La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

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La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

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Enzo Porta

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samedi, 31 décembre 2005 01:00

Aparelhagem

Originaire de Recife, Helder Aragão est un musicien actif depuis les années 80. Il a notamment collaboré avec Chico Science. « Aparelhagem » constitue son second elpee. Un disque pou lequel il a opté pour le patronyme Dj Dolores. Sa recette ? Mélanger des musiques populaires brésiliennes (la brega, l’embolada) avec des éléments électro (dub, house) et des instruments les plus divers (des cuivres aux guitares). L’opus commence très fort par « De Dar Dõ » et « Trancelim de Marfim » ; deux morceaux déchirés entre samba et ragga à l’ambiance décalée. L’excellente chanteuse Isaar y pose sa voix indolente qui évoque des atmosphères de rêve éveillé. C’est lorsque Dj Dolores fait des incursions du côté de la ‘lounge’ (« Ciranda da Madruigada », « Prece ») que le discours se fait moins intéressant et qu’on a la désagréable impression d’écouter une des ces nombreuses compilations dédiées à des hôtels et autres bars branchés… Dommage que ces plages squattent une bonne moitié de l’album ; car elles déforcent quelque peu les bonnes surprises qui jalonnent cette plaque. Reste que plusieurs chansons valent largement l’écoute, ne fût ce que pour découvrir la voix d’Isaar, la révélation de ce disque.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Human After All

Le troisième opus du duo de robots parisiens commence tout doucement à sentir les circuits brûlés. Les nouveaux morceaux proposés s’éloignent du format chanson exploité sur le précédent album et tentent de se rapprocher du funk électro minimal des débuts. Mais si la production reste toujours aussi inventive, on ne peut que froncer les sourcils à l’écoute de ces compos. On a quelque fois l’impression d’entendre les efforts d’un groupe de métal des années 80 s’essayant à l’électro (notamment « The Brainwasher » ou « Television Rules The Nation ») ou encore les chutes de studio des musiciens qui s’occupaient de la musique de la série télévisée « Hooker ». En plus, l’utilisation massive du vocoder et autres sons de synthé qui évoquent la voix humaine deviennent rapidement crispants. Tout n’est certes pas à jeter (l’excellent « Steam Machine ») et il y a quelques fois de très bonnes idées mais l’impression générale est celle d’un album bâclé réalisé entre deux prises de cocaïne au cours de fêtes qu’on imagine dignes des orgies de Led Zeppelin.
mardi, 23 décembre 2008 01:00

The Way I See It

On connaît surtout Raphael Saadiq pour ses talents de producteur. Il suffit de citer quelques noms pour en être convaincus : The Roots, Roots Manuva, Jill Scott, D’Angelo… On s’arrêtera en chemin, car la liste n’est pas exhaustive. Ne se contentant pas d’être un multi-instrumentiste talentueux, notre homme est également doué au chant. Et il l’a déjà prouvé chez les défunts et très bons Lucy Pearl.

« The Way I See It » constitue son troisième album solo, un disque au cours duquel Raphael monte sans complexe dans le wagon de la soul ‘vintage’. Genre extrêmement populaire depuis l’explosion d’Amy Winehouse, la soul à l’ancienne a toujours compté ses fanatiques et dignes défenseurs, comme l’excellente et pas assez connue Sharon Jones. Un peu en retard donc, Raphael Saadiq se fend aussi d’un hommage appuyé aux grands maîtres de la soul des années soixante. Marvin Gaye et Curtis Mayfield sont les figures tutélaires, Motown la référence stylistique. Douze chansons énergiques et mélodiques, magnifiquement orchestrées et trempées dans le doo-wop. On y rencontre quelques invités de marque comme Stevie Wonder, Joss Stone et Jay Z, responsable d’un excellent rap sur « Oh Girl ». L’intervention de ce dernier s’avère d’ailleurs la seule touche ‘moderne’ sur « The Way I See It », car on a très souvent l’impression que l’elpee a été enregistré en 1966. Rien d’original donc, mais un pur plaisir d’écoute garanti. Les fans de soul à l’ancienne auraient tort de bouder leur plaisir…

 

mardi, 23 décembre 2008 01:00

Assiko

« Assiko » constitue le troisième et excellent album de cette fanfare béninoise placée sous le signe du Ganbe, ‘le son du métal’ en fon. La musique du Ganbe Brass Band est le fruit de la fusion des rythmes traditionnels béninois aux éléments de jazz et de funk. Les composants folkloriques renvoient aux sonorités et rythmes du Nigéria, pays géographiquement proche. « Assiko » est un disque nerveux et mélodique, doté d’un énorme sens du groove et traversé par d’excellentes improvisations jazz. Mais la fanfare n’est pas qu’instrumentale puisque les intermèdes chantés en français et en fon sont légion. Le disque recèle des odes à l’Afrique (« Beautiful Africa »), à la paix (« Salam Alekoum »), à l’amour (« Rakia ») ou tout simplement à l’éducation (« Sida »). Un disque furieusement vivant partagé en douze morceaux de grande qualité, trempés dans la chaleur humaine et reflétant un optimisme jamais béat. Vivement conseillé !

mardi, 23 décembre 2008 01:00

Saint-Idesbald

Veence Hanao est loin d’être un illustre inconnu. Enfin, si vous vous intéressez au hip hop bruxellois. Mais pour les néophytes, une courte présentation s’impose. En fait, ce jeune emcee/beatmaker hyperactif multiplie les expérimentations novatrices depuis quelques années. Que ce soit Festen (dans une veine proche de TTC) ou encore Autumn, les projets réalisés par Veence Hanao (en compagnie de ses compères Noza et Teme Tan) volent bien au-dessus de la mêlée. Ils ont d’ailleurs toujours téléchargeables gratuitement sur le net…

« St-Idesbald » constitue le premier disque commercialisé de Veence Hanao, une œuvre intimiste réalisée en quatre mois dans une maison de la côte belge, loin des distractions de la capitale. Pour l’occasion il s’est privé des excellents beats de son complice Noza et a composé toute les musiques du disque. « St-Idesbald » est un disque hivernal et enfumé. Les thématiques y sont surtout personnelles (rupture, remises en question). Les musiques croisent souvent des vieux samples de jazz calés sur des beats électro acides et un traitement audacieux des voix. Veence Hanao sabote allègrement les formats classiques et cherche surtout à se faire plaisir. Tout n’est certainement pas réussi, mais quelques titres sont tout bonnement excellents. On citera le mélancolique « Manège », l’interlude « Solitude », la tension de « Il(s) », l’acide « Ils écoutent du rap » ou encore ce « Force et Honneur » en forme de manifeste. Du bon boulot fait en toute sincérité et sans calcul, par un artiste qu’il faut tenir à l’œil !

 

mardi, 23 décembre 2008 01:00

WLIB AM : King of the Wigflip

S’il existe bien un producteur imprévisible et étrange, c’est bien Madlib. C’est peut-être la raison pour laquelle ce producteur californien a été chargé de clôturer la prestigieuse série « The Beat Generation », qui a bénéficié de la collaboration d’invités illustres comme J Dilla, Jazzy Jeff, Pete Rock ou encore Marley Marl. Le concept de cette série d’albums est de donner ‘carte blanche’ au beatmaker hip hop pour qu’il puisse se laisser aller à ses délires musicaux les plus fous, sans penser aux conséquences.

Madlib les a donc pris au mot et s’est lancé dans un furieux délire d’une vingtaine de titres, entouré de son frère Oh No, de Talib Kweli ou encore de la géniale Georgia Anne Muldrow. Madlib est capable d’entretenir des atmosphères les plus étranges et menaçantes comme dans l’introductif « The New Resident ». Mais aussi de pondre des hymnes rap comme « Blow The Horns On ‘Em » que Guilty Simpson rehausse de sa présence au micro ou encore l’excellent « Life », flanqué de Karriem Riggins. Et même encore se perdre dans les délires hallucinogènes. A l’instar de cet étrange « Heat » où il déballe son rap un peu bancal… Sans oublier la soul futuriste de « Yo Yo Affair »… Audacieux, psychédélique et complètement fou, on aimerait que tous les disques de hip hop soient aussi surprenants et passionnants que ce « King of the Wigflip »…

mardi, 23 décembre 2008 01:00

New Day

Authentique légende du dancehall, le grand Sugar Minott affiche plus de soixante albums au compteur. L’homme est toujours en grande forme vocale, et il le prouve sur « New Day », premier album en quatre ans réunissant quinze titres réalisés entre la Jamaïque, les Etats-Unis et la Grande Bretagne. Le producteur anglais Roman Pryce s’est chargé de la musique et une flopée d’invités est passée lui dire bonjour… et pas seulement… : Toots Hibbert des Maytals, Andrew Tosh, Sly Dunbar, Bongo Herman, pour n’en citer que quelques uns. L’elpee contient quelques morceaux très dancehall qui ont fait la légende de Sugar. Entre romantisme échevelé et appels à la fraternité, Sugar Minott reste fidèle à ses idéaux : des plages comme « Show Me A Sign », « One Life », « Reach’in Out 2-U », l’excellent « I’ve Been Workin’ », « Lover’s Rock » et « Keep the Fire Burnin’ » nous renvoient aux superbes travaux produits par Sugar Minott à la fin des années 70 et pendant les années 80. Les styles plus contemporains ne sont pas absents, comme en témoignent le beat ragga de « Gettin’ It On », l’atmosphère éthérée de « Good Friends » ou encore « Oh Mamma », en duo avec Andrew Tosh. C’est du travail de haut niveau, même si on ne peut s’empêcher de penser qu’il manque cette petite touche magique émanant de Jamaïque il y a trente ans… « New Day » n’est donc pas un chef d’œuvre, mais s’avère de très bonne tenue, ‘soulful’ à souhait, ce qui devrait suffire aux nombreux fans de Sugar.

samedi, 31 décembre 2005 01:00

Dancehall Dub

Le prolifique Mad Professor s’est mis en tête de faire une relecture ‘dub’ de quelques rythmes classiques du dancehall de ces dernières années. Pour la circonstance, il s’est associé aux producteurs Mafia & Fluxy et aux légendaires Sly & Robbie. Au final on obtient ce curieux objet musical qui débute par une reprise pour le moins étrange du « P.I.M.P. » de 50 Cent. Le reste est à l’avenant : des beats électro minimalistes, une ambiance futuriste et les effets dub ‘out of space’ habituels du Professeur Fou. Malgré son aridité sonore, cette plaque ne manque pas de charme et est sûrement une des choses les plus amusantes sorties par le Mad Professor depuis bien longtemps.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Bright Like Neon Love

Ce premier album des Australiens de Cut Copy a été conçu comme un hommage à la musique que son leader Dan Whitford apprécie plus que tout. Dans le tas, on trouve le disco électro de Giorgio Moroder, la pop de Depeche Mode, New Order, ELO, Daft Punk et la new wave en général. Un album eighties à souhait, très électro, un peu rock, mais surtout très pop. Car l’ami Whitford a semé, tout au long de « Bright Like Neon Love », une pléiade de mélodies mélancoliques. Et « Future » ainsi que « Saturdays » (pas mal entendu à la radio) en sont certainement les plus beaux exemples. Certes, sur la longueur, certains tics de production (les montées filtrées à la french touch) finissent par agacer. De même que la voix de Dan (un peu limitée dans un registre) ; mais cet elpee reste malgré tout une œuvre originale et attachante qui mérite une oreille attentive.
samedi, 31 décembre 2005 01:00

Philosophy and Underwear

The Gun Club, The Cramps, Nick Cave and The Bad Seeds. Des groupes séminaux qui gardèrent haute la flamme du rock’n’roll au cours des années 80. Kid Congo Powers est une sorte de légende vivante qui prêta son jeu de guitare félin à ces formations de fous furieux. Des ensembles qui avaient en commun un amour sans limite pour le blues et les premiers groupes de rock’n’roll américains. Responsable des parties vocales, Kid nous propose ce nouvel opus commis en compagnie des Pink Monkey Birds. Si l’homme tâte aussi de l’électro (« Why Hurt Flesh »), ce « Philosophy and Underwear » reste strictement fidèle à une atmosphère punk-rock’n’roll rappelant un peu le Jon Spencer Blues Explosion et les Cramps. Superbement produit et recelant quelques chouettes compos (« History of French Cuisine », « La Historia de Un Amour »), l’opus souffre quand même de la voix un peu limite de Congo. Notre homme n’est vraiment pas un bon chanteur et a un grand mal à poser son timbre de punk goguenard sur ses compos. Dommage.
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