamment. Plage divertissante, "Ya hoodoo me" fleure bon les parfums exotiques. Tout est parfaitement en place. Guitare et harmonica se conjuguent en parfaite harmonie. Le tempo s'envole sur "I jump". Une parenthèse - bien entendu - dans le style jump californien. Jimmy s’y inspire largement de Hollywood Fats! Mais pour la circonstance, Doug se révèle bien plus proche de Rod Piazza voire de William Clarke. Excellent! Et "Just say so" est sculpté dans le même moule. Le swing envahit alors l’espace sonore. Lors du "When I get lucky" de Floyd Dixon, la formation s'étoffe. Le piano de Chris et deux saxophones évoluent à l'avant-plan. Thomas Feldmann et Sax Gordon Beadle en décousent avec l'harmonica. Le groupe adapte deux compositions d'Otis Spann : le saignant "It must have been the devil" (impliquant Rannenberg en pole position au clavier) et le plus lent "Half ain't been told". Cette dernière plage libère beaucoup d'émotion. Et Christian (très Spann en effet) ainsi que Doug sur l'instrument chromatique tirent leur épingle du jeu ! Mr Jay et Reiter ont co-écrit le funkysant "I know what's been goin' on". Acides et largement amplifiées, les cordes aigues et amplifiées s’agitent devant l'orgue de Roel Spanjers. Le duo a également composé "Tumbleweed", un instrumental surf. Cet album de bonne facture s’achève par une compo signée Doug et Jasper : "Each & every day" ; un léger boogie blues inspiré des swamps louisianais, au cours duquel Doug Jay se réserve un solo dans les aigus.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Doug Jay
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Crosscut
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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