Les mille destins d’eightycuts

Nouvelle signature du label Teenage Menopause, eightycuts réunit Siam Coudrais à la batterie et Grégoire Léauté Culioli à la guitare et au chant. Le duo publiera son premier long playing, Thousand Fates, le 25 septembre 2026. Inspiré par Solénoïde de Mircea…

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Aucun remboursement de prévu pour les Lambrini Girls

Le duo punk Lambrini Girls sortira son deuxième album, « No Refunds », le 15 janvier 2027 chez City Slang. En attendant, il a partagé un tout nouveau single, « Bang Bang Bang », accompagné d’un clip vidéo. Successeur de leur premier elpee, « Who Let The Dogs…

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Dernier concert - festival

Ora Cogan
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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

mercredi, 16 novembre 2022 12:44

Les îles célestes de Death Valley Girls…

Au cours d’une bonne partie de la dernière décennie, Death Valley Girls a utilisé sa musique comme moyen de puiser dans une énergie cosmique commune. Sur ses albums « Glow In The Dark » (2016), « Darkness Rains » (2018) et « Under the Spell of Joy » (2020), le groupe s'est attaqué à la banalité de la société moderne et a célébré le ‘potentiel magique infini’ à travers un collage de riffs proto-punk explosifs, de mélodies imparables et de paroles farfelues. Mais sur son dernier opus, « Islands in the Sky », Bonnie Bloomgarden, la leadeur, utilise les hymnes de la formation comme un guide de guérison spirituelle et une feuille de route pour les futures incarnations du moi. La musique qui en résulte est de loin la plus contagieuse et la plus festive de Death Valley Girls à ce jour. Le nouvel album paraîtra ce 24 février 2023, en attendant, la formation nous propose, sous forme de clip, son premier single issu de cet LP, « What Are The Odds », ici

 

 

mercredi, 16 novembre 2022 12:43

Le sortilège de La Muerte

« Sortilegia », c’est le titre du nouvel elpee de La Muerte qui sortira ce 25 novembre 2022. Une bande-son torride pour l'Apocalypse ! La Muerte revient au combat avec un album encore plus intense, plus massif et cohérent que son dernier (un éponyme), gravé en 2018. Dee-J et Marc du Marais ont qualifié leur travail de ‘surréalisme morbide’, ce qui définit leurs intentions mieux que toute autre étiquette. Mais s'il faut vraiment catégoriser, pourquoi pas ‘Borderline Rock’. Toujours pousser la lame un peu plus loin, et la garder aiguisée. Dans le chaudron du groupe un mélange décapant de sons psychédéliques, métalliques et bruyants qui mijote toujours. La Muerte n'a rien perdu de son radicalisme brut et féroce.

Extrait de ce futur opus, « No fear » est en écoute ici

 

 

mercredi, 16 novembre 2022 12:43

Pour Sylvaine, tout doit avoir une fin…

De son véritable nom Kathrine Shepard, Sylvaine est une multi-instrumentiste norvégienne dont le dernier elpee, « Nova » est paru en mars dernier.   

Dans sa musique, il existe une forte dualité entre les mondes. Un équilibre entre le beau et le dur, la sérénité et le chaos, entre un monde extérieur et un monde intérieur, entre notre vie humaine et les origines spirituelles. Elle traite de la gamme extrême d'émotions que l'existence humaine a à offrir, résultat d'un conflit constant avec soi-même et d'une lutte pour s'adapter à cet endroit que nous appelons le nôtre. Le projet sert de catharsis émotionnelle pour l'artiste, révélant l'éternel désir de quelque chose de plus qui réside dans ses mélodies, capturant le sentiment d'être piégé et retenu par la forme humaine.

Sylvaine chante mais crie aussi du plus profond de son âme. Il n'y a absolument personne dans le monde du metal actuellement qui puisse égaler sa gamme vocale, qui passe des sons elfiques d'Enya et de Lisa Gerard aux hurlements black metal Ericthro de ses homologues kvlt du pays de la glace et de la neige.

Sylvaine nous propose une nouvelle vidéo pour « Everything Must Come To An End », une compo issue de ce dernier opus

Sylvaine commente la vidéo : ‘Cette chanson.... Il y a toujours au moins un morceau sur chaque album qui résonne extrêmement profondément en moi chaque fois que je le revisite de quelque manière que ce soit et « Everything Must Come To An End » est définitivement l'un de ceux de « Nova ». C'était la première chanson écrite pour « Nova » et pourtant, elle était en quelque sorte une prédiction de ce que la vie allait devenir peu après. L'ensemble de l'album est coloré par les émotions exprimées dans ce morceau spécifique, notamment en ce qui concerne l'impermanence de tout. Conclusion émotionnellement lourde d'un album qui a été terriblement difficile à réaliser, « Everything Must come To An End » est un titre que je ne suis pas sûr de pouvoir interpréter en live, c'est pourquoi j'ai voulu donner aux gens une chance de voir une sorte de performance de ce titre. Le réalisateur et créateur William Lacalmontie a su trouver un équilibre parfait et intime entre le déchirement et le réconfort dans cette vidéo, ce dont je lui suis extrêmement reconnaissant. Il a réussi à créer un visuel qui embrasse parfaitement tous les aspects de cette chanson’. Le clip est disponible là

En concert + Fvnerals

16 Dec 22 Lyon (FR) CCO

17 Dec 22 Bruxelles (BE) JeugdKlub Paddestoel

18 Dec 22 Eindhoven (NL) Dynamo

Après avoir sorti le single "Right Here", Emiliana Torrini & The Colorist Orchestra, publieront un nouvel elpee ce 17 mars 2023. Il s‘intitulera "Racing The Storm". Pour accompagner cette annonce, Emiliana Torrini & The Colorist Orchestra ont partagé une vidéo en noir et blanc de "Mikos", le titre d'ouverture de l'album. A propos de ce morceau atmosphérique, Emiliana a déclaré : ‘Lorsque je suis absorbée par une bonne musique, je vois un film se dérouler dans mon esprit. En écrivant cette chanson, j'ai vu une fille en uniforme d'écolière, debout au bord d'un port, regardant dans une mer turquoise le corps d'une fille. Elle entend derrière elle la mère de la fille qui la cherche au marché. Elle se tourne pour regarder et s'en va sans rien dire’. Pour découvrir la vidéo, c’est là

En concert

Jeudi 9 mars 2023 – Liège – Reflektor

Vendredi 10 mars 2023 – Courtrai – De Kreun

Samedi 11 mars 2023 – Bruxelles – Ancienne Belgique

Lundi 27 mars 2023 – Paris – Le Trabendo

Mercredi 29 mars 2023 – Anvers – De Roma

Jeudi 30 mars 2023 – Gand Handelsbeurs

mercredi, 16 novembre 2022 12:42

Crowd of Chairs assis entre deux chaises…

Crowd of chairs a toujours gardé à l'esprit son véritable esprit DIY, lors de l'enregistrement ses disques.

« Defluencer » est le deuxième extrait de l'album éponyme qui paraîtra ce 18 novembre 2022. La compo est un cocktail de pensées extraordinaires qui se construisent sur des guitares furieuses et une batterie inébranlable. Elle vous rend légèrement nerveux, frustré et un peu confus. Cette chanson pourrait vous faire penser à des groupes comme Unwound, Pissed jeans ou Liars. Quant à la vidéo, elle dépeint des activités folkloriques belges et tente de vous faire comprendre le pouvoir qui se cache derrière le port d'un masque ou d'un costume. Et elle est disponible ici

 

Levene est décédé ce 11 novembre 2023. Il était âgé de 65 ans. C’était un des membres fondateurs de The Clash et The Flowers of Romance (groupe éphémère connu pour avoir impliqué Sid Vicious, avant qu'il ne rejoigne les Sex Pistols.) C’est lui qui a composé « What's My Name », titre figurant sur le premier elpee de The Clash, même s’il n’a jamais participé à l’enregistrement d’une compo. Levene a affirmé plus tard avoir écrit ou coécrit plusieurs autres chansons du même disque. Au début des seventies, il avait été roadie pour le groupe Yes.

Après la séparation des Sex Pistols, Levene a fondé Public Image Limited (PiL) en compagnie de John Lydon (alias Johnny Rotten). Sur les enregistrements suivants de PiL, il abandonne sa guitare pour le synthétiseur. En 1983, il quitte Public Image Ltd, suite à un désaccord artistique.

Levene est né et a grandi à Londres, et bien qu'initialement influencé par le prog rock, ses goûts musicaux ont changé après sa rencontre avec Mick Jones, le fondateur du Clash. Ses sons de guitare punk et post-punk ont été décrits comme à la fois mélodiques et discordants, sonores et violents.

En 1985, il s'installe à Los Angeles où il crée une société avec sa seconde épouse, la journaliste Shelly da Cunha.

Il va expérimenter des techniques d'échantillonnage et de hip-hop pour Ice T et Tone Loc sur leurs premiers enregistrements ; et en 1989, il grave son premier album solo, « Violent Opposition », auquel des membres des Red Hot Chili Peppers participent. Il sortira d’ailleurs plusieurs disques solos, ensuite, jusque 2014. Il collaborera également avec l'ancien bassiste de PiL, Jah Wobble.

Levene est décédé de complications d'un cancer du foie à son domicile de Norfolk. Il a été décrit dans la nécrologie de la BBC comme ‘l'un des guitaristes les plus influents de tous les temps contribuant à créer un son post-punk anguleux…’

RIP

vendredi, 11 novembre 2022 11:16

Opex

Arno nous a donc quittés le 23 avril dernier, à l’âge de 72 ans. Avant son départ dans l’autre monde, il avait tenu à enregistrer un 15ème opus solo, baptisé « Opex », le nom d’un quartier d’Ostende où ses parents ont grandi et où ses grands-parents tenaient un bistro.

Première constatation, l’atmosphère de l’album est plutôt mélancolique. Surtout en début de parcours. Tout au long de « La vérité », ballade mid tempo, on sent que l’artiste est souffrant. Même les quelques riffs de gratte déchirants accentuent cette impression. Autre ballade, « Take me back », interprétée dans la langue de Shakespeare, trahit une grande tristesse. Il nous parle de sa maladie, sur « I can’t dance », un autre blues, également chanté en anglais. Après le spasmodique « Honnête », place à son duo avec Mireille Mathieu, qu’on entend presque en voix off, sur le bolero-reggae-tango « La Paloma adieu ». Il y glisse ces quelques mots : ‘Ma vie s’en va, mais n’aie pas trop de peine’…

« Mon grand-père » raconte sa rencontre avec la fille de la maîtresse de son aïeul, une plage (?) au cours de laquelle un harmonica lacère littéralement l’atmosphère. Un harmonica qu’on retrouve sur le bluesy « I’m not gonna whistle », un morceau subtilement cuivré.

Bien sûr, la voix d’Arno est toujours aussi éraillée, et elle colle parfaitement au salace « Boulettes ». Il reprend le « One night with you » d’Elvis Presley, un autre blues tourmenté au cours duquel bien que fiévreuses, les grattes conservent une forme latente. Enfin, on retrouve Sofiane Pamart au piano pour le bouleversant « Court-circuit dans mon esprit ».

L’image de la pochette, signée par son ami Danny Willems, le montre de dos, comme s’il regardait vers l’au-delà…

vendredi, 11 novembre 2022 11:19

Will of the people

Les révolutions, les conflits géopolitiques et les crises existentielles ont toujours alimenté la muse (?!?!?) de Matt Bellamy. Et « Will of the people » (Trad : la volonté du peuple) ne déroge pas à la règle, traitant de l’instabilité dans le monde, de la pandémie, du conflit en Ukraine, des manifestations et émeutes qui éclatent aux quatre coins de notre terre, des démocraties occidentales en déliquescence, des poussées d’autoritarisme et des catastrophes naturelles liées aux changements climatiques (incendies de forêt, inondations, etc.) Bref, tout ce qui fait l’actualité. Et le titre maître qui ouvre l’elpee, s’inspire de l’attaque du Capitole américain perpétré par les partisans de Trump, tout en adoptant une forme musicale ‘glam’, dans l’esprit de Gary Glitter.

« Liberation » navigue aux confins de l’univers de Queen. Que ce soit les accords de piano, les chœurs ou les envolées de guitare. Un piano qui trame également « Ghosts (How can I move on) », une ballade déchirante, pour ne pas dire larmoyante. Des chœurs que l’on retrouve sur l’impétueux « We are fucking fucked », un morceau au cours duquel, la vois de Matt se révèle parfois angoissante…

Muse se frotte régulièrement au métal voire au pseudo thrash metal. A l’instar de « Won’t stand down », découpé dans des riffs charnus et lardés de synthés acérés. Du tempétueux « Kill or be killed », Matt s’autorisant un solo de gratte dégoulinant tout comme sur « Euphoria », une piste davantage contaminée par l’électronique. Une électronique très présente sur ce long playing, à l’instar de « Verone », dont les synthés en boucle rappellent les expérimentations de Terry Riley. Des claviers qui balisent « You can’t make me feel like it’s Halloween », mais à la fois par le recours à des sonorités de synthé, mais aussi d’orgue rogné, Matt n’oubliant pas de délivrer un petit solo de guitare toujours bien dégoulinant…

vendredi, 11 novembre 2022 11:13

ZWEI

Sur son premier elpee (un éponyme), Flying Moon In Space proposait un cocktail sonore issu d’un mélange entre psych-pop, krautrock, techno et math rock, basée sur l’impro. Le second opus est né d’un échange de fichiers entre les 6 membres du band, pendant la pandémie. Puis la formation allemande (Leipzig) s’est réunie dans une vieille église sise au fin fond d’une forêt de la République tchèque pour parachever le travail.

Découpé en 8 pistes, ce long playing accorde une plus grande place à l’électronique, un peu dans l’esprit d’Unknown Mortal Orchestra voire de MGMT, mais en plus techno. Les ingrédients de base sont toujours présents tout comme l’instrumentation organique –guitares (parfois trois, comme sur la plage qui ouvre l’album, « Traum Für Alles »), basse et drums– mais les synthés, les boucles et la boîte à rythmes finissent toujours par s’imposer, virant même parfois carrément à l’expérimentation. Baignant au sein d’une atmosphère mélancolique, « Dissoziation » se frotte même au psychédélisme indus alors que « Prophet » nous plonge carrément dans l’ambient. Et puis si le sensuel « This exists » semble taillé pour les clubs, « The day the sun was made » est imprimé sur un tempo drum&bass.    

vendredi, 11 novembre 2022 11:12

And the gatten army

Fernandhell c’est le projet de Livio Montarese, un multi-instrumentiste (guitare, basse, drums) et chanteur italien, auquel s’est associé un sixcordiste soliste répondant au prénom de Paul. Avant de fonder ce duo, Livio a milité chez The Peawees, en compagnie de l’ex-The Manges, Hervé Peroncini. Fin 2017, Montarese avait réintégré son ancien groupe afin de sortir un 7 inches en compagnie d’un de ses héros, le chanteur de Mudhoney, Mark Arm.

« And the gatten army » constitue le premier Ep de Fernandhell, dont le nom est bien évidemment inspiré du célèbre acteur, humoriste, chanteur et réalisateur français, mais d’origine piémontaise (NDR : ce qui peut expliquer le choix du patronyme).

A l’écoute de cet Ep, on ne peut s’empêcher de penser aux formations de guitare(s) nées au cours des eighties, comme Green Day, Lemonheads, Hüsker Dü et du début des nineties, et tout particulièrement Blink-182. Même que la voix de Livio est aussi versatile que celle de Robert Pollard, tout au long de « Mardi gras », un morceau imprimé sur un tempo tribal, auquel participe un autre gratteur invité, P. Billygoat…

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