La clef de TOPS git 6 pieds sous terre…

TOPS sortira son nouvel elpee, "Bury the Key", ce 22 août. Le quatuor propose une musique intemporelle qui allie profondeur et immédiateté. Il s’agit de son premier album complet depuis 2020, un opus qui explore des tons plus sombres tout en restant maîtres…

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La vie explosive de Fine Lame

Groupe de rock poétique incisif, enflammé, tumultueux, exalté, tranchant, Fine Lame convoque le rock français à appétence littéraire et la tradition du spoken word anglo-saxon. Le groupe a sorti un premier Ep 5 titres le 29 novembre 2022 qui évoque tant le…

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Grégory Escouflaire

Grégory Escouflaire

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Shenzhou

Le cas de Geir Janssen semble insoluble : d'abord membre du groupe électro-pop Bel Canto au milieu des années 80 puis DJ techno chez R&S vers 1989, il devient pape de l'ambient sous le pseudo Biosphere dans le courant des années 90. Alors que ses albums " Substrata " et " Cirque " (récemment réédité) sont considérés comme des chefs-d'œuvre du genre, le voilà qu'il change son fusil d'épaule et revient avec un album de reprises de… Claude Debussy. Blague à part, ce " Shenzhou " fait la part belle aux ambiances craquelées, l'impressionnisme du compositeur français se retrouvant non pas tel quel, sous forme de samples ou d'orchestrations, mais dans l'aspect volontairement contemplatif de ces longues plages aux senteurs automnales. Finalement plus proche du dub abstrait de Tikiman ou de Vladislav Delay que de Pelléas et Mélisande, ce disque s'écoute à tête reposée, à l'abri des parasites qui souillent notre paysage sonore.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Man Mountain

Révélé il y a deux ans par " Nothing Changes Under The Sun ", Blue States (alias Andy Dragazis) s'adjoint cette fois-ci les services charmeurs de la chanteuse Tahita ‘Ty’ Bulmer, une Londonienne à la voix délicate et vaporeuse. Sur 5 titres, l'alchimie entre le trip-hop d'Andy et le songwriting de Ty fonctionne ainsi à merveille, rappelant le meilleur de Air, voire les standards sixties de Burt Bacharach. Pour le reste, c'est toujours ce kaléidoscope de cordes, de cuivres et de samples accroche-cœurs, mix épique d'ambiances cinématiques, de ‘symphonies de poche’ à la Gainsbourg et de paysages sonores en superbe technicolor. Clou de l'album, " Season Song " réunit une cathédrale de chœurs enfantins sur des cascades de nappes synthétiques et de guitares wah-wah. Une sorte d'hommage déguisé au Langley Schools Music Project de Hans Fenger, cette chorale pré-pubère des seventies qui reprenait " Space Oddity " et " God Only Knows " sous une pluie diluvienne d'arrangements baroques. Magique !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Geogaddi

Il y a quatre ans, Boards of Canada sortait son premier album " Music Has the Right to Children ", l'une des plus belles réussites électro de la décennie passée. Disciples d'Autechre et d'Aphex Twin au sein du label Warp, les deux membres du groupe n'évoluent pourtant pas dans la même aire de jeu, leur musique rappelant davantage les verts pâturages de l'Ecosse dont ils sont originaires que les froides résonances industrielles martelées par Sean Booth, Rob Brown et Richard D. James. Plus pastorales que sépulcrales, leurs compositions en tiroirs sèment leurs charmes par petites touches, emportant l'auditeur dans une spirale sonore où les mélodies se heurtent aux rythmes déstructurés, mais sans jamais se faire mal. C'est là que réside la grande différence avec Autechre et tous ces ouvriers métallurgistes qui coulent leur musique dans un moule en béton armé : ici, elle respire au grand air, " in a beautiful place " (écoutez " Sunshine Recorder "), dans une atmosphère bucolique à la National Geographic, les échos des machines en plus. " You Could Feel The Sky ", titre d'ailleurs l'un des morceaux, comme pour mieux souligner l'état de lévitation dans lequel nous plonge l'écoute de ce " Geoggadi " aux splendeurs infinies… Avec ce mix étourdissant de techno-psychédélisme fleur bleue et de poésie dub vespérale, Boards of Canada vient de nous livrer un autre chef-d'œuvre. Rien que ça.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Gantz Graf

Trois nouveaux titres d'Autechre, le duo choc du label Warp qui, une fois encore, ne fait pas dans la dentelle : rythmiques épileptiques, stridences synthétiques, beats tout de bruits et de fureur, plaisir démoniaque à triturer les sons et nos nerfs jusqu'à l'épuisement auditif (le tétanisant " Cap.IV "). Plus proches de leurs anciens travaux que de leur dernier album " Confield ", ces trois titres devraient plaire aux amateurs d'électro sans concessions, fans de Mego et de Mille Plateaux. Avec en prime trois clips conceptuels, dont l'un signé Chris Cunningham, l'enfant terrible de la vidéo à qui l'on doit déjà les horribles images de " Windowlicker " et de " Come To Daddy " d'Aphex Twin. Tout un programme !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Northern Blues

Au pays des songwriters qui font mouche, la Scandinavie fait partie désormais des valeurs sûres : Kings of Convenience, St Thomas, voire Royksopp (pour son électro plus proche des formats " chanson " que de Biosphere) et Lee Hazlewood (un Américain jadis en villégiature en Suède, comme en témoigne son " Cowboy in Sweden ")… Autant de jeunes (et moins jeunes) compositeurs qui allient le flegme nordique aux sonorités les plus sereines. Pensez à ce " Quiet is the new loud " érigé en manifeste par les Kings il y a plus d'un an, et que l'Angleterre s'est empressée de récupérer sous l'appellation moins poétique de " new acoustic movement "… Un retour aux sources de la guitare folk et country dont Kristofer Astrom semble être le nouvel ambassadeur (un de plus). Son " Northern Blues " fait en effet la part belle aux ambiances tristounettes, le spleen comme nouvelle arme de séduction et la libido scandinave sacrifiée au profit d'une langueur toute hivernale. Pas qu'il fasse froid chez Astrom : ses chansons parlent quand même d'amour (" All Lovers Hell ", " You Don't Know How Good You Are ", " She Loves Me ", " Connected "), mais d'amour déchu, raté, fini. " I hope you'll burn in hell ", lance-t-il par exemple à sa belle dans " How Can You Live With Yourself ? ". Astrom, bourreau des cœurs ? Sur " You Don't Know How Good You Are ", il tente pendant dix minutes de se faire pardonner… Peine perdue : la belle est partie. " I've been the lonely one since you've been gone " (" Years Since Yesterday ") : t'en fais pas, mon vieux, elle reviendra… La preuve avec " She Loves Me " et " Summer Version " en final de ce beau disque. L'été en Scandinavie, ça existe donc bel et bien ? Ouaip, et il paraît même que ça dure six mois. D'ici là, on espère qu'Astrom n'aura plus trop le " Northern Blues ", et que son disque continuera à rythmer nos saisons.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Mek It Burn

Son vibrato suave et rieur en fait jalouser plus d'un (quel chanteur rasta peut se targuer d'avoir une voix si singulière ?), son sourire enfumé et son ouverture d'esprit lui ont permis de côtoyer les as du trip-hop : Massive Attack et leur Wild Bunch (à qui il doit une partie de sa renommée). Horace Andy est prophète en son pays, et grand ambassadeur de la ganja-attitude partout ailleurs. Son nouvel album, d'ailleurs, s'appelle " Mek It Burn ". Tout un programme qui sent le chanvre à des kilomètres (sur la pochette, Horace fume une grosse pipe fourrée à la " sensemilia " faite maison). On ne change pas une recette qui rapporte : chroniques urbaines sur basse rutilante de Robbie Shakespeare (" Johnny Awful "), odes chaloupées dans un bain d'effluves herbeuses (" Mek It Burn ", et tout le reste), reprises décontractées de standards reggae (" Horse With No Name " de Dewey Bunnell, " Night Nurse " de Gregory Isaacs, le plus célèbre des crooners jamaïcains),… Horace Andy ballade (en zig-zag) sa voix unique dans les méandres planants du ragga de Kingston (" Dancing Shoes ", bondissant). Depuis l'excellent " Skylarking " sorti en 1996 sur Melankolic (label de… Massive Attack), le rastaman continue son p'tit bout de chemin. Tranquille. Sans embûches (et sans surprises). Eh mec, t'as pas une dépanne ?

mardi, 31 décembre 2002 01:00

A Warm and Yeasty Corner

Cet Ep réunit cinq covers dans la plus pure tradition du country-rock à la Will Oldham. A la voix, Alasdair Roberts, au piano, Lindsay Anderson du groupe L'Altra, aux manches Bill Lowman et Brad Gallagher de Bosco and Jorge. En 18 minutes, tout y passe : Palace, Saint Thomas, Songs : Ohia, Uncle Tupelo, Sparklehorse. Enregistré en un soir, les quatre amis s'amusent à reprendre du Magnetic Fields en traînant leurs cordes, vocales et autres. Pas folichon pour les soirées entre amis, mais parfait en cas de déprime.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Aftershock

Le deuxième album d'Aphrodite regorge d'hymnes drum'n'bass, de rengaines two-step implacables et de hip hop revendicateur. Pourtant, dieu sait si la drum'n'bass connaît une sérieuse perte de vitesse ces derniers temps, partagé entre le sur-place de ses meilleurs ambassadeurs (Bad Company, Millenium Krew,…) et le désintérêt croissant du public. C'est sans doute pour cela qu'Aphro a eu l'envie de placer la barre plus haute, n'hésitant pas à diversifier ses breakbeats pour rallier davantage de suffrages. De l'asian sound de " Calcutta " au ragga de " All Over Me " en passant par le downtempo de " Be With Me ", " Aftershock " joue la carte de la diversité, tout en évitant l'écueil du CD compile ou du tour de force un peu vain ("Regardez, je sais jouer tous les styles ! "). Toujours efficace, jamais ennuyeux (même si un peu trop long), cet album ravira les amateurs de drum'n'bass décomplexée. Pour les autres, c'est l'album de rattrapage idéal.

mardi, 31 décembre 2002 01:00

Arrhythmia

Pareil disque devrait laisser des traces indélébiles dans le paysage aseptisé du hip hop. Avec ses beats assassins, ses samples rugueux, ses voix surhumaines, ses ambiances post-11 septembre, " Arrhythmia " se dégage nettement des productions habituelles, bien pâlichonnes à côté de ce feu d'artifice de rythmes et de technique. Dévastateur, intelligent, en avance de bien des coudées sur tous ses contemporains, cet album apparaît comme l'ultime antidote au rap à papa de P. Diddy. Pourtant, cela fait cinq ans (et deux albums) que ça dure : sans doute que le passage du groupe sur Warp, label-mère de tous les défricheurs d'aujourd'hui et de demain (Aphex Twin, Tortoise, Boards of Canada,…), leur a permis de se lâcher encore davantage… Dès le premier morceau, l'artillerie électro est lâchée, pour ne plus jamais nous quitter : en truffant ses raps de bleeps avant-gardistes (" Dead In Motion ", " Conspiracy Of Myth ",…) et de samples étonnants (les chœurs d'opéra et les barrissements sur " Mega ", les cigales et le scat sur " Silver Heat "), Antipop Consortium prouve que le hip-hop sait innover et expérimenter, empruntant aussi bien à l'électro la plus pointue qu'à la musique concrète. Véritable électro-chocs d'influences hétéroclites, de sons triturés et de lyrics à double sens, cet " Arrhythmia " rejoint au rang des chefs-d'œuvre de l'avant-hop (ce hip hop brut et novateur, totalement marginal et résolument underground) les albums de cLOUDDEAD, EL-P et Cannibal Ox. Indispensable !

mardi, 31 décembre 2002 01:00

We Are Science

Elle chante (en toute logique) sur le prochain Massive Attack, elle a flirté avec Richard Fearless de Death In Vegas, elle est la protégée d'Andy Weatherall (rappelez-vous Dose One), son album est produit par l'autre Two Lone Swordsmen Keith Tenniswood et par Dave Fridmann de Mercury Rev… En plus elle est jolie, tout comme sa voix, vraiment charmante. Quel est son nom ? Dot Allison. Au rayon des influences : la techno de Detroit, l'electro de Miss Kittin, le disco-punk de Blondie, la cold-wave de This Mortal Coil et le folk-rock de Beth Orton. Question brassage des genres, l'Ecossaise est donc balaise ; et cet album en est la preuve. " We're Only Science ", proclame-t-elle en ouverture sur un beat à la Moroder : pourtant, loin de nous l'idée de comparer la musique d'Allison à des formules mathématiques dénuées de toute humanité. Ici, les sentiments surgissent à fleur de peau, au détour de chaque nappe de synthèse, de chaque bpm programmé, comme chez Gus Gus ou Goldfrapp. Parfaite à la fois comme chill out de fin de soirée et comme mise en jambe pour le dance-floor, l'electro vaporeuse de Dot Allison ravira tous les amateurs d'ambiances millénaristes. Une sacrée découverte !

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