Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

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Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Denver ou DNVR ?

DNVR est l'étoile montante de la scène soul française, fusionnant les grooves sensuels…

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Bernard Dagnies

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dimanche, 31 décembre 2000 01:00

For love and preservation

Après les revivalistes sixties, voici les revivalistes seventies. Un quintette qui semble avoir une prédisposition pour les ballades langoureuses, sirupeuses. Pour permettre aux mecs de draguer les nanas sur un slow, quoi ! Six titres qui auraient fait le bonheur des surboums, un quart de siècle plus tôt. Et pour faire encore plus d'époque, le CD arbore une pimpante coloration rose ! (NDR : Qui a dit ça rime avec eau de rose ?). Avec beaucoup d'imagination, Gilbert O' Sullivan aurait bien pu écrire, et surtout chanter ce type de chanson, s'il avait un peu plus écouté Todd Rundgren. Encore, que pour le Philadelphien, c'est sans doute une injure…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Enema of the state

Troisième album pour ce trio californien, de San Diego très exactement, dont la naissance remonte à 1991. A l'origine, la formation répondait au nom de Blink, à cause de son intérêt commun pour le skate ; mais lorsque les musiciens se sont rendus compte qu'un groupe irlandais répondait également à ce nom, ils ont modifié leur patronyme en Blink 182. 182, correspondant au nombre de fois qu'Al Pacino profère le mot ‘fuck’" dans le film " Scarface ". Ce qui vous donne une petite idée de l'âge mental du groupe. Hormis " Adam's song ", composition qui pose une réflexion sur l'acte du suicide et la chanson romantique " All the small things ", le reste de l'opus n'aborde que des thèmes salaces et machistes. Avec un humour qui vole aussi haut que celui véhiculé dans les cours de récréation par les gamins en culotte courtes. Cependant, si le style musical n'est pas davantage élaboré, il a au moins le mérite de remuer les tripes. Contagieux, mélodique, énergique et même rafraîchissant, il émarge à un punk pop, ma foi fort classique, qui devrait plaire aux aficionados de Green Day, Offspring, Lit, Living End et consorts…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

The best of

Fondé en 1989 dans l'Essex, Blur est probablement le véritable détonateur du mouvement britpop. A l'origine principalement influencé par XTC et les Kinks, parce qu'il relatait de façon satirique, les mœurs des Britanniques, et en particulier des Londoniens, le quatuor va aligner une pluie de hits jusqu'en 1996, tubes que l'on retrouvera d'ailleurs sur leurs albums. Depuis le baggy mancunien " She's so high " commis sur son premier maxi à " Country house ", devenu titre maître de l'elpee du même nom, en passant par le premier hit national " There's no other way " et les inévitables classiques " Girls and boys ", " Parklife ", " To the end ", chanté en duo par Damon et Laetitia Sadier de Sterolab, " This is a low ", et bien d'autres… Toutes des chansons qui figurent sur cette compile. Il y manque bien " Popscene " et " Modern life is rubbish " ; mais les dernières créations n'ont pas été négligées. A l'instar du beatlenesque " Beetlebum " et de " Song 2 ". Soit dix-huit fragments en tout. Auxquels le label Food a eu la bonne idée d'adjoindre, sur un deuxième CD, 10 titres enregistrés live le 11 décembre 1999 à l'Arena de Wembley. Il est aujourd'hui loin le temps où, par voie médiatique interposée, Blur et Oasis se disputaient le titre de meilleur groupe anglais (NDR : ou du monde !). D'abord, les motivations ont radicalement changé. Depuis 1997, la bande à Albarn a pris une orientation beaucoup plus alternative, tout en demeurant fondamentalement pop ; alors que les frères Gallagher passent plus de temps à se disputer ou à défrayer la chronique des faits divers qu'à se remettre en question. Avec cette compile, Blur vient probablement de tourner définitivement une page importante de son passé…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Crush

Tout comme Bruce Springsteen, Bon Jovi est issu du New Jersey. Mais ici s'arrêtent les comparaisons, car si le boss est devenu le symbole de l'Amérique prolétaire, Bon Jovi serait plutôt l'archétype de la formation hard FM yankee. Un style qui avait inondé les ondes radiophoniques des States, au cours des eighties. Si l'originalité n'a jamais été leur point fort, il faut reconnaître qu'ils ont vendu énormément d'albums. Rien que " Slippery when wet ", sorti en 1986, s'est écoulé à plus 13 millions d'exemplaires, à travers le monde. Ce qui constitue un record dans le genre, lorsqu'on sait que la musique de cette formation s'adresse surtout à un public dont l'âge oscille entre 13 et 16 ans. Et la vente de leurs autres disques atteint des chiffres presque aussi impressionnants. Pour le reste, je ne m'attarderai pas sur le contenu de leur nouvel album, puisqu'il est digne de ses prédécesseurs, c'est à dire consternant...

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

At the Beeb

Triple CD compilateur, " At the Beeb " réunit d'abord une double plaque consacrée à des sessions d'enregistrement radiophoniques, réalisée pour la BBC entre 68 et 72; et en édition limitée, un disque comprenant la plupart de ses succès, interprétés "live" au BBC Theatre de Londres, le 27 juin 2000. Si ce second volet est plutôt sympa, par la présence de titres tels que " Ashes to ashes ", " This is not Amercia ", " Absolute beginners ", " Man who sold the world ", " Let's dance " et quelques autres, l'intérêt de ce box dépend surtout du premier volet qui aligne la bagatelle de 37 fragments ! Remasterisés pour la circonstance, ils ont le bon goût de respecter une chronologie tout en témoignant de l'évolution, ma foi, spectaculaire de cet artiste, au cours de cette période assez brève. Période au cours de laquelle il a joué avec des gens comme John Mc Laughlin, Rick Wakeman, et puis surtout le guitariste Mick Ronson. Une rencontre qui sera aussi marquante pour Bowie que celle du producteur Tony Visconti. Sous la houlette duquel, il a travaillé, à cette époque. Tour à tour troubadour, à l'instar d'un Donovan, glamoureux pour ne pas dire bolanesque, punk avant l'heure (" Changes ") et décadent (" Ziggy Stardust "), David Robert Jones méritait vraiment sa réputation de visionnaire du rock. Indispensable !

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Fever and mirrors

Bien qu'âgé à peine de 20 ans, Conor Oberst est déjà considéré comme un vétéran de la scène locale de Omaha, dans le Nebraska. Faut dire qu'en 1994, il montait déjà son premier groupe, Commander Venus. Avec lequel il a d'ailleurs enregistré un album. Et lorsque la formation a splitté, les membres du groupe en ont profité pour fonder le label Saddle Creek ; sur lequel on retrouve aujourd'hui Lullaby For The Working Class, Cursive et bien sûr Bright Eyes. Qui vient donc de commettre son troisième opus ! Un groupe à géométrie variable qui repose sur une seule constante : Conor Oberst. Pour enregistrer " Fever and Dreams " il a quand même reçu un gros coup de main de Michael Mogin et d'Andy Lemaster. Au mixing et à la production. Mais également aux vibraphones, aux percussions et aux claviers. Ils sont ainsi parvenus à défroisser le folk torturé de cet artiste qui ne l'est pas moins. Car, à l'instar d'un Will Oldham, auquel il est souvent comparé, Conor base son écriture sur l'acoustique. Quitte à l'électrifier lors de la mise en forme. Ce qui lui permet d'épancher de sa voix frissonnante, énigmatique, des lyrics tout aussi déconcertants ; sorte de contes de fées sous acide, au sein desquels il projette ses visions, ses démons qui le rongent, lorsqu'il ne dissèque pas son moi interne. Tout un programme ! " Fever ans mirrors " se révèle, en tous cas, un disque fort intéressant et original. Une œuvre qu'on pourrait situer à la croisée des chemins de Palace (Of course !), de Cockney Rebel et de Berlin Blondes. Mais en plus lo fi…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

The noise made by people

Peu satisfait du travail accompli par les candidats producteurs, à leur deuxième album, le quatuor de Birmingham a décidé de monter son propre studio et de s'occuper personnellement de la mise en forme. Faut dire que les musiciens de Broadcast sont méticuleux à l'extrême ; obsédés par la perfection, si vous préférez. En écoutant cet opus, on a même la sensation que la musique sort d'un laboratoire de recherche, tant le soin apporté aux arrangements est raffiné, presque mathématique. Ce qui n'empêche pas l'expression sonore de faire preuve d'une grande sensibilité. Une sensibilité mystérieuse, glacée, monochrome, ectoplasmique, plus européenne qu'insulaire, il est vrai. Partagé entre compostions expérimentales, cosmiques et incantations mélodiques, " The noise made by people " nous entraîne dans un univers futuriste, aux confins de la bande sonore pour film d'anticipation et la pop diaphane des Cardigans. Le timbre vocal parfaitement articulé de Trish Keenan, nonobstant son débit nonchalant, possède d'ailleurs d'étranges affinités avec celui de Nina Persson. Un album fort intéressant, même si les puristes lui reprocheront un concept beaucoup trop technologique...

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Mystery white boy

Le 29 mai 1997, Jeff Buckley se noyait accidentellement dans le Mississipi. Une perte considérable pour le rock ‘n’ roll lorsqu'on sait qu'il avait à peine 30 ans et que le les portes du succès venaient à peine de s'entrouvrir. Mais un drame mis à profit par les paparazzi nécrophages, dont la plupart connaissaient à peine l'existence de cet artiste et encore moins l'étendue de son talent. Comme quoi l'histoire est un éternel recommencement. Pensez à Jim Morrison, Jimi Hendrix, Janis Joplin, et la liste est loin d'être exhaustive. Maintenant, il ne faut pas pour autant verser dans la sinistrose. D'ailleurs, le plus bel hommage qu'on pourrait lui rendre, serait sans doute de s'intéresser à sa musique. Et, éventuellement de succomber sous le poids de son potentiel créatif. A travers ses albums studio, bien sûr, mais également ses deux œuvres posthumes. Soit " Sketches (for my sweetheart the drunk) " et " Mystery white boy ". Deux doubles albums. Dont le dernier est exclusivement constitué de prises ‘live’. Immortalisées lors de sa tournée mondiale accomplie entre 95 et 96. Jeff Buckley était avant tout un chanteur exceptionnel. L'amplitude de son falsetto lui permettait des excursions vocales tantôt gémissantes, sinueuses, intuitives, frénétiques ou frémissantes, mais surtout bouleversantes, capables de dessiner des spirales à travers chaque intonation et chaque octave. En outre, il était parvenu à s'entourer d'un excellent backing group. Et on peut s'en rendre compte tout au long de ce " Mystery white boy ", riche en improvisation et exercices de style hautement dramatiques. Un choix particulièrement judicieux opéré par la mère de Tim et ses anciens musiciens. On y retrouve ainsi des inédits tels que " I woke up in a strange place ", " Etenal life " et " Moodswing whiskey ". Une cover particulièrement décapante du " Kangaroo " de Big Star, digne du King Crimson circa " Lak's tongue in aspic ". L'inévitable " Hallelujah " de Cohen, panaché de " I know it's over des Smiths, ainsi que ses inévitables standards, " So real ", " Dream brother ", " Last goodbye ", " Grace ", parmi les plus incendiaires. Une électricité qui se dilue dans une sorte de brume chatoyante, mélancolique sur des fragments tels " That's all I ask " ou " Lover, you should've come over ". Un testament !

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

1 (2000)

C'était en 1966 ou en 1967. Je ne me souviens plus exactement. Je venais de découvrir les Beatles. Grâce à un copain du foot. Et puis de fil en aiguille, je me suis intéressé à un tas d'autres groupes pop et rock. En écoutant la radio. La BBC. Son ‘Top of the pops’. Sans oublier les radios pirates. Etait-ce une mode ou un coup de foudre ? Je n'en sais strictement rien. Une chose est sûre, c'est que cette musique me faisait vibrer. Faut dire que la variété francophile de l'époque était plus que pénible, pour ne pas dire atroce. Et l'image qu'elle véhiculait particulièrement terne. J'ai donc commencé à me laisser pousser les tifs. Ce qui n'a guère plu à mon paternel. Et encore moins à mes profs. Tous sur la même longueur d'onde : coiffure négligée et musique de sauvage ne faisaient pas bon ménage ! Plus (!) philosophe, un cousin réduisait mon comportement à une crise d'adolescence. Fallait bien que jeunesse se passe. D'ailleurs ces orchestres limités à trois guitares à une batterie disparaîtraient aussi rapidement qu'ils n'étaient apparus...

Plus de trente années plus tard, ces échos réverbèrent encore dans ma tête. Heureusement que le ridicule ne tue pas ! D'abord, nonobstant ses cycles plus ou moins revivalistes, cette sub culture a beaucoup évolué. Et est toujours d'actualité. Depuis quelques années, c'est la sensibilité sixties qui est revenue au goût du jour. Pas pour rien que les Beatles soient toujours à la page ! EMI l'a bien compris. En sortant régulièrement des compiles consacrées à ces Fab Four. Et puis en remettant le couvert, dès que l'actualité méritait que le grand public s'y intéresse. Alors, lorsque Paul, George et Ringo ont décidé de sortir un bouquin sur l'histoire des Beatles, sur leur histoire (The Beatles Anthologie), leur label a embrayé en gravant une nouvelle compile. Qui réunit en 79 minutes, 27 numéros un du quatuor, décrochés entre mai 63 et juillet 65 en Angleterre et entre février 64 et juin 70 aux States. Enfin, plus ou moins. Si vous vous êtes déjà procuré le double rouge ou le double bleu, ce disque ne me semble pas indispensable. Dans le cas contraire, vous ne pouvez passer à côté du best of des best of des quatre de Liverpool…

 

dimanche, 31 décembre 2000 01:00

Le best of

Arno aura donc fait l'objet de ceux compiles en l'an 2000 (NDR: ça rime!). Une consacrée à son ancien groupe, TC Matic. Double ! Et celle-ci réservée à son parcours solo. Heureusement, le deux recueils ont le bon goût de ne pas trop empiéter sur les différents répertoires. Il y a bien " Putain putain ", mais à l'instar de " Oh la la la ", extrait de l'elpee " European cowboy ", paru en 1999, les éventuelles redites sont proposées sous des versions différentes. Sans quoi, on retrouve sur ce " Best of ", les inévitables " Whoop that thing ", " Vive ma liberté ", " Les yeux de ma mère ", " Je ne veux pas être grand ", " Elle adore le noir " ; sans oublier les célèbres reprises de Brel (" Le bon Dieu "), de Léo Ferré (" Comme à Ostende ") et d'Adamo (" Les filles du bord de mer "). Le disque inclut, et c'est une bonne surprise, les derniers singles de l'artiste belge. En l'occurrence le medley Bowie/Dutronc " Jean Baltazaarrr ", interprété en duo avec Beverly Joe Scott, et puis la cover de Mélanie, " Ils ont changé ma chanson ", qu'il partage cette fois avec Stephan Eicher. Un seul regret, l'absence de titres signés par Charles et les Lulus ou son White Trash European Blues Connection, des expériences qu'on a un peu trop tendance à oublier, mais qui sont probablement les plus intéressantes qu'il ait menées à ce jour…