La vie dans les petits espaces de Black Marble

Black Marble, alias Chris Stewart, sortira son premier album, « Life in Small Spaces », le 21 août 2026 chez Sacred Bones, qui sera immédiatement suivie d’une tournée. Il s’agit de son premier elpee complet depuis « Fast Idol » (2021). « Life in Small Spaces…

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Rashidi Noah

Ama, la sincérité à nu sur son second album AMA

L'auteure-compositrice-interprète britannique Ama a sorti courant juin son deuxième album, AMA. Successeur de I Came Home Late (2023), ce nouveau projet marque un tournant dans le parcours de l’artiste. Plus intime, plus épuré et plus direct, AMA recentre son…

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Fontaines D.C. publiera son cinquième opus, Dopamine Chamber, le 16 octobre 2026 sous le label XL Recordings. Produit par James Ford, ce successeur de Romance est annoncé par « Marianne », premier extrait déjà disponible à l’écoute.

Le quintette irlandais poursuit ici le déplacement sonore amorcé sur son précédent elpee. Les guitares, longtemps au centre de son écriture, cèdent davantage de terrain aux synthétiseurs, aux rythmiques martiales, aux échantillons et aux cordes inspirées de la pop italienne des années 1960. Certaines compositions écartent même entièrement l’instrument, au profit de textures froides et d’arrangements plus électroniques.

« Marianne » donne un premier aperçu de cette évolution. Inspiré en partie par la série Ripley, le morceau associe une basse synthétique insistante, des cordes cinématographiques et le baryton de Grian Chatten. La chanson aborde l’évasion et l’hédonisme, mais laisse poindre une inquiétude : jusqu’où peut-on se réfugier dans le plaisir lorsque le monde extérieur devient difficile à regarder en face ?

Cette tension traverse Dopamine Chamber. La formation y examine la recherche de satisfaction dans un contexte marqué par l’intelligence artificielle, la crise environnementale et la violence politique. Grian Chatten décrit le long playing comme une ‘chambre à dopamine’ où chaque titre agit sur l’esprit ou l’humeur. Plutôt que de proposer une issue rassurante, Fontaines D.C. privilégie une observation plus sombre de l’époque.

Le disque a pris forme entre Londres, la campagne anglaise et Palerme. Chatten a également puisé dans des séjours à Venise, Vienne et en Sicile pour nourrir ses textes. Conor Deegan résume l’une des questions centrales de l’opus : après Dublin, l’éloignement et la recherche du romanesque ailleurs, où trouver encore un refuge ?

Depuis Dogrel en 2019, le band s’attache à ne pas reproduire la même formule. Dopamine Chamber prolonge cette démarche par une production plus synthétique et une atmosphère où le plaisir côtoie constamment la menace. Le résultat comptera onze titres et paraîtra chez XL Recordings.

« Marianne » est en écoute

 

mercredi, 19 août 2026 18:20

La nouvelle coqueluche de Fujiya & Miyagi

Fujiya & Miyagi vient de partager « Lowest Common Denominator », premier extrait de son prochain opus, « New Shiny Object ». Enregistré durant quatre années sur la côte sud de l’Angleterre, ce nouvel album confirme le goût de la formation de Brighton pour une art-pop concise, fondée sur des arrangements précis et une écriture plus directe.

Placé en ouverture du disque, « Lowest Common Denominator » s’appuie sur une ligne de basse descendante qui évoque la no wave new-yorkaise des Bush Tetras. Le morceau privilégie d’abord la retenue, puis gagne en intensité dans sa dernière partie, lorsque le quatuor resserre le jeu autour d’un rythme plus nerveux. David Best en résume simplement l’intention : ‘Ce morceau n’est pas si profond que ça. Son objectif principal est de faire danser les gens, ce qui, à mon avis, est une raison aussi valable qu’une autre pour qu’une chanson existe’.

Le clip de « Lowest Common Denominator » est à découvrir ici

Entre pulsations électroniques, post-punk oblique et mélodies pop, « New Shiny Object » devrait retenir l’attention des amateurs de LCD Soundsystem, Neu!, CAN, Talking Heads ou New Order. Fujiya & Miyagi y observe le quotidien et destine ces chansons autant à l’écoute qu’à la piste de danse.

« New Shiny Object » paraîtra le 30 octobre 2026 sous le label Impossible Objects of Desire.

 

Du 8 au 17 octobre, le Festival des Libertés investira le Théâtre National Wallonie-Bruxelles sous le thème « Stupeur et soulèvements ». Si l’événement croise débats, théâtre, cinéma documentaire et expositions, sa programmation musicale occupe une place centrale : dix soirées traceront un parcours allant du slam au reggae, en passant par la soul, l’électro-pop, le funk anatolien et les sonorités du oud.

Abd Al Malik ouvrira les festivités en revisitant Gibraltar, vingt ans après sa parution. Identités réconciliées associera rap, slam, chant, danse et arts visuels, sans diluer la force du texte. Le lendemain, Yuston XIII plongera le public dans une écriture sombre et poétique, traversée de contrastes et de tensions sonores.

Keziah Jones poursuivra ce cycle par son blufunk, langage nerveux né du croisement entre blues, funk et racines nigérianes. Puis le duo ascendant vierge accélérera le tempo grâce à des productions électro-pop, des rythmes soutenus et des paroles oscillant entre inquiétude contemporaine et énergie collective. Imany privilégiera ensuite une autre intensité : sa voix grave reliera soul, folk et pop au fil d’un concert au registre plus dépouillé.

La soirée réunissant Blu Samu et 2L mettra le rap au premier plan. Leurs écritures respectives envisagent le genre comme un espace d’émancipation et de transformation, où les récits personnels rejoignent des préoccupations communes. Marcel Khalifé reviendra pour sa part à Promises of the Storm. Son interprétation des poèmes de Mahmoud Darwish s’appuiera sur le timbre du oud et sur une relation étroite entre mots, mélodie et mémoire.

Altın Gün prolongera le voyage en mêlant grooves psychédéliques, funk anatolien et répertoire populaire turc. Les lignes de basse, les claviers et les instruments traditionnels nourriront un son dansant, sans effacer ses sources. Enfin, Sister Carol et Cimarons concluront le festival lors d’une double affiche roots. La première défendra un reggae et un dancehall conscients ; les seconds rappelleront le rôle pionnier de la diaspora jamaïcaine dans l’histoire du reggae britannique.

Cette sélection ne cherche pas l’uniformité. Elle rapproche des artistes qui attribuent au rythme, à la voix et au texte une fonction commune : raconter l’époque, préserver les mémoires et créer un mouvement partagé entre les interprètes et le public.

https://www.festivaldeslibertes.be/2026/

 

Du 6 au 8 novembre 2026, Courtrai vibrera une nouvelle fois au rythme de Sonic City. Organisé par Wilde Westen, ce festival alternatif de trois jours s’adresse aux auditeurs curieux, à celles et ceux qui aiment quitter les sentiers battus et découvrir les artistes qui façonnent déjà les musiques de demain.

La singularité de Sonic City repose sur un principe aussi simple que stimulant : confier une partie de la programmation à des curateurs disposant d’une véritable liberté artistique. En 2026, le trio instrumental australien Dirty Three et la productrice franco-canadienne Marie Davidson apporteront chacun leur regard sur la scène contemporaine, aux côtés d’une sélection imaginée par Sonic City. Un parti pris qui favorise les rencontres inattendues entre artistes confirmés, formations émergentes et esthétiques rarement réunies sur une même affiche.

Les premiers noms annoncés donnent le ton. Dirty Three partagera sa sélection avec Alex Rex, Christina Carter, Maxine Funke et la saxophoniste Zoh Amba. Marie Davidson se produira en live avec Nick Verstand et conviera notamment Curses, Feu St-Antoine, goat (JP), Leo Vincent, Lord Spikeheart, Natasha Pirard et Paranoid London. La programmation portée directement par Sonic City réunira notamment Anna von Hausswolff, Billy Fuller, DIIV, keiyaA, Louis Ottley, Mandy, Indiana, Pigeon, PVA, Rosie Stuart et The Kind. D’autres artistes doivent encore compléter l’affiche.

Plus qu’une succession de concerts, Sonic City cultive l’expérience de la découverte. Rock expérimental, post-rock, électronique, jazz libre, pop aventureuse ou hybridations inclassables s’y croisent sans hiérarchie. Petites formations et noms plus établis partagent les scènes, tandis que la vision des curateurs crée un fil conducteur entre les différentes propositions. C’est précisément cette ouverture qui fait du rendez-vous courtraisien un événement à part : pendant un week-end, les genres se répondent, se frottent et se transforment.

Les mélomanes en quête de nouvelles sensations peuvent donc bloquer dès maintenant les 6, 7 et 8 novembre 2026. Les billets, les informations d’accessibilité et les mises à jour de la programmation sont disponibles auprès de Wilde Westen. Avec ses choix audacieux et son goût assumé pour l’éclectisme, Sonic City 2026 promet de transformer Courtrai en laboratoire sonore à ciel ouvert — et peut-être de révéler au public ses prochains coups de cœur.

https://www.wildewesten.be/fr/event/sonic-city-2026

Gagnez 2 x 1 tickets pour le concert d'Ora Cogan le dimanche 13 septembre au Botanique à Bruxelles (Rotonde). Cette chanteuse canadienne développe une musique à la frontière du goth country, du folk brumeux et d’un psychédélisme spectral, où s’entrelacent post-punk, groove et ballades traditionnelles. Les fans de Weyes Blood, Chelsea Wolfe et Emma Ruth Rundle vont adorer ! 

Plus d'infos sur https://botanique.be/fr/concert/ora-cogan-elaine-malone-2026

Comment gagner ces tickets (2 x 1 places) ?

Remplissez le formulaire en bas de la page, répondez à la question en soulignant la bonne réponse copiez et collez-le dans votre réponse et envoyez-le à Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

(pas d’attachment, il ne sera pas ouvert)

et répondez à la question avant le 9 septembre 2026

1 seul envoi par participant.

 

Le gagnant sera informé personnellement et recevra son billet par e-mail.

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Quel est le titre du nouvel album d’Ora Cogan ?

 

1 - Hard Headed Woman

2 - Formless

3- Oraculum

 

Prénom :

Nom :

E-mail :

 

 

lundi, 03 août 2026 18:49

Westside Cowboy, et ça continue…

Westside Cowboy publiera son premier elpee, It Goes On, le 21 août 2026 chez Island Records. Fondé à Manchester il y a trois ans, le quatuor réunit Jimmy Bradbury et Reuben Haycocks aux guitares et au chant, Aoife Anson O’Connell à la basse et au chant, ainsi que Paddy Murphy à la batterie. Nourrie par les débuts du rock’n’roll, de Lonnie Donegan au Velvet Underground, la formation privilégie des morceaux directs, concis et volontairement imparfaits. Enregistré aux Greenmount Studios de Leeds sous la houlette du producteur Loren Humphrey, l’opus compte onze titres et condense la confusion, le désespoir et l’espoir propres à la jeunesse. Cette tension traverse notamment Kick Stones (The Boys), morceau d’ouverture inspiré par une version live de What Goes On du Velvet Underground. Réalisé en collaboration auprès du FC United of Manchester, son clip rend hommage au club détenu par ses supporters et à la communauté qui l’entoure. Déjà dévoilé lui aussi, Pin Up Boys bénéficie également d’un clip (et il est à découvrir ici). Deux premiers aperçus d’un elpee que Westside Cowboy souhaite immédiat, sincère et sans ornements superflus.

 

Baby You’re A Winner, premier opus de Grandmas House, paraîtra le 21 août 2026 chez Brace Yourself Records.

La formation de Bristol signe une entrée en matière nerveuse et contrastée. Entre riffs acérés, narration incisive et fragilités assumées, Baby You’re A Winner conjugue l’intensité du post-punk à une profondeur mélodique bien réelle. Le disque traverse l’amour, le deuil, la solitude et la résilience, tout en restituant l’énergie brute qui a valu au combo une solide réputation en concert.

Produit par Ali Chant (PJ Harvey, Yard Act, Perfume Genius), ce long playing met en relief les harmonies vocales à trois voix qui distinguent le quatuor, les guitares tendues et une section rythmique grondante. « DOG » évoque la maladie chronique et le manque de reconnaissance médicale, « The Table » métamorphose une rupture amoureuse en hymne rock fédérateur, tandis que « Next Big Hit (Choo Choo) » s’attaque au sexisme dans l’industrie musicale.

Fondé par Yasmin Berndt et Poppy Dodgson avant l’arrivée de Zoë Zinsmeister et Polly Jessett, Grandmas House s’est imposé au fil de tournées soutenues et de prestations électriques. Sur Baby You’re A Winner, le band nous réserve un premier disque sincère, direct et traversé par une énergie abrasive, où l’espoir et le lien émergent des zones les plus sombres de l’existence.

lundi, 03 août 2026 18:38

Le chant du C.Y.G.N.E. de HIJS

Le trio italien hijs publie le clip de « s.w.a.n. », nouvel extrait de son deuxième opus homonyme, attendu le 18 septembre 2026 chez Heavy Psych Sounds.

Originaire du nord de l’Italie, la formation réunit Lois Lane au chant et à la guitare, Maurice à la batterie, ainsi que Pan à la basse et aux synthétiseurs. Elle décrit sa musique comme du « kosmo kraut », au croisement du grunge, du post-punk, du krautrock et du space rock.

Tournée en noir et blanc, la vidéo s’ouvre sur un troupeau de vaches dans un champ, en écho à la pochette du disque. Les images rurales se déforment ensuite avant de céder la place au trio en pleine interprétation. Cette évolution accompagne la construction du morceau, d’abord lente, lourde et répétitive, puis progressivement gagnée par une psychédélie kraut.

Le titre, long de sept minutes, signifie « Syndrome Without A Name ». Il figure en sixième position sur le prochain elpee, composé de huit morceaux.

Le clip de « s.w.a.n. » est à voir et écouter  

Deux ans après Stuck on Common Ground, paru au printemps 2024, hijs reviendra sous son propre nom. Maurizio Baggio a assuré la production, l’enregistrement et le mastering, tandis que Paolo Canaglia s’est chargé du mixage. hijss paraîtra le 18 septembre 2026 en vinyle, CD et numérique chez Heavy Psych Sounds.

 

dimanche, 26 juillet 2026 16:41

La vie difficile des Tubs

The Tubs publieront Hard Life le 11 septembre 2026 via Merge Records. Pour accompagner l’annonce, la formation londonienne partage “Stoop to Me”, nouveau single déjà disponible en clip officiel iici

Filmée et montée par Kit Harwood, la vidéo capte un concert secret estampillé Gob Nation, puis prolonge la soirée au karaoké, entre images de poche, énergie collective et instantanés bruts.

Après “Who’s Gonna Love You Now?”, ce titre dévoile l’un des versants les plus pop et jangle du disque. Owen Williams y glisse une écriture volontairement bancale, nourrie d’autodérision et de frustration amoureuse, tandis que le violon de Chris Haigh apporte une couleur folk plus vive à la mécanique power-pop. Le morceau se singularise par un mélange de guitares nerveuses, de refrains immédiats et d’un humour grinçant qui évite la pose héroïque.

Hard Life succédera à Cotton Crown et Dead Meat. Sur ce troisième long playing, le quatuor — Owen Williams, Dan Lucas, Taylor Stewart et Max Warren — conserve son goût pour l’indie rock mélodique, mais introduit une tension plus sèche entre deux voix narratives. L’une reste proche des obsessions déjà familières : deuil, honte, déception, maladresse sentimentale. L’autre se montre plus dure, moins patiente, presque moralisatrice. Leur friction donne au disque une dynamique plus contrastée, sans alourdir des chansons qui gardent le format pop comme horizon.

Signé chez Merge Records plus tôt cette année, The Tubs se distingue par son équilibre entre nerf punk, tournures folk et guitares lumineuses, sans chercher à gonfler le propos. “Stoop to Me” résume bien cette approche : une chanson directe, mélodique, un peu tordue dans son point de vue, mais suffisamment vive pour rester en tête dès la première écoute.

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