Un dixième album studio pour Idlewild

Idlewild sortira son nouvel opus – un éponyme – ce 3 octobre 2025. Il s’agira de son dixième. En attendant, il a partagé le single intitulé "Stay Out Of Place". Le chanteur Roddy Woomble explique que la chanson traite de la multiplicité des voix et de la…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Quelqu´un m'a dit

On connaissait davantage Carla Bruni pour ses mensurations que pour ses chansons : avec ce " Quelqu'un m'a dit " (lui aussi) de toute beauté, on sait maintenant qu'il faudra d'abord compter sur elle en tant qu'artiste-songwriter de talent. Finis les défilés et les couvertures de Vogue : Bruni ne piétinera plus à présent que les scènes et fera désormais la une des mensuels rock. Pas que sa musique se conjugue aux grosses guitares ou à l'elektroklash, pour plaire, comme Vive La Fête, à Lagerfeld… Non : les chansons de Carla sont douces, raffinées, sans artifices. Une guitare acoustique (Bertignac, ex-Téléphone, à la production), une voix : tout est là. Pas d'esbroufe, pas de jeu d'apparence. Carla se livre à nous nue, mais sans (trop) titiller nos fantasmes. On tombe rapidement sous le charme. Pourtant, ces mélodies surannées, entre Françoise Hardy et Keren Ann, dénotent un peu dans le paysage musical actuel… Carla Bruni chante d'une voix un peu rauque (elle est Italienne) des mots doux aux rimes tout en sensualité. Ce magnifique " Quelqu'un m'a dit " permet ici à la chanson française de retrouver toutes ses couleurs. En nous chuchotant ses confidences amoureuses, en nous caressant les tympans de son folk délicat, Carla provoque chez nous le plus beau des frissons. Que ce soit en reprenant Gainsbourg (" La noyée "), en s'amusant de son statut de top-modèle (" Le plus beau du quartier ") ou en jouant au chat et à la souris avec nos sentiments (le reste), Carla nous enchante et gagne, haut la main, notre amour et notre admiration. Un véritable coup de foudre !

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Have You Fed The Fish ?

Quelques mois seulement après la BO d'" About A Boy ", une simple gageure pour un artiste prolifique comme Damon Cough, le deuxième album du jeune prodige mancunien sort sans tambours ni trompettes, et comme d'habitude - déjà - c'est un petit chef-d'œuvre. Tout commence par un instrumental apéritif, sorte de générique déglingué d'un album haut en couleurs, au cours duquel se croisent rock parfois balourd, ballades mélancoliques, funk, soul, les Beatles, Frank Sinatra et Kurt Cobain, des trompettes, des choristes, et plein d'autres choses encore. " Have You Fed The Fish ? ", la chanson-titre, sonne le glas du rock primaire qui pollue nos ondes en osant singer Bruce Springsteen, le temps d'un refrain pompier mais attachant. " Born Again " et " 40 Days 40 Fights " louvoient du côté romantique, puis " All Possibilities " sonne presque Motown - de la soul trempée dans une pop brinquebalante, cousue main mais avec des mains d'orfèvre. Le clou de l'album réside en un duo de chansons magnifiques : " You Were Right ", ou comment Damon gère amour et célébrité en invitant les fantômes de John Lennon et de Jeff Buckley ; et surtout " How ? ", deux mélodies en une, pleines de cuivres et d'aller-retour pop-rock : un BDB, et ça repart. " The Further I Slide " nous emmène en Jamaïque, pour un reggae-folk bein chaloupé, tandis que " Unsing Your Feet " invite des chœurs féminins et des guitares baladeuses pour une fiesta funky sans pareil. Vers la fin, les lumières s'éteignent, l'ambiance se fait plus feutrée, sauf pour ce " Tickets To What You Need " et son piano déjanté, sorte d'hommage décalé aux Beatles - figures tutélaires, avec Springsteen, d'un Damon Cough farceur et doué. A quand l'intronisation au Rock'n'Roll Hall of Fame ?

mardi, 31 décembre 2002 01:00

OST ‘About A Boy’

Damon Cough (alias Badly Drawn Boy) peut se féliciter d'avoir réussi l'exercice périlleux de la bande originale de film, et en même temps, du deuxième album. Car bien loin de n'être qu'une collection sans grand intérêt de chansons-fonds de tiroirs, cette BO pourrait bien devenir un vrai petit classique de musique de film, à ranger entre le " Virgin Suicides " de Air et le " Ghost Dog " de RZA, tout en servant de digne successeur au fameux " The Hour of the Bewilderbeast ". Les splendides morceaux que sont " Silent Sigh, Something To Talk About " et " Donna & Blitzen " (et même les instrumentaux) prouvent une fois pour toutes que Damon Cough est un grand songwriter, aussi prolifique et talentueux pour des œuvres de commande (c'est le cas ici) que pour celles plus personnelles. De toute manière, Nick Hornby n'aurait pas pu choisir meilleur compositeur que Badly Drawn Boy pour l'adaptation de son livre sur disque ; lui qui ne cesse de dépeindre, un peu comme le Mancunien, les tendres obsessions de trentenaires célibataires, dont la vie oscille entre la ‘wasserette’ du coin, le stade de foot et la collection de disques classée de A à Z ou par fréquentation (" Haute Fidélité ", " Carton Jaune "). A la fois chanteur à l'amour transi, grand fan de musique, ami au cœur tendre de ceux et celles qui ont flashé sur son bonnet tricoté (sa manie à lui) et ses mélodies imparables, Badly Drawn Boy représente donc un peu tous les personnages de l'ami Nick… Et comme eux, une fois qu'on le connaît, on n'a plus envie de le lâcher. C'est çà l'effet Damon Cough. Et avec Nick Hornby, ça nous fait un sacré tandem.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

No Silver/No Gold

Tandis que se distille lentement une atmosphère pesante pendant l'écoute du bien nommé " Ay Distress ", voilà-t-y pas qu'une sonnerie de GSM vient interrompre le morceau, et Chris Flemmons, le chanteur, de péter un câble, sa guitare, et le reste. Hilarant ou flippant, selon l'humeur, mais difficile en tout cas de rester indifférent. Le reste, est à l'avenant : mélodies brinquebalantes enregistrées sur un deux-pistes, voix aigrelette possédée par le démon, guitares vieilles de cent ans résonnant comme l'écho d'une maison abandonnée… Ces chansons font froid dans le dos, comme si le disque avait été enregistré dans la forêt de Blair Witch en compagnie des fantômes de Woody Guthrie et de Ian Curtis. A cet égard, des plages comme " On A Wheel " et " Burning " foutent vraiment la pétoche. Antifolk éthylique, country industriel, rock d'outre-tombe, peu importe : " No Silver/No Gold " s'écoute à la bougie, enroulé dans une couverture avec, à portée de main, un crucifix, du whisky et les livres de Poe ou de Lovecraft. Tétanisant.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Young Criminals´ Starvation League

Nasville, USA, temple de la country : Bobby Bare Jr et sa troupe promènent leur nonchalance sur les routes poussiéreuses qui mènent à la reconnaissance, celles que viennent d'emprunter le génial Kurt Wagner et toute sa clique (Lambchop) avec " Is A Woman ". Les deux bandes se sont d'ailleurs déjà rencontrées à l'un des carrefours qui parsèment ce chemin difficile mais au bout duquel se trouve la fortune : la preuve en est que Paul Burch, Tony Crow et Paul Niehaus ont choisi de diviser leur emploi du temps pour pouvoir se consacrer aux deux chanteurs-compositeurs. Pourtant, la country de Bobby Bare Jr est bien plus rock que celle de Lambchop : sans doute que son père y est pour quelque chose, lui qui s'est déjà montré un as dans le domaine. En auto-stop avec The Jayhawks, Uncle Tupelo et Steve Earle, Bobby Bare Jr devrait donc sans problème arriver à destination, là où l'attend le succès, la gloire : sûr qu'avec cet album, c'est la lumière (des projecteurs) au bout du tunnel. " I'll Be Around ", " The Monk At The Disco " (très Jim White) et une reprise excellente de " What Difference Does It Make " des Smiths en boucle sur l'autoradio, le voyage devrait lui paraître en tout cas rapide et agréable. A nous de l'accueillir avec tous les honneurs, un " Bobby, we love you ! " griffonné sur une pancarte, le collier à fleurs autour du cou. La country n'est pas morte, vive Bobby : hip hip hip, yippie !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Sea Change

Décidément, Beck ne tient pas en place : après un album funky à souhait (" Midnight Vultures "), le voilà qu'il sort l'orchestre à cordes et nous balance un " Sea Change " voluptueux, à des lieues de ses tubes Grand-Guignol et de ses comptines lo-fi. Beck n'aime sans doute pas la redite, et c'est tant mieux : avec ce " Sea Change " sous haut patronage (Gainsbourg et son " Melody Nelson "), Beck continue son grand bonhomme de chemin. Un sans faute.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Storytelling

L'exercice périlleux de la BO de film semble un passage obligé pour bon nombre de groupes pop-rock soucieux de montrer leur savoir-faire ou de remonter la pente. Malheureusement, beaucoup s'y sont cassé les dents, y laissant souvent leur inspiration se noyer entre deux extraits de dialogues. C'est le cas de Belle and Sebastian : à trop vouloir copier-coller leurs ritournelles impressionnistes sur les images de Todd Solondz, Stuart Murdoch et sa bande de joyeux drilles ont oublié leur génie mélodique à la maison. Résultat : un pseudo-album en demi-teinte, limite ennuyeux. Où sont passés les airs d'antan et d'où sort cet instrumental, qu'on croirait chipé aux " Jeux Interdits " de Narciso Yepes ? A part ce " Wandering Alone " très Calexico et ce " Scooby Driver " wilsonien, rappelant les loopings pop de " Rollercoaster Ride ", " Storytelling " est une histoire à dormir debout.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Blackened Sky

" And we still fuck them ", chante Simon Neil sur Hero Management, juste avant une explosion de riffs costauds ponctuée par un cri de désespoir, un déchirement : " Take me away ! ". Biffy Clyro allie le romantisme le plus névrosé aux décharges électriques les plus violentes : sans cesse en déséquilibre, entre accalmie pop et dérapages métal non contrôlés, la musique de ce trio écossais fait penser à de l'emocore genre Fugazi, mais avec davantage de refrains accrocheurs et d'innocence juvénile… Leurs chansons, sèches et rugueuses comme du papier de verre, rappellent tantôt les Foo Fighters, tantôt Jimmy Eat World, sauf qu'on ne sait jamais comment elles prennent fin : dans le calme ou la tempête, en tout cas toujours de manière surprenante. Et c'est là l'intérêt majeur de Biffy Clyro : à jouer comme ça avec les conventions, leur musique en prend de la valeur. Des titres comme " Kill the old, torture their young (…) ", " 57 " ou " The go-slow " en imposent, et nos tympans accusent parfois le coup (de grisou). " We still fuck them ", hurle le chanteur, comme un pied de nez à tous ceux qui n'entendraient dans leur musique qu'un exutoire pour ados attardés. Evidemment, ces gens-là ont tout faux : écouter Biffy Clyro, c'est un peu de bleu dans le " ciel obscurci " du rock le plus mainstream.

 

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Honey In The Hive

La fraîcheur pop de ce groupe de Philadelphie rappelle en bien des points tous ces groupes juvéniles qui firent le bonheur de nos soirées d'été : des Beach Boys aux Foutains of Wayne, tous partageaient ce don de la mélodie accrocheuse, du refrain imparable, des guitares limpides et des paroles ensoleillées. The Bigger Lovers ne faillit donc pas à cette règle de la perle pop-rock, faites de chœurs magiques et de roulements de batterie extatiques : leur deuxième album, " Honey In The Hive ", regorge ainsi de titres enjoliveurs à l'ambiance douce-amère savoureuse (au hasard, " Make Your Day ", " Don't Know Why " et " Minivan Blues "). Sur l'axe XTC - The Go-Betweens, The Biggers Lovers se positionne dès lors comme un outsider impeccable.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Tales from the B-side

Biohazard n'est plus à présenter : au début des années 90, son métal-hardcore aux influences hip hop jeta les bases du néo-métal, cette soupe FM qui fait aujourd'hui le bonheur des rentiers du music business et de MTV. On retrouve d'ailleurs sur cette compilation le fameux morceau qui servit quelques années plus tard à tailler dans le roc(k) les Dix Commandements du métal cher à Korn et à Limp Bizkit… Ce morceau, c'est " Judgement Night ", qui figurait sur la BO du même nom, en duo avec le groupe de rap Onyx. Depuis, bon nombre de BO's ont repris le même procédé, à savoir mélanger deux genres apparemment incompatibles pour en extraire, peut-être, une nouvelle tendance : métal et techno sur " Spawn " et, très récemment, hip hop et électro sur " Blade 2 ". Ces tentatives de mariages contre-nature ont sans aucun doute le mérite de briser toutes les barrières, de mettre à mal les idées reçues : quand la guitare de Kerry King et les cris gutturaux de Tom Araya de Slayer croisent les beats hardcore d'Atari Teenage Riot sur " Spawn ", la surprise est de taille, puisque ça fonctionne… Biohazard peut donc s'enorgueillir d'avoir été l'instigateur de cette mode du " versus ", ces clashes de titans dans lesquels s'affrontent des artistes sans lien de parenté mais pour qui le ring est un terrain d'expérimentations, une piste ouverte à la création de nouveaux horizons musicaux. Malheureusement, à part ces quelques titres commis en duo en compagnie de rappers (Onyx, Sen-Dog de Cypress Hill), Biohazard s'est souvent embourbé dans un métal un peu pataud et indigeste. Cette compilation sort sans doute pour rappeler le groupe à notre bon souvenir, alors que Linkin' Park, Papa Roach et Calibre (pour les Belges) occupent maintenant le haut du pavé… Il est loin, le temps où Biohazard faisait pogoter les foules (son dernier album, " Uncivilization ", est plutôt passé inaperçu), et ce ne sont pas ces B-sides et autres démos inédites qui les feront revenir sous les feux de la rampe.

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