Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

logo_musiczine

Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Hooverphonic
DEADLETTER
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Spiritual machines

Serions-nous en présence d'un concept album? Tout porte à le croire, puisque les lyrics de ce disque sont inspirés par " The age of spiritual machine ", un livre de philosophie écrit par Ray Kurzweil dépeignant un monde déchiré entre humanité et technologie, au sein duquel l'informatique prend le pas sur l'intelligence de l'homme. Tout un programme ! " Spiritual machines " constitue le quatrième opus de cette formation canadienne. Un disque dont l'enregistrement a reçu le concours du drummer de Pearl Jam, Matt Cameron, sur deux titres : " Right behind you (mafia) " et " Are you sad " ; et puis de Brendan O'Brien (Soundgarden, Pearl Jam) au mixing. Tout au long de ce disque, OLP (NDR : rien à voir avec l'organisation politique dirigée par Yasser Arafat !) consomme une musique hymnique, vivifiante, généreusement électrifiée, sise à la croisée des chemins de Smashing Pumpkins, de Live et de Tragically Hip. Seule différence, mais elle est de taille, le chanteur, Raine Maida possède un timbre vocal clair, frémissant, tantôt acéré, tantôt falsetto, qui confère aux mélodies une sensibilité pop particulièrement rafraîchissante…

 

lundi, 31 décembre 2001 16:24

Birthmarks

En général, les spécialistes s'accordent à dire que le troisième elpee d'un groupe ou d'un artiste, est celui de la maturité. Une conclusion qui prend toute sa signification sur " Birthmarks ". Un album dont vous avez certainement déjà entendu, sur l'une ou l'autre station radiophonique, " Rescue ", " Sweet instigator " ou l'hypnotique " Intersexual ". Et bien, toute l'œuvre est de la même veine. Dix fragments (16 sur l'édition limitée) qui baignent dans une trip hop mâtinée d'électro, de new wave, de jazz, d'indus, d'ambient, et surtout de pop ; une trip hop capable de s'adapter à n'importe quel biorythme. Dix chansons aux mélodies irrésistiblement mélancoliques, gorgées d'émotions, riches en harmonies et complexes dans leurs structures et leurs arrangements partagés entre chœurs gospel, section de cuivres et de cordes. Dix compositions bercées par la voix ample, soul, légèrement nasillarde de Piet Goddaer. Un Courtraisien, qui a conçu son opus comme la bande sonore d'un film qui n'existe pas… Ou peut être à inventer. Une chose est sûre, ce " Birthmarks " est un superbe album…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Pyramidion

Bien que comptabilisant plus de 45 minutes pour cinq morceaux, ce " Pyramidion " est considéré par les musiciens d'Ozric Tentacles comme un mini album. En fait, hormis le titre maître, issu d'une session de studio, les quatre autres fragments ont été enregistrés ‘live’ au Boardwalk de Sheffield. Un disque exclusivement instrumental toujours inspiré par une myriade de styles qui oscillent du krautrock au psychédélisme en passant par la world, la techno, le prog, l'ambient, le funk, le dub et le rock. Une véritable fusion de sons, de styles et de genres qui permet peut être aujourd'hui d'affirmer qu'Ozric Tentacles est au rock ce que Jean-Michel Jarre est aux variétés… Je ne m'attarderai pas trop sur la symbolique, faite d'égyptologie et de mysticisme, qui entoure pour l'instant l'imagination d'Ozric, ou plus exactement qui hante l'esprit de leur leader ; mais rappellerai surtout que la formation a enregistré plus de 20 albums à ce jour, en un peu plus de 17 ans d'existence. Ce qui est quand même assez remarquable ! En outre, je tiens à épingler deux titres de ce disque qui devraient ravir les aficionados de space rock. Tout d'abord " Pyramidion ", bien sûr ; et ensuite " Aramanu ". Deux morceaux réminiscents du Pink Floyd circa " Meddle ". Et çà, c'est une référence !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Mass romantic

Inspiré du titre d'un livre écrit par Jimmy Swaggart, The New Pornographers n'est pas un véritable combo, mais un projet qui réunit des vétérans de la scène canadienne. De la région de Vancouver, très exactement. En l'occurrence Carl Newman (Zumpano, The Crusaders, Superconductor), Dan Bejar (Destroyer), John Collins (Evaporators, Thee Goblins), Kurt Dahle (Limblifter) et le réalisateur de film Blaine Thurrier. Une équipe qui a également reçu le concours de la chanteuse de country Neko Case. Pas seulement pour y assurer les backing vocaux. Puisqu'elle se réserve le 'lead' sur les deux morceaux les plus rock du disque. En l'occurrence le titre maître et " Letter from an occupant ", composition qui aurait pu naître de la rencontre entre les Breeders et Blondie. Pour la circonstance, elle a même troqué ses inflexions hoquetantes contre un timbre charismatique. Le reste de l'opus se révèle plus pop. La formation puisant allègrement dans celle des sixties (Zombies, Kinks, Beach Boys, Big Star) et puis dans la new wave des eighties (Cars, XTC, Martha & the Muffins, Split Enz, Go-Go's, Buzzcocks) pour ficeler des mélodies hyper contagieuses, croustillantes, rafraîchissantes, fruitées, filtrées par de superbes harmonies vocales, dont le feeling baroque me fait parfois penser à Supergrass. Seule différence, mais elle est de taille, les lyrics sont ici beaucoup plus spirituels. Bref, un superbe album dont les sessions d'enregistrement se sont déroulées sporadiquement entre début 98 et fin 2000. Ce qui explique, sans doute, pourquoi il n'est sorti que l'année dernière et n'est officiellement disponible en Europe que depuis quelques semaines.

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Had a burning

Fondé en 1997, Noahjohn se résumait (!) à un collectif d'une bonne vingtaine de musiciens gravitant autour de Carl Johns. Et c'est sous cette forme que la formation avait gravé un premier album intitulé " Tadpole ". Depuis, Carl a stabilisé son line up, qui compte aujourd'hui cinq musiciens. Si Noahjohn se révèle basiquement country folk, il a le bon goût de ne pas se limiter à cette forme traditionnelle. C'est d'ailleurs lorsqu'il en écarte qu'il est vraiment le plus intéressant. Hybride de Sonic Youth, de Violent Femmes et du Velvet Underground qui serait infesté de bluegrass, de punk, de rock et de psychédélisme, il entre alors dans le monde de la musique alternative. Et pendant que le violon fulgurant, hantant, rivalise avec les cordes de guitare torturées, écorchées ou que la steel guitar pousse des gémissements sinistres sur fond de clavier gothique, le vocal de Carl, dont le timbre semble coincé entre celui de Shane Mc Gowan (Pogues) et celui de John McCrea (Cake), épanche ses prophéties surréalistes, bibliques, qui doivent autant au spirituel qu'au sacrilège, lorsqu'elles ne sondent pas, d'un œil virulent, le bas ventre de l'Amérique rurale. Dommage d'ailleurs que toute l'œuvre ne soit pas de cette trempe, sans quoi elle aurait pu figurer parmi les meilleures de l'année…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Received transgressed and transmitted

Rien à faire, l'ombre du mouvement postcard plane toujours sur la musique de cet ensemble écossais; et plus particulièrement celle du défunt et mythique Orange Juice. Normal, me direz-vous, puisque les deux premiers albums de Nectarine N°9 étaient sortis sur cet illustre label. Pour enregistrer son quatrième opus, la formation a reçu un gros coup de main de l'ex majordome de Pop Group, Gareth Sage. Il y a apporté sa guitare, quelques compositions et surtout son esprit free jazz. Résultat des courses, les douze fragments de cet opus baignent dans une pop underground, mercuriale, énigmatique, malveillante, vaudou, recherchée, hypnotique, qui doit autant à l'ex et mythique groupe d'Edwyn Collins, qu'au Velvet Underground, à Captain Beefheart, à Mark E Smith et à Scritti Politti. Et si le combo s'essaie même au reggae blanc sur " Pocket radiodrops ", c'est à travers le surréalisme velouté et sonique du fabuleux " Sic " qu'on peut mesurer toute l'étendue de son talent : la conjugaison des sonorités gémissantes des guitares, des claviers fluides et ses oscillations produites par le vibraphone me donnent encore des frissons dans le dos…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Get ready

Après une absence de sept bonnes années, au cours desquelles les musiciens ont mené des projets distincts, New Order a donc décidé de retourner en studio pour y commettre un nouvel opus. Oh, faut pas croire qu'ils soient prêts à abandonner leurs aventures parallèles pour reprendre la vie en commun. Non simplement, ils ont tenu leur promesse de se réunir lorsque le besoin (NDR : artistique ou financier ?) se ferait sentir ; et surtout d'enregistrer à nouveau ensemble, dès qu'ils seraient prêts. Histoire de se ressourcer chacun de son côté, afin de retrouver l'inspiration. Et ce " Get ready " démontre qu'ils ont eu amplement raison. Car, dans le style, ce disque est excellent.

Pas révolutionnaire, mais plus rock, plus rageur, il va réconcilier le groupe avec les fans de la première heure ; et notamment ceux qui ont encore la nostalgie des " Ceremony ", " Everything's gone green " ou autre " Blue Monday ". Car tout au long de ce disque, l'organique est le plus souvent mis au service du basique. A l'instar du stoogien " Rock the shack ", sur lequel Bobbie Gillepsie vient apporter toute sa fougue, le single au groove tribal, " Crystal ", le contagieux " Miles an hour ", l'entêtant " Slow jam ", le splendide joydivisionesque " Primitive notion " ou encore le sobre, mais efficace, " Turn my way ", sur lequel Billy Corgan est venu prêter sa voix. Les mélodies au refrain contagieux, chanté par le timbre clair de Bernard Summer, glissent toujours avec la même facilité sur cette texture sonore ou se conjuguent cordes de guitare tour à tour rageuses, fragiles, simples ou aiguisées, drums métronomiques, nappes de claviers ou de piano vaporeux, et cette basse unique, toujours aussi attachée viscéralement à la cold, de Peter Hook. Et les quelques intermèdes plus technologiques ont bien le soin de faire la part belle aux textures atmosphériques minimales, textures propices à l'épanchement des émotions les plus pures. Et je pense ici tout particulièrement à l'indolent " Vicious streak " et à l'hypnotique " Close range ". L'opus s'achève même par une balade plus tendre, plus acoustique, paradoxalement intitulée " Run wild ", conduite par une sèche et un harmonica ; un peu comme si la formation avait voulu faire retomber la pression. Le pied !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Origin of symmetry

Depuis le temps que le deuxième album était attendu (NDR: "Showbizz remonte quand même à plus de deux ans !), je commençais tout doucement à désespérer. Mais l'attente n'aura pas été vaine, puisque, dans son style, cet " Origin of symmetry " est tout bonnement remarquable. Dans son style, je le répète, car après avoir écouté cet opus, plus personne ne pourra clamer ou écrire que Muse n'est qu'un calque de Radiohead victime d'un complexe de Queen. En fait cette nouvelle œuvre est beaucoup plus âpre, sauvage, volcanique et surtout moins accessible que la précédente. Plusieurs écoutes sont d'ailleurs indispensables avant de pouvoir s'imprégner de cette électricité blanche qui parcourt les onze titres de ce disque. Et le falsetto dramatique, opératique de Matt n'a jamais été aussi proche de celui de Jeff Buckley. Autrement dit, il dégage une force émotionnelle hors du commun.

Vous avez certainement déjà eu l'occasion d'entendre ou d'écouter " Newborn " ou " Plug in baby " sur l'une ou l'autre station radiophonique. Ce sont les deux fragments les plus contagieux. Hormis quelques filets de clavier voire de synthés, les accords de piano très caractéristiques (NDR : à résonance symphonique, il est bon de le rappeler), le paso doble énigmatique " Screenager ", le nightclubbien " Feelin good " et l'atmosphérique, nappé de claviers fluides, " Megalomania ", la solution sonore trempe dans le rock sordide, gothique, rageur, vivifiant, qui doit plus au métal de Smashing Pumpkins ou au funk blanc de Gang Of Four qu'à la pop aseptisée de U2 auquel les médias les avaient un peu trop hâtivement comparés. Si " Origin of symmetry " devrait figurer parmi les ‘must’ de l'année 2001, son succès commercial me semble cependant fort compromis. M'enfin, tout le monde peut se tromper…

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Finelines

Imaginez un peu une formation susceptible d'épouser le profil mélodique et hymnique d'Ash, de manifester la vulnérabilité juvénile et tourmentée de Placebo, d'afficher l'audace psychédélique de My Bloody Valentine, en libérant un taux d'adrénaline, sur l'échelle métallique, aussi élevé que Smashing Pumpkins, tout en se réservant, à l'instar d'un Sad Lovers & Giants, l'un ou l'autre détour par l'éther stratosphérique. My Vitriol répond à ces critères. Ou plus exactement son premier album. Un disque qui a bénéficié du concours de Chris Sheldon (Foo Fighters, Feeder), à la production. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que la musique de ce quatuor londonien est très électrique. Une électricité tour à tour chatoyante, sauvage, tendre, décapante, gémissante, écorchée, capricieuse ou trempée dans le feedback, consommée par deux guitares qui se conjuguent en harmonie ; une électricité mélodique épurée par le timbre vocal diaphane de Som Wardner et balisée par une section rythmique solide, pulsante, fruit de la collaboration entre ligne de basse ténébreuse et drumming particulièrement inventif. Un must !

 

lundi, 31 décembre 2001 01:00

Thelema

Les Stooges, les Doors, Birhday Party et les Scientists constituent plus que probablement les influences majeures de cet ensemble yankee. De Seattle très exactement. Une formation née en 1996 et réputée pour son garage punk aussi turbulent que féroce. Depuis l'engagement de Leslie Hardy, préposée au clavier Hammond, la musique des Murder City Devils a pris une autre dimension. Moins aride, plus fluide, plus insidieuse et surtout plus mélodique. Ses interventions rognées, veloutées, me rappellent même parfois celles que menait Clinton David Boon, auprès d'Inspiral Carpets. Découpé en six fragments, le nouveau mini album de cette formation concède même un titre plus tendre, plus mélancolique. Intitulé " 364 days ", il bénéficie du concours d'une section de cordes. Mais venons en aux cinq autres morceaux de ce disque. Qui véhiculent des lyrics toujours aussi acerbes et mordants, libèrent des riffs de guitare saignants, décapants, vibrent sur une ligne de basse ténébreuse, gothique et s'enflamment au contact du timbre vocal sinistre, écorché de Spencer Moody. Pas difficile de comprendre pourquoi l'orgue joue maintenant ici le rôle de fil conducteur, au sein de cette solution sonore…