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Le rire de Will Paquin

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Enzo Porta

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mardi, 15 août 2006 02:00

A single room

Cette formation française pratique une pop acidulée filtrée par la bossa-nova, l’électro de salon, les années 60 et un peu d’indie rock. Claviers vintage, lignes de basse à la Gainsbourg et atmosphères désuètes se conjuguent pour soutenir la voix de Valérie A., rappelant quelque peu celle de Lio. Une belle production, plusieurs chouettes compositions (« Mine too », « Maggy », « Watch the Boys Go By ») et des arrangements très classe constituent les éléments de base de cet opus. Et nonobstant sa brièveté, il vaut largement le détour, surtout pour celles et ceux qui aiment la pop music chantée dans la langue de Shakespeare avec un accent frenchie.

mardi, 28 octobre 2008 20:46

Next Year In Zion

Pas facile de livrer un successeur à un album d’aussi bonne facture que « Giant », sorti en 2006. Les premières écoutes de « Next Year In Zion » laissent un goût de trop peu. Alors on impute cette situation au départ d’André Düne. Et on conclut que son frère David-Ivar, seul aux commandes depuis le départ de son frère, n’a pas réussi à rééditer la magie de « Giant »… Mais ce serait poser un jugement hâtif sur « Next Year in Zion ».

Enregistré dans les conditions du ‘live’ au sein d’un studio français, « Next Year In Zion » recèle les mêmes ingrédients musicaux que son illustre prédécesseur : une orchestration riche (cuivres, percussions, chœurs) et une ambiance chaleureuse et mélancolique à la fois. Entre folk (Dylan et Leonard Cohen surtout), cuivres jamaïcains (notre homme est fan de reggae) et soul des sixties, David-Ivar a tout de même pondu quelques chansons de toute grande classe. De « Try To Think About Me » à « On A Saturday », en passant par « Someone Knows Better Than Me » et le testament apocalyptique de « Poison In The Rain », le disque constitue une belle réussite dotée d’une grande richesse mélodique susceptible d’enterrer la moitié de la production pop/rock actuelle. Même s’il faut avouer que l’ami David-Ivar semble quelquefois courir (en vain) derrière un nouveau « I wish that I could See You Soon », ce disque très recommandable réchauffe le cœur.

mardi, 28 octobre 2008 20:42

Dire Dawa

Danseuse et chanteuse pour le théâtre national éthiopien depuis l’âge de six ans, Minyeshu a quitté l’instabilité de son pays natal pour venir s’installer en Europe. Ce deuxième album solo de la chanteuse propose le mariage de chants, rythmes et instruments typiquement éthiopiens à des styles proches du jazz (« Buna »), du pop/rock et même du reggae (sur « Afrika »). Le beau et épuré « Tileshign  athidg »  constitue l’exception stylistique de « Dire Dwa ». Le reste de cet album, dont le titre rend hommage à la ville natale de Minyeshu, cherche beaucoup trop à mélanger les genres. Une formule qui risque fort de rebuter les fans purs et durs de musique éthiopienne, telle qu’elle est magnifiquement représentée dans les compilations « Ethiopiques ». Ce qui n’enlève rien à la qualité du disque. Car malgré quelques aspects un peu ‘occidentalisés’, il recèle quelques très bons moments mélodiques et peut constituer un bon point d’entrée dans la très riche et complexe musique éthiopienne.

 

mardi, 28 octobre 2008 20:39

Live at Lantaren/Venster

Enregistré en concert dans un club de Rotterdam, cet Ep cinq titres, majoritairement instrumental, témoigne des premiers pas d’une formation composée de vétérans du post-rock hollandais des années 90. Les longues plages instrumentales trahissent les racines post-rock des cinq gaillards mais témoignent aussi d’un amour certain pour le jazz rock des années 70 et les incursions contemporaines d’Erik Truffaz. Des synthés baroques, des guitares wah-wah, des touches de violons s’articulent autour d’improvisations ‘modales’ (basées sur un thème mélodique unique) pas toujours inspirées. On est proche des ambiances de l’album « Bitches Brew » de Miles Davis (en beaucoup mois bien, évidemment), à la différence près que les thèmes mélodiques de The Mirror Conspiracy sont ancrés dans le rock et non dans le jazz. Autre différence fondamentale : ces cinq titres manquent singulièrement de magie. Les impros fleurent un peu la musique de galerie commerçante et les thèmes manquent du souffle nécessaire pour qu’on se sente transporté dans un autre monde. Pour les amateurs du genre, donc ; et encore…

mardi, 28 octobre 2008 20:36

Extraordinary Rendition

La chanteuse Rupa peut se vanter d’un parcours hors du commun. Fille d’Indiens installés à San Francisco, elle est retournée dans son Inde natale afin de poursuivre sa scolarité, avant d’atterrir dans le sud de la France, où elle est entrée en contact avec la culture Rom. Elle est revenue à San Francisco pour suivre des études de médecine et chanter dans les bars et cafés du coin. Accompagné des April Fishes, elle sort « Extraordinary Rendition », un elpee presque entièrement chanté dans un français un peu maladroit. Entre légèreté et gravité, cet album hésite entre ambiances manouches et bal musette. Et le tout est souligné par quelques touches de jazz enfumé ainsi que de folklore balkanique. Tirant un peu sur la longueur, cet opus uniforme souffre un peu des limitations vocales de Rupa et d’une inspiration mélodique pas toujours optimale. Tout n’est pas à jeter (« Une américaine à Paris »), mais ce disque est surtout réservé aux fans de musique acoustique festive et à ceux qui ne jurent que par l’exotisme un peu toc de Pink Martini.

mardi, 28 octobre 2008 20:34

Blood Spirits And Drums Are Singing

C’est en accusant un retard assez substantiel que ce « Blood Spirits And Drums Are Singing » est chroniqué. Une sacrée tranche de noise rock sans concession proposée par ce quatuor suédois. Les six longs titres de cet album rappellent pêle-mêle les stridences industrielles des premiers Einstürzende Neubauten, le hardcore expérimental des années 90 (Big Black, Jesus Lizard en moins drôle), les atmosphères paranoïaques et les rythmiques martiales des Swans. Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas ici d’un disque que vous pourrez passer dans n’importe quelle soirée, sauf si vous avez envie de casser l’ambiance ou de faire déguerpir vos invités… Blague à part, ce disque tribal séduira les fanas de ‘drones’ et d’expérimentations sonores bruitistes. Sombre et sans concession, à l’instar du très bon et dansant « Rythm Is The Key ».

mardi, 17 octobre 2006 03:00

Neo punk

Quintette japonais réunissant un graphiste, un webmaster, un ingénieur du son et (évidemment) des musiciens, Ultra Brain a imaginé le renouvellement du concept ‘punk rock’ en surpassant les clichés propres au genre. Vaste programme né dans l’esprit de Akihiro Namba, ancien leader de Hi-Standard, combo punk fort respecté au pays du Soleil Levant. La musique dispensée ici hésite entre collages électro-lounge un peu convenus (« Monkiki », « Bouncing Betty »), cavalcades électro-punks peuplées de chœurs destinés aux stades de foot (« Ghost Busterz », « Ants Are Walking On My Sunglasses », « Ninja Night School », « Vis ») et autres moments plus dancefloor réminiscents de l’Electro Body Music cher à Nitzer Ebb et consorts. Un regret : la quasi absence de bons morceaux et des sonorités fortement datées qui imitent (mal) le hip hop du début des années nonante (dans le style du premier album de De La Soul). En bref : à éviter.

mardi, 07 octobre 2008 22:25

O

C’est déjà le troisième album de Tilly and The Wall, en seulement quatre ans d’activité. Sur « O », la formation d’Omaha s’éloigne quelque peu de la pop décalée qui était sa marque de fabrique. Il faut dire que les deux premiers disques de Tilly and The Wall ont emmené la troupe dans de longues tournées en Europe, au Japon et en Australie. Ces périples ont incité les membres à changer un peu leur style. Comment ? En cherchant à y insuffler un son beaucoup plus rock et agressif. Le percussionniste/danseur de claquettes est toujours présent, mais la rythmique a été solidifiée par des batteries très rock et quelques touches d’électro. « O » recèle son lot de réussites. Et en particulier « Cacophony », « I Found You », « Alligator Skin », « Chandelier Lake », « Dust Me Off » qui évoluent au cœur de la belle pop rêveuse et psychédélique explorée sur leurs deux opus précédents. On est moins convaincu par les tranches de rock à la Joan Jett (« Pot Kettle Back », « Too Excited ») ou la tentative ‘new wave’ de « Falling Without Knowing ». A oublier très vite, par ailleurs. On sent chez Tilly And The Wall une véritable envie de toucher un public plus large ; ce qui est compréhensible. Dommage cependant que cette volonté se fasse au détriment de la cohérence artistique de « O ». Et si le charme opère encore sur une bonne moitié du disque, on sent bien que le groupe s’oriente vers le ‘mainstream’. Bonne route à eux…

 

mardi, 07 octobre 2008 22:24

Carioca Soul

Vétéran de la musique populaire brésilienne, Marcos Valle est moins notoire que Jorge Ben ou Gilberto Gil ; mais pourtant, il a manifesté une grande créativité dans les années 60 et 70. Au cours des 90’s, il s’associe au label anglais Far Out pour réenregistrer quelques uns de ses classiques. Et concrétise cette collaboration par la confection de trois albums, enrichis par les sonorités électroniques des producteurs Roc Hunter et Joe Davis.

« Carioca Soul » résume ces quatorze années de coopération. Treize titres (dont quelques prises ‘live’) où l’excellent (« On Line », « Parabens », « Apaixonada Por Você », « Valeu ») côtoie le plus dispensable  (« Nova Visual »), sans oublier les quelques impros bossa/funk/jazz un peu creuses. Des sons de claviers chauds, la belle voix de Marcos, des bons musiciens… Tous les ingrédients sont présents, mais il manque ce petit quelque chose qui rendrait le tout essentiel. Si vous souhaitez vous faire une meilleure idée de l’étendue du talent de Marcos Valle, on vous conseille de dénicher « The Essential Marcos Valle ». Ce recueil est un excellent condensé des premières années de carrière du bonhomme.

 

mardi, 07 octobre 2008 22:19

The Bake Sale

Il y a quelques mois la ‘hype’ s’est jetée sur les Cool Kids. Ils sont devenus célèbres, alors que leurs titres n’étaient disponibles que sur internet. Quid de l’album alors ? On ne va pas crier à la révolution ; mais il faut admettre qu’il tient la route. Le jeune duo de Chicago distille quelques rimes nonchalantes sur des beats électro minimalistes et efficaces. Sur « One Two », ils scandent ‘Check the Noise, It’s the black version of the Beastie Boys !’, mais on ne sent pas vraiment l’influence des blancs-becs new-yorkais sur les onze titres de ce court opus. Par contre, Chuck Inglish et Mikey Rocks (les pseudos des gaillards) rendent largement hommage aux icônes du hip hop old school : LL Cool J, Run DMC, Afrika Bambaataa. Heureusement, ils ne sombrent pas dans la nostalgie et injectent des styles contemporains dans leur hip hop : de solides doses de crunk (le style dominant dans le sud des Etats-Unis) et un minimalisme qui rappellent les meilleures productions des Neptunes. Une bonne dose d’innovations musicales qui projettent l’album dans le futur. Efficace et frais, on tient ici un disque créatif regorgeant de petits tubes pour les dancefloors (« 88 », « What It Is », « Bassment Party »), sans se prendre trop au sérieux. Pour s’en convaincre, il suffit d’écouter la frime bête et méchante qui s’échappe de leurs flows nonchalants : ‘If you’re ugly keep your hands by your side, but if you’re not, put them in the sky!’.

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