Un clip corrosif pour Ministry

Il va sans dire que Ministry n’a jamais été un grand fan de « Hair Mussolini », surtout maintenant qu’il bombarde le peuple américain presque quotidiennement avec des inepties générées par l’IA et destinées à se mettre en avant. Al Jourgensen et ses acolytes…

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Bernard Dagnies

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mercredi, 05 décembre 2012 17:37

Live at the Bowl ‘68

“Live at the Bowl ‘68” restitue le concert accordé à l’Hollywood Bowl de Los Angeles, le 5 juillet 1968. Un set historique qui avait déjà fait l’objet d’une publication, mais en 1987, limitée cependant à 7 titres. La plupart des autres compos figuraient sur une des multiples compiles consacrées à la formation légendaire. Trois titres inédits de la prestation ont cependant été récupérés, "Hello, I Love You", "The WASP (Texas Radio And The Big Beat)" et "Spanish Caravan". Et le tout a été bien évidemment remasterisé. L’intégralité du spectacle y est donc immortalisée sur un support. Les 20 titres font également l’objet d’un film paru en vidéo.

 

mercredi, 05 décembre 2012 17:36

Devastates

Il s’agit déjà du 3ème opus de ce duo réunissant la Japonaise Hemi Honda et le Canadien Jordan McKenzie. Tout au long de « Devastates », le couple se sert d’une multitude d’instruments aussi bien conventionnels qu’insolites (accordéon, aliments, clochettes, cornemuses, cuivres, gongs, guitare, harmonium, mandoline, moteurs, orgues, plantes, tambourins, ukulélé, violon, etc.), et se partage les vocaux qu’il parvient à conjuguer à la perfection, malgré des timbres et des inflexions totalement différents. Hemi possède une voix claire, argentine et s’exprime le plus souvent dans sa langue natale. Jordan plus fragile, à la limite de la rupture, dans celle de Shakespeare. Sur un ton proche du plus parfait folksinger celtique. Etabli au Canada, dans la région rurale du Québec, pour être plus précis, le couple semble vouloir perpétuer la culture hippie. Notamment dans ses lyrics qui traitent du conflit entre la technologie et la nature mais aussi propagent une idéologie politico-économique, sensible à l’écologie.

Elfin Saddle explore également la world sous toutes ses formes, un peu à la manière de Dead Can Dance, mais privé de ses aspects gothiques, emphatiques et sophistiqués. Et puis, sans le contraste entre le baryton de Brendan Perry et le contralto éthéré de Lisa. On est cependant plongé dans un monde où le temps et la géographie n’ont pas de signification. Ce qui n’empêche pas leur musique d’embrasser une forme mystique et ma foi fort agréable…

 

dimanche, 25 novembre 2012 16:10

L’amour est éternel pour Cali…

Le nouveau clip de Cali s’intitule « L’amour est éternel ».

Pour le voir c’est ici . 

Et si vous souhaitez découvrir les photos du concert de Cali à l’Aula Magna de Louvain, ce 22 novembre, c’est là  

 

samedi, 17 novembre 2012 16:38

La mémoire d’Indochine…

Indochine publiera son nouvel album le 11 février 2013. En attendant, il a sorti un single intitulé « Memoria ».

Pour écouter le single, c’est ici

http://www.indo.fr/

Indochine sera à Forest National les 30 et 31 octobre 2013 !

http://www.sherpa.be/frBE/Musique/Pop-Rock/Indochine/

 

 

 

 

Responsable d’un premier opus en 2011, disque qui avait reçu le concours de Paolo Negri au mixing, The Narcotic Daffodils accordera un dernier concert cette année, ce 17 novembre, à Moorslede. Ensuite, le groupe entrera en phase de pré-production, puis en studio, mi-janvier 2013, au Noise Factory (Channel Zero, Machiavel, OK Cowboy, Lovelorn Dolls, Skeptical Minds, Dan Miller), sous la houlette de Nicolas Debois, pour y enregistrer son nouvel album. Au cours des derniers mois, la formation a énormément tourné (Angleterre, Pays-Bas, Italie, France et bien sûr Belgique) et composé la plupart des compos de leur futur long playing. Sans oublier leur participation à une compile étasunienne qui reprenait dans une version plus courte (de 9 minutes quand même) le final du premier album « The Crazy Dwarf », pour lequel une très chouette vidéo particulièrement réussie avait été réalisée (voir ici )

Pour plus d’infos : http://www.thenarcoticdaffodils.be

 

A l’instar des années précédentes, le Festival de Dour vous propose de proposer des noms de groupes ou d’artistes que vous souhaiteriez voir entendre les 18, 19, 20 et 21 juillet prochains sur la Plaine de la Machine à Feu.

Fin du référendum : mardi 4 décembre 2012 à minuit.

http://www.dourfestival.be/fr/referendumdour25

 

 

jeudi, 08 novembre 2012 02:00

Les Inrocks 2012 : jeudi 8 novembre

2012 célèbre donc le 25ème anniversaire du festival des Inrocks. Cette nouvelle édition, programmée du 5 au 13 novembre, s’arrêtait donc à Paris, Lyon, Nantes, Marseille, Toulouse et Lille. Et vu la proximité, c’est à l’Aéronef de Lille que Musiczine a couvert l’événement, ces jeudi 8 et vendredi 9 novembre. Peu de monde pour applaudir Poliça, lorsqu’il monte sur les planches, à 19h30. Un auditoire qui va progressivement gonfler, pour finalement bien investir les lieux, afin d’assister au set de The Vaccines.

Poliça nous vient de Minneapolis. Le line up réunit deux drummers, un bassiste, et une chanteuse qui bidouille régulièrement un petit pupitre électronique. Sur disque, la voix de Channy Leanagh est martyrisée par un vocodeur. Sur les planches, on est vraiment surpris par son timbre presqu’angélique. Mince, pour ne pas dire maigre, elle arpente le podium de long en large. Son bassiste, également très bon vocaliste, lui donne parfois la réplique au chant. De leur demi-heure de prestation, on retiendra surtout deux compos : « Dark Star » et « Wandering Star ». Pour le reste, si la formule est originale, le recours à deux batteurs me semble inutile, surtout si c’est pour jouer la même partition. Remplacer un de ces musiciens par un percussionniste pourrait certainement apporter davantage de profondeur à leur musique…

Place ensuite à la bonne surprise de la soirée : Phantogram. Un duo formé par Sarah Barthel et John Carter. Le couple se partage les vocaux. Sarah se charge des synthés et John de la guitare. En ‘live’, ils sont soutenus par un drummer. Sarah est une très jolie fille. Très sexy aussi. Toute vêtue de cuir. Noir, comme sa chevelure. Derrière son mini pupitre, elle entretient les couches de sonorités ‘noisy’. Sa voix est claire, mais aussi bien capable de se fondre dans la douceur que de libérer ses instincts sauvages. John dispense des accords de gratte, le plus souvent, tintinnabulants. ‘Shoegaze’ aussi. Tel un ouragan, ce mélange d’électronique et d’organique dévaste tout sur son passage. Le groupe n’est pas new-yorkais pour rien. On en est encore soufflé…

Fondé par le chanteur Asca Taccone et le drummer Matthew Compton, Electric Guest a été rejoint par les frères Todd et Torry Dahlhoff, respectivement bassiste et claviériste, en 2011. Paru cette année, son premier opus, « Mondo », a bénéficié du concours de Danger Mouse, à la production. Première constatation, Asca n’est pas plus grand que Prince. Et sa voix de ténor est capable de passer en falsetto, à l’instar du kid de Minneapolis. Il se déplace sur l’estrade un peu à la manière d’un crapaud, et vient de temps à autre pianoter sur un clavier. Le répertoire d’Electric Guest oscille entre compos pop et ballades mélancoliques, des chansons trempées dans une soul un peu rétro. Quant aux lyrics, ils traitent de la solitude et du déchirement entre les aspirations artistiques du vocaliste et son confort matériel. Qui ne devrait pas trop tarder à lui ouvrir les bras, tant la musique de la formation de Los Angeles est formatée pour la bande FM.

Il revenait à The Vaccines de clôturer la première journée du festival. A ce moment de la soirée, la salle est enfin comble. Un quatuor londonien qui fait le buzz, en Grande-Bretagne, depuis l’an dernier. Et pourtant on ne pas dire que leur musique soit novatrice. Puisant ses sources aussi bien chez The Strokes, The Ramones et Jesus & Marychain, elle me fait plutôt penser à celle des Arctic Monkeys. Surtout en live. Physiquement, le guitariste ressemble à Paul Simonon (NDR : même dégaine en plus), alors que le bassiste a le look pour postuler chez les Datsuns. The Vaccines va nous livrer un set de 55 minutes bourré d’énergie, puisant son répertoire au sein de ses deux premiers opus (« Come of age » et « What Did You Expect From The Vaccines? »). Bourré d’énergie, très rock’n’roll, mais bien balancé, démontrant que l’expérience acquise au fil des concerts, commence à payer. D’ailleurs le public ne s’y est pas trompé en acclamant leur prestation. Un reproche ? Ben oui. Après le morceau final, le combo s’est barré. Pas un signe, pas un merci. De quoi court-circuiter l’idée même d’un éventuel rappel. C’est sans doute ce qu’on appelle l’attitude punk…

(Organisation : Les Inrocks et l’Aéronef)  

Voir aussi notre section photos ici

 

 

 

vendredi, 09 novembre 2012 02:00

Les Inrocks 2012 : vendredi 9 novembre

Il est 19h30, et on dénombre encore moins de monde qu’hier à l’Aéronef. Heureusement, tout comme la veille, la salle va se remplir progressivement, n’atteignant cependant, en fin de soirée, que les deux-tiers de sa capacité. Faut dire aussi que l’affiche ne propose pas de hype comme The Vaccines. Tant pis ou tant mieux, on aura ainsi tout le loisir de faire des découvertes.

The Bots est un duo californien (NDR : de Los Angeles, très exactement) qui réunit deux frères, Mikaiah en Anaiah Lei. Le premier, c’est le plus jeune. Il est âgé de 15 ans et se réserve les drums. Le second en à 18. Il se charge de la guitare et accessoirement des bidouillages, à l’aide d’un mini-pupitre (NDR : c’est la mode !) Le plus amusant dans l’histoire c’est que si le batteur arbore une coiffure digne de Jimi Hendrix, c’est le gratteur qui semble hanté par le ‘sixcordiste’ mythique. La prestation est solide, mais Anaiah n’utilise pas suffisamment ses grosses cordes, comme Jack White. Et le résultat est bien trop aride pour vraiment convaincre. Moralité, il leur faudrait un bassiste… On épinglera quand même la performance de l’éclairagiste qui est parvenu à communiquer une impression de flamme aux rampes verticales du  light show. …

La jeune chanteuse Natalie Bergman et son frère Elliot, multi-instrumentiste, forment l’ossature de Wild Belle, une formation chicagolaise qui pour sa tournée à engagé un drummer, un bassiste et un claviériste/guitariste plutôt doué. C’est d’ailleurs souvent ce dernier qui va marquer la prestation de son empreinte. Mais on ne peut pas dire que les autres vont lui emboîter le pas. Blonde, Natalie est très jolie. Elle a une voix très douce, mais elle est mortellement statique. Son frère Elliot, joue aussi des claviers et du saxophone. Il a de très longs cheveux et des lunettes fumées, mais ce n’est pas John Helliwell. Encore que lors des premiers morceaux, j’ai parfois eu l’impression de replonger dans l’univers le plus pop de Supertramp. Ce n’est qu’en milieu de parcours que le band va enfin trouver sa vitesse de croisière, en dispensant une forme de reggae/dub bien plus convainquant. M’enfin, pas de quoi fouetter un chat, même sauvage…

Willy Moon, alias William Sinclair, est néo-zélandais. Il est né à Wellington, mais vit à Londres depuis quelques années. Son look est stupéfiant. Sa taille impressionnante. Costard noir en tergal, chemise blanche, il a les cheveux gominés. Il possède une voix de crooner très fifties. Et ce soir, il est accompagné d’un drummer, d’un préposé au (large) pupitre et d’une guitariste. Vêtue de noir, le pantalon hyper moulant, Marlies Dekker affiche une beauté mystérieuse, sensuelle, lunaire (?!?!), presque gothique. Sa guitare est par contre de couleur blanche. Tout un jeu de contrastes qui sied bien à leur musique, fruit d’un mélange improbable entre rockabilly et hip hop. Encore que ce hip hop soit dispensé de manière très judicieuse voire parcimonieuse. Au cours de son set, Willy nous propose une version plutôt malsaine de son hit, « Yeah Yeah », et puis un cover du célèbre « I put a spell on you » de Screaming Jay Hawkins. Confortant mon idée que ce show est quelque part hanté par les Cramps. Bref, la bonne surprise de ce festival et un artiste que je retournerai certainement voir en concert.

Michael Kiwanuka est chanteur/compositeur britannique. Sur scène, il s’accompagne à la guitare. Sèche ou électrique suivant les circonstances. Il est soutenu par un backing band extrêmement solide et talentueux. Il possède une voix remarquable. Taillée pour la soul. Et de soul, il en sera question tout au long de son set. Même quand il reprend le « May this be love (waterfall) » de Jimi Hendrix, musicien qu’il cite volontiers comme source d’inspiration. Encore que Bill Withers et Otis Redding me semblent des références plus évidentes chez cet artiste. Quant aux interventions rognées de l’orgue du claviériste, elles nous renvoient manifestement chez Booker T. Ce sont d’ailleurs les moments que j’ai le plus appréciés. Au vu de la réaction du public, les amateurs du style ont sans doute dû avoir vécu un concert de rhythm and blues, sous sa forme la plus pure. Mais difficile d’accrocher quand on est peu réceptif à la soul… (Setlist : « I’ll get along”, “Tell me a tale”, “Worry walks”, “Bones”, “May this be love”, “I’m getting ready”, “Rest”, “New tune”, “Home again”, “If you’d dare” + “Extra song”)

(Organisation : Les Inrocks et l’Aéronef)

Voir aussi notre section photos ici

 

 

mercredi, 07 novembre 2012 18:39

Come of Age

Ce quatuor londonien est devenu la nouvelle coqueluche de l’Albion. Fondé en 2010, il vient de publier son deuxième album, « Come of age ». Un disque qui a bénéficié de la mise en forme d’Ethan John (King of Leon, Emmylou Harris).

Si la formation puise ses influences majeures chez les Ramones, The Strokes et The Jesus And Mary Chain, c’est souvent aux Libertines et à Arctic Monkeys qu’elle est comparée. Normal, puisque ces deux groupes sont nés en Grande-Bretagne.

Des références qui semblent de mieux en mieux digérées sur leur nouvel opus. Parfois pour laisser un peu de place à d’autres. Une chose est sûre, les cordes de guitares sont toujours bien présentes. Surf, tintinnabulantes, déchiquetées, saignantes ou pétillantes (NDR : sur l’allègre « All in vain », elles gémissent même comme la Rickenbacker de feu George Harrison) elles balisent la plupart des compos. Depuis le ‘strokesien’ « No hope », au cours duquel Young emprunte un timbre vocal ‘dylanesque’ à « Lonely world »’, une ballade britpop hymnique qui aurait pu figurer au répertoire d’Oasis, en passant par le menaçant (The Cramps ?) « Ghost town », trempé dans le psychobilly, « Aftershave ocean », une compo mid tempo dont le sens mélodique lorgne vers Ash, « Weirdo », secoué par une ligne de basse trépidante (Pixies ?) et bercé par une voix détachée (Pastels ? Belle & Sebastian ?), le rugueux et hypnotique « Bad mood », fruit d’une rencontre hypothétique entre Jesus & Marychain et The Arctic Monkeys et le superbe « I wish I was a girl », une plage imprimée sur un tempo new wave. La panoplie de rythmes développés par le drummer est également un des atouts des Vaccines. Il adopte même le célèbre 4/4 des Ramones sur « Teenage icon ».

Les Vaccines se produiront ce 8 novembre 2012 à l’Aéronef de Lille, dans le cadre du festival des Inrocks.

 

mercredi, 07 novembre 2012 18:38

Tempest

« Tempest » constitue déjà le 35ème album studio du Zim. Eponyme, son tout premier était paru en 1962, soit il y a exactement 50 ans ! Pour enregistrer cet opus, il a pu compter sur son plus fidèle collaborateur, en l’occurrence le bassiste Tony Garnier, du drummer G. Receli, du gratteur Stu Kimball et du multi-instrumentiste Donnie Herron (steel, banjo, violon, mandoline). Mais également du guitariste Charlie Sexton, de retour après une bonne décennie d’absence ainsi que de David Hidalgo (Los Lobos), notamment à l’accordéon.

« Tempest » est le plus long titre de cet elpee. 14 minutes au cours desquelles, Dylan développe sa vision personnelle du naufrage du Titanic. Une valse country, tourmentée par des interventions de violon, qui finit par lasser. Cette compo, « Pay in blood », sorte de r&b trempé dans la pop, et « Roll on John » qui rend hommage à Lennon, sont incontestablement les points faibles de l’opus. Parce qu’il en recèle de très forts. Tout d’abord le morceau d’entrée « Duquesne Whistle ». Un western swing (dixieland ?) au cours duquel, sa voix ravagée ressuscite le fantôme de Louis Armstrong. Ensuite « Narrow way », un blues percutant découpé dans des riffs décapants, et imprimé sur un tempo hypnotique, irrésistible. Un autre blues ensuite, « Early roman kings ». Il y restitue carrément le célèbre riff du « Like a Rolling Stone » de Bo Diddley. Et le résultat est probant. Mais aussi l’éblouissant « Scarlet town ». Sans oublier l’envoûtant « Tin angel » (NDR : cette ligne de basse vibrante, mugissante), où il n’y manque que des bruitages insolites, pour s’imaginer au sein de l’univers de Tom Waits. Deux plages au cours desquelles il démontre qu’il est bien la référence ultime quand on parle de renaissance du mouvement folk/rock. Bien sûr, on n’oubliera pas ses lyrics. Poétiques, énigmatiques, féroces, ténébreux et peuplés de fantômes. A l’instar de « Soon after midnight », une chanson au cours de laquelle il traite de l’amour, de ses tourments et de la cruauté que ce sentiment peut engendrer.