La première ébauche de Beguiling Junior

Le mystérieux duo Beguiling Junior, formé par Kaya Wilkins (Okay Kaya) et Oli Burslem (YAK), s'apprête à dévoiler son tout premier elpee intitulé « First Cut ». Attendu pour le 2 octobre 2026, ce disque marque la naissance officielle d'une collaboration aussi…

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Gary Numan
The Cure

Thallium

Prémices

Écrit par

Thallium est le fruit de la rencontre entre la batterie de Nicolas Rameau, la basse de Thomas Echelard, le piano, les cordes, les textes et les musiques d’Hugo Galatioto. Mais c´est aussi et surtout la jolie voix, toute en clarté et en légèreté, de Virginie Léonce. Intitulé « Prémices », ce maxi single propose une ballade pop et trois morceaux jazzyfiants. Si les textes sont bien écrits et suscitent notre intérêt, les mélodies - trop banales pour attirer l´attention – font un peu tâche d’huile. Seul « Des espoirs » parvient à nous emballer vraiment… Ce qui n’est déjà pas mal pour un premier essai !

Aftershave

Ep

Écrit par

Cette formation française avoue pour influences majeures Nick Cave & the Bad Seeds, Sixteen Horsepower, Sonic Youth, les Stranglers et les Pixies, même si la tendance rock, voire metal semble assez marquée tout au long de cette démo. Une démo quatre titres, dont le morceau d’ouverture mérite une attention particulière. A cause de sa mélodie dynamique qui s’inspire à la fois des Strokes et d´Indochine. Malheureusement, la voix faiblarde et criarde du chanteur gâche quelque peu cette impression première. Tout comme la longueur de la plage. Ce sont d’ailleurs les deux défauts majeurs des compos qui figurent sur ce disque. En outre, les trois derniers fragments semblent calqués dans le même moule. Et en particulier « Generator » et « Several reasons ». Opéré en douceur, le début de chacune de ces chansons épouse une forme de ballade caractéristique chez le défunt Nirvana, avant de glisser progressivement vers un grunge saturé de guitares puissantes, lourdes, très (trop) lourdes. Pas trop cohérent tout ça ; ou alors un peu trop. Ce qui n’empêche pas Aftershave de receler du talent. Un talent qu´il faudra encore laisser mûrir quelque temps, avant qu’il ne puisse s’exprimer pleinement…

Aquamarine

Démo

Écrit par

Fondé en 2004, Aquamarine est une formation réunissant des musiciens issus de la région de Tournai et de Mons. Un quatuor : le bassiste Philippe Saucez, le drummer Jérémy Maes, le guitariste Raphaël Lefebvre et la chanteuse Evelyne Groult. Une vocaliste dont le timbre rappelle tantôt la charismatique Shirley Manson (Garbage), tantôt Patti Smith. Leur démo est partagée en quatre titres. Deux jolies balades tout d’abord, dont la première (« Victorian lady ») est très réussie. A cause de la mélodie rock folk, proche d’un Chris Isaak. Deux morceaux plus rock et remuants ensuite. Malheureusement, nonobstant les guitares cinglantes, ils se révèlent bien moins séduisants. En outre, les mélodies paraissent un peu fades. Maintenant, il faut reconnaître que tous les morceaux manifestent un potentiel scénique certain. Faudrait donc voir le groupe en ‘live’ pour pouvoir en dire davantage…

Oscar Matzerath

Le voleur - Ep

Écrit par

En attendant la sortie de son prochain album, Oscar Matzerath nous propose un EP découpé en cinq titres. Bien que l´accordéon apporte une touche rétro à l´ensemble, la musique rencontrée sur cette plaque émarge à une pop-rock située à mi-chemin entre l´œuvre de Dionysos et celle de Louise Attaque. Les mélodies sont plaisantes et surprenantes, dégageant une ambiance féerique, toute droite sortie d’une fiction de Tim Burton. Le chant laisse un peu à désirer, en particulier à cause du phrasé trop lourd. Malgré ce petit bémol, ce disque est plutôt réussi. La sélection du quatuor français par le Chantier des Francos de La Rochelle en 2005 était déjà un gage de qualité. On attend la sortie de l´album, prévue dans le courant de l´année. Histoire de pourvoir en dire davantage...



El Gato (USA)

Who I really am

Écrit par

Quoique fondé en 2002, le groupe El Gato vient de commettre son tout premier album : « Who I really am ». La formation lilloise joue du rock. Tous les types de rock. C’est sans doute là que se situe la richesse de ce combo qui puise ses influences dans toute l’histoire de cette musique.

« The man who wasn’t really there » nous replonge dans les années 70. Celles des Beatles circa « Let it Be ». Et puis des Stones. A l’instar de « Soldiers ». La plage éponyme lorgne davantage vers le punk des années 80. Encore qu’en y réfléchissant bien, elle aurait pu figurer dans le répertoire des Subways. « #3 » ressuscite le grunge. Celui de Nirvana, bien évidemment. Quant à la paternité de « Sky », un fragment bien plus métallique et musclé, elle aurait pu être revendiquée par Korn voire Rammstein. Bref, on peut affirmer que chez ce quatuor l’éclectisme est de rigueur. Et ma foi, il s’en sort plutôt bien. D’autant plus que cette diversité ne nuit pas à l’homogénéité de l’ensemble. Puissants ou intimistes, les 13 morceaux (NDR : 12 + 1 caché) de ce disque sont d’excellente facture. En outre, la formation bénéficie de la présence d’un chanteur au timbre particulièrement ample, oscillant entre celui de Brian Molko, Michael Stipe et de feu John Lennon. Un album étonnant pour un groupe tout aussi surprenant. A suivre de très près…



Yllo

Echec et Mat

Écrit par

Encore un groupe belge ! C´est en effet de Bruxelles que viennent les six membres d´Yllo. Ils nous proposent leur deuxième album, intitulé « Echec et Mat ». On ignore pourquoi la formation a opté pour ce titre. Peut-être pense-t-elle renverser le public, comme le gagnant d´une partie d´échecs renverse la pièce maîtresse de son adversaire ? Si c´est le cas, le but n´est malheureusement pas atteint. Tout au long de cet opus, le groupe pratique une variété française qui pourrait être qualifiée de sous-Goldman des années 80. Partagées entre ballades et plages folk rythmées, les onze titres de ce disque manquent cruellement d´originalité. Les trop nombreuses et inopportunes touches de saxophone ainsi que le timbre vocal, surtout lorsque le chanteur se prend pour un rockeur (comme sur le titre « L´exutoire »), rendent l´œuvre irritante. A chaque début de chanson, on espère mieux. Mais l´espoir s´envole rapidement et l´envie de zapper au morceau suivant est grande. Yllo a perdu la partie, on attend la suivante…



Laurent Fontanel

Le doux rêveur/Pluie d automne

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Laurent Fontanel avoue être fortement influencé par les grands noms de la chanson française traditionnelle, et en particulier par Daniel Balavoine, Michel Berger, Alain Souchon, Véronique Sanson ou encore Jean-Jacques Goldman. Il est vrai que le timbre de ce dernier et celui de Laurent Fontanel sont assez proches. Mais la comparaison s´arrête là ! Il faut en effet avouer qu´il n´a malheureusement pas autant de talent. Les deux titres proposés sur ce cd single sont dépourvus de toute originalité. Les mélodies sont peu recherchées et les textes sont inintéressants. Ajoutons-y la manière maladroite de chanter de Monsieur Fontanel et nous obtenons une œuvre tout à fait ringarde, digne de Franck Michaël. A réserver aux amateurs de kitsch !



The Polish Ambassador

Diplomatic Immunity

Écrit par

Qui l’aurait cru ? L’ambassadeur le plus intéressant du monde n’en est pas un. Affublé de sa ‘banana suit’ et de son fidèle synthétiseur, The Polish Ambassador n’a qu’une seule mission diplomatique : faire suer les foules sur les rythmes de son electro kitsch. « Diplomatic Immunity », c’est un peu ce qu’aurait donné un Herbie Hancock complètement déchiré, se prenant soudain pour un astronaute écoutant du Daft Punk à fond de balle. Bien installé dans la communauté polonaise de Chicago, cet OVNI a conquis en l’espace de quelques semaines des milliers d’internautes qui, depuis, le pressent de leur procurer leur fix journalier. L’artiste espère pouvoir commercialiser son premier album d'ici la fin de l'automne mais comme il n’est encore signé sur aucun label, il nous offre généreusement, en démonstration, toute son immunité diplomatique pour pas un rond. Il serait donc idiot de passer à côté des merveilles interplanétaires et tueries de dancefloors que sont « Ameoba Party », « Space Escalade », « Infiltrating The UN », « Fax Travel » ou encore le joliment intitulé « Get Your Damn Hands Off My Synthetizer ». A la fois attachant et décalé, The Polish Ambassador ne laisse pas indifférent. Et il est bien parti pour conquérir la planète. Accrochez-vous, le décollage risque d'être orgasmique!



Bubble Trap

Jay

Écrit par

‘A creuser’, c´est la conclusion qui s’impose après avoir écouté les deux morceaux ("Jay" et "I am nothing") figurant sur le single de ce groupe montois invité à monter sur les planches, lors du festival de Dour, en juillet dernier. Relativement paisible, leur pop-rock bénéficie de la présence d’un chanteur (Sébastien Boutry) dont le timbre rappelle celui de Morrissey... Rien de bien révolutionnaire, mais pas mal du tout pour un début.

The Flow

One thing

Écrit par
Fruit d'un mélange de funk, d'acid et de jazz, la musique de Flow nous replonge dans les années 70. Les musiciens sont des virtuoses. Hormis le sax, Ben Constable, le fondateur, joue pratiquement de tous les instruments. Il ne se charge pas non plus des parties vocales. Franchement, ce groupe mériterait de figurer à l'affiche des festivals d'été...