L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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dEUS - 19/03/2026
Gavin Friday - Het Depot
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mardi, 31 décembre 2002 01:00

All is quiet now

Pour enregistrer son deuxième opus, Arid a reçu le concours de Mark Howard (U2, Bob Dylan, Daniel Lanois) à la production. Et première constatation, piano et arrangements de cordes viennent enrichir certains fragments. Et je pense tout particulièrement au symphonique " I wish I was all of that ", balayé en outre par un mellotron, à la ballade atmosphérique " Million lights " ou encore à " Silent reproach ", trois titres presque prog rock, réminiscents du Genesis de l'Archange Gabriel et surtout des débuts du Barclay James Harvest. Faut dire que la voix de ténor de Jasper Steverlink, dont les inflexions sont capables de passer d'un Freddie Mercury à un Jeff Buckley, colle bien à ce style musical. Ce qui n'est pas le cas pour " Everlasting change ", un fragment au tempo new wave et aux envolées instrumentales puisées chez le Sound. On peut même dire que sous cette forme, son timbre coince. Deuxième constatation, la formation gantoise a misé sur l'éclectisme. Et elle le démontre à travers le single hymnique et luxuriant " You are ", le 'zeppelinesque' " Move your head ", l'aride ( ?!?!?), presque funk blanc " All I did (was get close to you), un " Winter time " dont l'intensité progressive s'achève dans un flux d'électricité torturée, et les ballades. Bringuebalante pour " The body of you " et noisy chez " I wonder how come ".

mardi, 31 décembre 2002 01:00

You all look the same to me

Depuis le départ du rappeur Rosko et de la vocaliste Roya Arab, le line-up d'Archive a été réduit à un trio. Il est ainsi aujourd'hui composé des membres fondateurs Darius Keeler et Danny Griffiths, ainsi que d'un nouveau chanteur. En l'occurrence l'ex Power Of Dreams, Craig Walker. Pour enregistrer son troisième opus, le groupe s'est quand même entouré d'une bonne dizaine de collaborateurs, dont trois guitaristes, une violoncelliste/violoniste, un claviériste, deux drummers, un bassiste, un trompettiste et deux harmonicistes. Ce qui peut vous donner une petite idée de la richesse instrumentale des compositions. Et de fait, dès le premier titre, " Again ", on est plongé au cœur même d'une atmosphère planante, pulsante, fruit de la rencontre entre la britpop, le trip hop et le psychédélisme cosmique. En termes plus concrets, un fragment de plus de seize minutes qui célèbre une rencontre hypothétique entre le Radiohead de " Bends ", le Floyd circa " Meddle " et le Massive Attack de " Blue Lines ". L'influence de Radiohead est également très présente sur le deuxième morceau majeur de l'opus : " Fiding it so hard " (15'33). Mais celui de " Kid A " et d'" Amnesiac ". Et pas seulement à cause de la boîte à rythmes métronomique. Pourtant, progressivement ( !?!?), les nappes de claviers nous entraînent successivement dans la new wave d'Ultravox (" Vienna " ?), le space rock électro de Tangerine Dream et le krautrock hypnotique de Can. De krautrock, il en est d'ailleurs toujours question sur l'obsessionnel et sauvagement électrique " Numb " ; alors que les lancinants " Fool " et " Meon " laissent à nouveau transparaître leur héritage floydien. Nonobstant un ou deux fragments plus dispensables, cet opus est véritablement superbe. Mais vu que ce disque comptabilise plus de 66 minutes, il n'y a vraiment pas de quoi faire la fine bouche…

mardi, 31 décembre 2002 01:00

A word in your ear

Alfie nous vient de Manchester. Un quintette qui parvient à filtrer une multitude de styles musicaux (house, psychédélisme, pop, jazz, funk, prog, hip hop, etc.), pour en extraire un néo folk cotonneux, pastoral, candide, mais bourré de charme. Une solution sonore caressée par des harmonies vocales particulièrement soignées. Un peu comme chez Gomez, mais sans le timbre rocailleux de Ben Ottewell. Mieux encore, le titre maître conjugue ces harmonies comme chez Crosby, Stills & Nash. Flanqué de connotations médiévales, le dernier fragment de l'opus, " The lighthouse keeper ", intègre même voix et contre voix dans un style sinusoïdal, fort proche de Gentle Giant. Plus atmosphérique encore, à cause des claviers ouatés, " Rain, heaven, hail " flirte même avec la prog la plus paisible du Genesis de l'Archange Gabriel. Le reste de l'opus épouse cependant une forme moins revivaliste. " Not half " transite ainsi du flamenco à la valse, en passant par le dixieland. " Bends for 72 miles " adopte un groove scally, sur un lit de cordes de guitare gémissantes. " The reverse midas touch " évolue sur un mode quasi funk et " Halfway home " sur une ligne mélodique sinueuse. Mais le morceau le plus original, pour ne pas dire insolite, nous vient de " Me and mine ". Une plage au cours de laquelle, un des musiciens souffle avec beaucoup de talent… dans des bouteilles. Bref, un disque qui ne manque pas de charme, mais parfois de punch. C'est surtout là que le bât blesse…

 

mardi, 27 novembre 2018 17:26

Source tags & codes

J'ignore si cette formation texane (NDR : d'Austin très exactement) cherche à figurer dans le Guiness book pour la longueur de son patronyme ; mais une chose est sûre, elle est réputée pour ses prestations live dévastatrices. Que vous supposez sans doute taillées dans le punk. Oui, mais un punk yankee. A la fois expérimental, viscéral, menaçant, implacable et tentaculaire. Un peu comme le pratiquait Sonic Youth, il y a près de quinze ans. D'ailleurs, Sonic Youth est probablement une des influences majeures chez A.Y.W.K.U.B.T.T.O.D. ; et en particulier l'album " Daydream nation " (NDR : paru en 1988). Heureusement, le groupe ne se contente pas de marcher sur les traces de son maître spirituel. Il a aussi le bon goût d'élargir son horizon sonore. Et c'est le cas sur leur nouvel opus, " Source tags & codes ". A la new wave, tout d'abord. Rien que pour le tempo imprimé tout au long de " Another morning stoner ". D'une manière plus évidente chez " Baudelaire " et " Life is elsewhere ". A cause de ce sens mélodique ténébreux, dramatique, emphatique, si bien maîtrisé par feu Adrian Borland, lorsqu'ils'était encore à la t^te du Sound. Et si " It was there that I saw you " navigue quelque part entre U2 circa " Boy " et Hüsker Dü, l'excellent titre maître est tellement riche et contagieux qu'il aurait pu relever du répertoire d'un Built To Spill voire du défunt Cell. A contrario, il est vrai qu'" Homage " épouse plutôt le hardcore d'un Fugazi. Mais c'est plutôt l'exception qui confirme la règle. Et si le combo a recours à la technologie moderne, c'est avant tout pour entrelacer les 13 fragments de l'opus, un peu comme s'il avait voulu accomplir un concept album. Une bonne surprise !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Folklore

Exit le claviériste/guitariste Steven Taylor, Sixteen Horsepower est donc réduit aujourd'hui à un trio : Pascal Humbert, Jean-Yves Tola et David Eugène Edwards. Dans ces conditions, vous vous doutez bien que l'électricité à été réduite à s plus simple expression, et que la guitare et les claviers sont devenus les parents pauvres de la musique du groupe. Et vous n'avez pas tout à fait tort. Surtout tout au long de ce quatrième album. Un disque noir. La pochette est noire. Le booklet. Et le reste aussi. Bref, on ne rigole pas beaucoup tout au long de cet elpee. Un disque qui recèle 6 compositions de musique traditionnelle (hongroise, américaine, etc.) et 4 nouvelles chansons. Mais franchement, on ne voit guère la différence, tant le climat, alimenté par un violon acéré, un violoncelle grinçant, un harmonica spectral, un xylophone squelettique, un orgue pieux, un accordéon cajun, un banjo viscéral, quelques drums feutrés et des arrangements contemporains, est ténébreux, pour ne pas dire sinistre. A un tel point qu'au fil de l'écoute, une profonde mélancolie commence à vous envahir. Et ce n'est pas la voix lugubre de David qui va arranger les choses. David pose pourtant des questions. Auxquelles " Sinnerman " semble donner une réponse. Mais pour le reste, " Folklore " constitue un nouveau chapitre du 'Livre des révélations' qu'Edwards semble prendre un malin plaisir à écrire, sous un ciel de mauvaise augure. Brrrr…

Suite à des problèmes de voix rencontrés par le chanteur, Simon Le Bon, Duran Duran doit reporter les cinq premières dates européennes de sa tournée mondiale « All you need is now ». Les concerts de Paris, La Haye, Bruxelles, Copenhague et Stockholm sont donc ajournés ; de nouvelles dates seront communiquées dès que possible. Les tickets resteront valables pour ces nouvelles dates.  

Les dates reportées sont les suivantes :

Paris (Grand Rex) 10 juin
La Haye (ADO Kyocera Stadium) 11 juin
Bruxelles (Forest National) 12 juin
Copenhague (Tivoli Gardens) 14 juin
Stockholm (Cirkus) 16 juin

 

The Kooks publiera son troisième opus ce 12 septembre. Il s’intitulera "Junk of the Heart ". Pour enregistrer cet album, la formation anglaise a reçu le concours de Tony Hoffer (Beck, Air, Belle & Sebastian), à la production. Le groupe partira en tournée cet été. Un périple qui commencera en ngleterre et transitera par les Etats-Unis. Le  groupe se produira le 7 juin à Paris et le 9 juin à Amsterdam (au Paradiso, déja sold-out).

Tracklist

1. Junk of the Heart (Happy)
2. How’d You Like That
3. Rosie
4. Taking Pictures of You
5. Killing Me
6. Fuck The World Off
7. Time Above The Earth
8. Runaway
9. Is It Me
10. Petulia
11. Eskimo Kiss
12. Mr. Nice Guy

http://www.thekooks.com

 

 

mercredi, 01 juin 2011 02:00

Horses & high heels

Pour enregistrer son nouvel album, Marianne Faithfull a de nouveau bénéficié du concours de Hal Willner à la production. Mais aussi d’une multitude de collaborateurs, parmi lesquels on épinglera la présence de Lou Reed, à la guitare solo, sur « The old house », une chanson très cabaret (NDR : pensez à Bertold Brecht), sorte de valse signée par le dramaturge irlandais Frank McGuiness. Du bassiste des Meters, George Porter Jr., pour le titre maître. Une compo  à laquelle participe également le requin de studio, Doug Pettibone, à la gratte acoustique, tout comme sur « Love song », une cover de Lesley Duncan, immortalisée par Elton John.

L’opus aligne 9 reprises et 4 chansons personnelles. Une performance, lorsqu’on sait que Sister Morphine préfère adapter le répertoire d’autrui. Il est vrai que dans cet exercice de style, elle excelle. Et je pense tout particulièrement au titre qui ouvre la plaque, « The stations », une superbe ballade spectrale, issue de la plume de Geg Dulli et de Mark Lanegan, parcourue de cordes de guitare bringuebalantes et traversée d’envolées de lap steel gémissantes. Une lap steel qu’on retrouve sur de nombreuses plages. Autre cover particulièrement réussie, le « No reason » de Jackie Lomax. Très r&b. Plus énergique aussi. Dans l’esprit d’Otis Redding, mais aussi et surtout des Stones. Et puis le « Gee baby » de Carole King. Dont le rythme syncopé et les accords de piano nous plongent dans l’univers de la Nouvelle-Orléans. Ou encore le « Past, present and future » des Shangi-La, un morceau au cours duquel elle parvient à nous plonger dans un climat mystérieux, à l’aide de sa voix déclamatoire. Paru en single, « Why did we have to part », est une autre ballade, mais signée Laurent Voulzy et le « Back in baby’s arms » d’Allen Toussaint est enrichi de chœurs gospel. Enfin, dans un registre plus personnel on épinglera « Prussian blue », coloré par un clavier vintage et « That’s how every empire falls », encore une valse lente enrichie d’arrangements luxuriants. Ce type d’arrangements est d’ailleurs une constante tout au long de l’œuvre. Ils impliquent même régulièrement instruments à cordes et cuivres, un peu comme chez Phil Spector. Un album agréable à écouter, mais un peu trop conventionnel pour vraiment s’imposer…

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Intimes illusions

Pour enregistrer son deuxième album, Yel a reçu le concours de Mark François (Ozark Henry, Zornik, Novastar, Vaya Con Dios) au mixing et à la masterisation. Un disque dont le thème commun gravite autour de la manipulation. En posant une réflexion, le groupe tente ici d'établir un constat sur les intrigues relationnelles qui peuvent exister entre le monde et nous. Musicalement, les influences majeures puisées dans le passé, chez Noir Désir et Aston Villa, transparaissent toujours en filigrane. Mais elles ne sont plus aussi évidentes. En entrant dans le domaine de la symphonie métallique, plusieurs fragments épousent même le profil tourmenté, torturé, d'un Muse. A l'instar d'" Un autre jour ", d'une " Sombre histoire " et du final " Amertume ", un instrumental au cours duquel les guitares profitent amplement de leur liberté. D'autres nous plongent dans un univers davantage ténébreux, presque gothique. Et je pense tout particulièrement à " Reality record ", une diatribe à peine voilée de la 'Starac' ; et nonobstant le vocal haut perché de Jean-Christophe, cette plage me fait curieusement penser à Mission. Ou encore à " Sex my brain ", dont la mélodie est littéralement écorchée par des riffs tellement féroces et punkysants, qu'il est difficile de ne pas penser au premier opus de Placebo. Mais mes coups de cœur vont à l'hymnique et 'U2esque' " Nil novi sub sole ", à la valse électrique, déchirée entre amour et haine, " Et pourtant ", ainsi qu'à la remarquable ballade " Laisse-toi ", une chanson dont la mélancolie infectieuse porte les accents du Cure…

 

mercredi, 31 décembre 2003 01:00

Mary star of the sea

Deux ans après le split de Smashing Pumpkins, Billy Corgan nous revient avec un nouveau groupe : Zwan. C'est vrai qu'entre-temps, il avait apporté sa collaboration à une multitude de projets. Mais rien de vraiment personnel. Au sein de sa nouvelle formation on retrouve l'ex Chavez, Mattew Sweeney, Paz Lenchantin (A Perfect Circle), David Pajo (Tortoise, Slint) et son drummer (in)fidèle Jimmy Chamberlain. Soit un line up constitué de trois guitaristes, un bassiste et un drummer ; Corgan se réservant, bien évidemment le chant. Une voix nasillarde, gémissante qui rappelle inévitablement les Citrouilles Fracassantes. Flanqué de trois guitaristes, on aurait pu imaginer que le groupe allait casser la baraque. On est loin du compte. Seuls le contagieux et vivifiant " Ride a black swan " et surtout le complexe, climatique, aventureux et envoûtant " Jesus I / Mary star of the sea " retrouvent toute la magie du défunt combo. Un fragment remarquable de 14'04 qui aurait pu figurer sur " Mellon collie and the infinite sadness ". Si cet elpee avait été enregistré par Smashing Pumpkins, il aurait été considéré comme le maillon faible de sa discographie. En fait, en éliminant les aspects les plus ténébreux de sa musique, la dépression, la colère et la rage qu'ils engendraient, Corgan a en quelque sorte vendu son âme. Résultat des courses, nonobstant une bonne dose de décibels, l'essentiel de ce disque baigne dans un rock/pop dont les mélodies souvent accrocheuses (" Lyric ", " Declarations of faith "), parfois tramées dans l'instrumentation semi-acoustique (" Of a broken heart ", " Come with me "), rivalisent de banalité. On a même droit sur " Yeah ! " à des guitares cornemuses réminiscentes de Big Country. Dispensable !