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Vini and the demons

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Vini et ses Démons sont issus de Gainesville, en Floride. Ils y ont d’ailleurs accordé leur premier concert, en 1999. Hiver 2001, ils ont décidé d’émigrer à Chicago, la cité de leurs références. Cette formation compte parmi ses inconditionnels Ros, la fille de Muddy Waters, et Bo Diddley en personne. Chaque mardi soir, ils se produisent au Reservation Blues, le club d'Eddie Clearwater. Particulièrement fougueux, cet ensemble injecte beaucoup d'énergie dans son blues. Les Demons me rappellent les premiers groupes nés au cours de la vague du ‘british blues boom’ ; et en particulier les Yardbirds. Ils aimeraient, en toute modestie ( ? ! ? ! ?), faire revivre le fantôme de celui qui vendait son âme au diable : Robert Johnson. Ce qui explique sans doute pourquoi le groupe a choisi le patronyme des Demons. Ce quatuor est donc drivé par Vini. Cloué dans son fauteuil roulant, il se réserve le chant et la guitare. Il est épaulé par l’harmoniciste Skibo, le bassiste Tom Miller et le drummer Evil Evan. Nonobstant les remerciements qu’ils adressent à une multitude de personnages - notamment à Billy Branch, Eddie Clearwater, Bo Diddley, Vance Kelly et au regretté harmoniciste anglais, Duster Bennett -, les Demons écrivent l’essentiel de leur répertoire.
 
Ils ouvrent d’ailleurs l’elpee par une de leurs compos : le bien nommé "Possession blues". Le son est très Chicago Southside (NDR : si vous voyez ce que je veux dire). La voix de Vini possède des intonations fort proches de Keith Relf (NDR : pour gouverne, il était le chanteur des Yardbirds). Skibo souffle à la manière de Little Walter ou Junior Wells derrière Muddy Waters. La guitare est largement amplifiée. Elle véhicule des vibrations blues rock. Les compositions personnelles sont largement inspirées par le blues urbain des 50s. Et je pense tout particulièrement à "I don't want you", "You go your way" et "Please shake your ass for me". Des fragments qui libèrent une fameuse dose d’énergie et de fraîcheur. Mais les Demons comprennent le sens profond du blues. Ils sont capables d’y injecter toute leur sensibilité, particulièrement lorsqu’ils ralentissent le tempo. Et la cover du "Ive got to be with you tonight" de Slim Harpo explique parfaitement leur admiration pour Duster Bennett. Ce voyage au cœur des swamps leur sied vraiment bien. Ils tempèrent davantage le rythme pour attaquer "Beautiful poison". L’accompagnement est moins étoffé ; la couverture plus roots. L’excellente adaptation du "Sick bed blues" de Skip James baigne au sein d’une atmosphère plus tendue. Seuls le martèlement répétitif d'Evil Evan et la basse lugubre de Tom donnent la réplique à la voix. Après un début très dynamique, les Demons semblent avoir définitivement opté pour le tempo lent. Hommage à la regrettée fille de Willy Dixon, Shili Marie, la reprise bien réussie du "Sittin' on top of the world" de Howlin' Wolf en est la quatrième démonstration consécutive. Vini est à la slide et le Japonais Sumito Ariyoshi siège derrière le piano. Vini s'est armé d'un bottleneck au doigt. Le glissement métallique se détache du décor sonore. Une grande tristesse suinte de tous les instruments et l'atmosphère devient terriblement lourde sur "I don't want to go to heaven". L'effet dramatique rend le cri du vocaliste plaintif ; et lorsque les cordes se libèrent enfin, des flots de notes presque contenues tentent de s'échapper. L'effet est étonnant ! Les Demons ne s'en remettront pas. Le rythme ne reviendra plus. L’opus s’achève par le minimaliste "Blues for the android", un fragment très bien ciselé au cours duquel la guitare ne produit que les notes nécessaires. Mais des notes saisissantes. Et d’une certaine manière, c'est bien l'adjectif qui qualifie le mieux cette musique très personnelle : saisissante.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Vini & The Demons
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: VD
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
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