Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de son nouvel album, « Adult Romantix », prévue pour le 22 août via son nouveau label Winspear. Cet elpee, inspiré par des textes de la période romantique comme…

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Enzo Porta

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lundi, 15 octobre 2007 21:42

Countrypolitan

Fréquentant l’univers plus ou moins  underground depuis plus de vint ans, les punkabilly rockers de Southern Culture on the Skids (Scots pour les amis) ont décidé de prendre du bon temps en concoctant un album de reprises. Des covers qui puisent alternativement dans le catalogue pop (T Rex, The Who, The Byrds, The Kinks) et les sons hillbilly et blues (Slim Harpo). Réputés pour leur curieux sens de l’humour, les Scots réalisent des versions ‘countrypolitan’ (un son country plus clinquant) de morceaux rock et apportent une coloration soul sixties aux classiques ruraux, comme sur le « Te Ni Nee Ni Nu » du grand Slim Harpo. Caractérisés par un son vintage (orgues, guitares surf pleines de reverb) cette douzaine de titres brillamment exécutés pourraient facilement divertir une soirée arrosée dans un bar au fin fond du Kentucky. Dans le tas, une belle reprise au banjo du « Happy Jack » des Who se détache sans difficulté. Mais on a du mal à entrer dans leur monde. Parce que les pauvres Européens que nous sommes ne connaissent et ne comprennent guère cette sensibilité typiquement américaine. Un peu comme si un disque de reprises des Snuls était uniquement distribué à New York. Pas vraiment désagréable donc, mais tout de même un peu anecdotique…

mercredi, 10 octobre 2007 00:00

Eardrum

Talib Kweli affiche une meilleure forme que Mos Def, son ex-compère chez les Black Star. Après avoir commis un album en compagnie de Madlib (« Liberation », uniquement sur le net), « Eardrum » réunit un casting prestigieux : Madlib, will.i.am, Kanye West, Hi Tek et Pete Rock fournissent les beats. Côté chant et rap, des pointures comme Norah Jones, Sizzla, Justin Timberlake et Krs-One complètent la liste. Malgré ces invités hétéroclites, Talib arrive à maintenir la cohésion artistique de l’ensemble. Il couche ses rimes conscientes sur un luxueux tapis musical qui s’inspire beaucoup de la soul orchestrale des années septante. Très discret, « Eardrum » dévoile ses charmes au fil des écoutes. Même si certaines plages sont plus dispensables (mais jamais médiocres), on ne pourra qu’épingler des réussites comme « Country Cousins », « Soon the New Day », « More or less » ou encore les tubesques « Hot Thing », « In the Mood » et « Listen ! ». Le hip hop dans ses meilleurs moments : créatif et intelligent.

mardi, 09 octobre 2007 23:45

Bole 2 Harlem volume 1

Pour élaborer le projet “Bole 2 Harlem”, le producteur américain David Schommer (Baha Men, Donna Summer) a puisé son inspiration lors d’un voyage accompli en Ethiopie. En effet, déçu que les hip hop-ers locaux se contentant d’imiter l’Occident au lieu de puiser dans leur riche passé musical (bien illustré par les excellentes compilations « Ethiopiques »), il a décidé de rendre hommage à la musique éthiopienne.

De retour à New-York, Schommer a rassemblé quelques amis : la chanteuse Tigiist Shibabaw (sœur de Gigi), le emcee américano éthiopien Maki Siraj, le percussionniste Davi Vieira, le bassiste Henok Tenesgen et le joueur de kora Balla Tounkara. Ensemble, ils ont retravaillé en clé moderne quelques thèmes traditionnels éthiopiens. Plutôt bonne sur papier, cette idée ne convainc que par intermittence. On démarre bien par le reggae hip hop du titre maître. ET le funk africain de « Hoya Hoye » ainsi que « Home » passent bien la rampe. Mais on s’enfonce très vite dans des programmations électroniques un peu faciles. Et cette volonté de plaire à tout prix déforce les qualités musicales présentes tout au long de la plaque. Néanmoins, si vous aimez Transglobal Underground, vous devriez apprécier cette compile…

mardi, 09 octobre 2007 23:43

La Onda Nueva En Mexico

Enregistrée il y a 37 ans, cette collection d’adaptations de traditionnels mexicains était depuis plusieurs années un objet de culte chez les amateurs de ‘rare groove’. A l’époque, le chef d’orchestre vénézuélien Aldemaro Romero souhaitait produire un disque de ‘Onda Nueva’ : un style qu’il avait créé. Caractérisé par des guitares bossa, des arrangements vocaux étranges et des rythmiques complexes en 3/4, il touillait dans le jazz. Cet opus réunit donc la crème des musiciens mexicains et la chanteuse chilienne Monna Bell. Une œuvre curieuse enregistrée en vingt jours qui laisse une belle part à l’improvisation. D’une grande qualité, la solution sonore flirte parfois avec le désuet, mais est aussi susceptible de verser dans le pur psychédélisme, surtout les arrangements vocaux complètement délirants. Les traditionnels mexicains (« La Bamba », « Guadalajara », « Cucurrucuccu ») sont donc propulsés sur une autre planète, proche des ‘tropicalistes’ brésiliens et surtout de Luiz Eça Y La Familia Sagrada, responsable d’un autre disque très bizarre. Réédité l’an dernier par… Vampisoul, il s’intitule… « La Nueva Onda ».

Véritable institution en Grande Bretagne, le dj Norman Jay anime le carnaval de Notting Hill depuis de nombreuses années. Notre homme a le chic pour remettre au goût du jour des classiques oubliés mais aussi faire connaître les nouveaux artistes de la scène R&B, hip hop, soul et funk. La série « Good Times » constitue un état des lieux de ses coups de cœur du moment. Vingt-quatre titres qui piochent dans la soul d’hier et d’aujourd’hui, l’électro funk (Shalamar D-Train), la house (Doug Lazy, Charles Dockins, Outside), le hip hop (le très doué Lupe Fiasco), un petit peu de reggae (Sister Riddim) et d’afrobeat (le formidable « Water got No Enemy » de Fela Kuti). Une sélection de goûts et de saveurs qui se concentre sur des plages peu connues et réserve de belles découvertes. En matière de reprises, on pointera Nina Simone responsable d’une magnifique adaptation de « Here comes the Sun » et le chanteur sicilien Mario Biondi d’une belle version d’« I can’t keep from Crying Sometimes ». Parmi les nouvelles divas de la soul ‘vintage’, Nicole Willis et de Joy Denalane (l’excellent « Soweto 96-06 ») tirent leur épingle du jeu. Dans le même registre, le « Morning Child Raw » de 4 Hero ressuscite de manière très convaincante la soul orchestrale des années 70. En chez les chanteurs soul d’époque, le « Thank You Love » de Clyde Mc Phatter est dynamisé par une rythmique hip hop avant l’heure. Le reste est loin d’être médiocre, mais s’avère peut-être un tout petit peu plus dispensable, surtout les compos house, qui ont très mal vieillies.

mardi, 18 septembre 2007 21:02

Gozalo ! Bugalu Tropical Vol.2

Cette copieuse compilation de 28 titres agrège les travaux de plusieurs formations qui enregistraient pour le compte du label péruvien MAG. Des titres concoctés entre 1965 et 1969, époque au cours de laquelle le boogaloo déboulait de New York pour influencer la plupart des musiciens en Amérique du Sud. Les compos réunies ici évoquent le plus souvent le mambo et annoncent déjà la salsa pour le côté latin exacerbé et les impros jazz. Outre les ‘descargas’ plus classiques et convenues, cette compilation épingle quelques plages assez drôles et originales. L’utilisation des guitares dans un style très proche du rock’n’roll (écoutez « Arroz Con Coco », « Comentario en El Solar ») ou carrément psychédéliques (« Boogaloo del Perro ») confère à certains morceaux une atmosphère décalée qui ne dépareillerait pas dans un film de type Tarantino. D’autres plus ‘groovy’, comme le « Guajira Boogaloo » sont soutenus par une batterie lourde et des percussions irrésistibles. Le moment le plus étonnant et drôle de cet elpee revient à « Cobardia », un titre curieux qui semble avoir été chanté par Speedy Gonzales. Bref, un disque pas toujours passionnant, mais qui recèle quelques très bonnes plages quand même.

mardi, 11 septembre 2007 22:11

Atomic Yggdrasil Tarot

Daniel Arcus Incus Ululat Higgs a été pendant 20 ans le leader des punk-rockers de Lungfish. Depuis quelques années, il enregistre des disques en solitaire, explorant une facette plus expérimentale de son travail. Ce nouvel essai en est une belle illustration. Les six longues plages constituent le pendant sonore d’un livre traitant des peintures, dessins et poèmes ‘haïku’ de notre homme. La copie promo ne recelant pas ces dessins, on s’intéressera uniquement à cette musique présentée sous des atours mystiques fumeux (fumistes ?) A l’aide d’un simple magnétophone à cassettes, Higgs a usé et abusé des effets sonores obtenus lorsqu’on bidouille les bandes magnétiques. Distorsions, bruits de fond, variations de vitesse produites en manipulant la touche ‘pause’. Musicalement, on passe de pièces assez ennuyeuses comme « Spectral Hues », où Higgs se contente de plaquer des accords de piano et joue avec la vitesse de la bande. Même principe et même ennui sur « Hems and Seams », où on croit entendre au loin un harmonica, des bouteilles qui s’entrechoquent alors qu’à l’avant-plan Higgs joue de la guimbarde en modulant à nouveau le défilement de cette bande. Les pièces les plus intéressantes sont celles où Higgs démontre son savoir faire guitaristique. Le titre maître, « Luminous Carcass Ornament » et « Coccon on the Cross » notamment. De longues improvisations (banjo et/ou guitare) torturées évoquant pêle-mêle la musique indienne traditionnelle, mais aussi les musiques du Nord de l’Afrique. Sans oublier le blues rural tel qu’il a été documenté au début du vingtième siècle par des musicologues comme Alan Lomax. Réservé aux explorateurs sonores en herbe.

mardi, 11 septembre 2007 22:07

Uncle Dysfunktional

Alors que le pauvre Tony Wilson vient de passer l’arme à gauche, ses poulains les plus ingérables sont de retour. « Yes Please ! », le pas très inspiré dernier album des Happy Mondays, était paru en 1992 et avait précipité la faillite du label « Factory » (allez voir « 24 Hour Party People » pour en savoir plus). Entre-temps il y a eu Black Grape, Shaun Ryder a sorti un album solo et collaboré avec les Gorillaz tandis que Bez participait à un ‘reality show’. Sans oublier que les Mondays ont tenté (et raté) un come back sur scène il y a quelques années.

Ryder, Bez et Gaz Wheeler ont reçu le concours d’Howie B et Sunny Levine, petit fils de Quincy Jones, pour concevoir « Unkle Dysfunktional ». Les premières écoutes donnent une impression peu flatteuse : les programmations rythmiques sonnent datées et Shaun Ryder, dont la voix semble être le fruit d’un croisement improbable entre Bob Dylan et Lee Scratch Perry, braille comme un vieux fou. Le disque révèle progressivement ses charmes et on finit par entrer dans ce cocktail graisseux qui mélange électro, disco, funk ‘clintonesque’, reggae, guitares à la Stones et … country. Certes, rien d’indispensable ou qui puisse accéder au rang de classique mais pas la débandade artistique annoncée par certains. Au fil du temps, le très crunk « Deviants » (un duo partagé en compagnie du emcee de L.A. Mickey Avalon), l’amusant et bien nommé « Cuntry Disco », le très Primal Scream « In The Blood », l’électro-hip hop « Anti Warhole On The Dancefloor » et le très ‘clintonesque’ (NDLR : encore !) « Weather » se forgent une appréciation de plus en plus en plus favorable. A l’image de leur affreuse pochette, ces papys de la défonce sont donc toujours des sales gamins et des vrais punk-rockers !

mardi, 11 septembre 2007 22:03

Daughtry

Demi-finaliste de l’émission télé « American Idol » (pendant américain de ‘la nouvelle star’), le chanteur Chris Daughtry a déjà vendu des camions entiers de ce premier album solo. Il attaque maintenant notre malheureux continent dans l’espoir d’y écouler son rock ‘adulte’ calibré pour les radios qui n’aiment pas les risques artistiques. Il nous propose une ennuyeuse succession de ballades rock mid-tempo qui, un peu à la manière de Nickelback, lorgnent un peu vers le métal et le grunge. Le tout est d’une banalité affligeante. Aucune mélodie ne se détache et la voix de l’ami Chris (proche de celle de Lars Ullrich) est irritante à souhait. A noter que Slash vient s’astiquer le manche sur un titre. Pendant ce temps là, on  retourne regarder « Alerte à Malibu » et Axl Rose essaye de terminer « Chinese Democracy ». Chacun ses problèmes.

10 posters de l’artiste vous sont offerts. Comment? En participant au concours consacré à l'artiste. Date limite de participation : le 30 septembre. RV en rubrique concours !

 

http://phobos.apple.com/WebObjects/MZStore.woa/wa/viewAlbum?id=214412700&s=143446

http://sib1.od2.com/common/product/Product.aspx?shop=40&associd=5&catno=OD2DI6169480

 

mardi, 11 septembre 2007 21:47

La Radiolina

Après six ans d’absence, l’ami Manu Chao a rassemblé ses potes du Radio Bemba Soundsystem pour mettre en boîte cette nouvelle œuvre. Le trompettiste sicilien Roy Paci est de la partie, mais aussi l’étrange Tonino Carotone, un chanteur espagnol obsédé par le génial Renato Carosone, vocaliste napolitain ayant sévi au cours des années cinquante. Au rayon des invités, on pointera une forte présence malienne, et en particulier Amadou Bagayoko (moitié du duo Amadou & Mariam) et Cheik Tidiane.

Fan de reggae, Manu Chao pique aux Jamaïcains le concept de recyclage musical, qu’il pousse ici dans ses derniers retranchements. Attendez-vous donc à réentendre plusieurs fois la même base musicale plaquée sur des paroles différentes. « La Radiolina » enchaîne les titres sans temps mort, mais on regrettera que l’inspiration ne soit pas souvent au rendez-vous. Elle est carrément absente des ¾ de l’album. On a droit à beaucoup trop de cavalcades punk rock montées sur des tristes boîtes à rythmes sensées émuler des vraies batteries : « 13 dias », « Tristeza Maleza », « Rainin Paradize », « Panik Panik », « El Kitapena » ou encore « The Bleedin Clown ». Une suite de titres caractérisée par ses pauvres qualités musicales et lyriques. A d’autres (rares) moments, Manu Chao redresse heureusement la barre. Le dub mariachi de « Politik Kills » est un des meilleurs moments de l’opus. Parmi les autres réussites on citera aussi le mélancolique « Me Lllaman Calle », le romantico-comique « A Cosa », « Otro Mundo » ou encore « Mala Fama ». Des titres mélodiquement riches où pour une fois Chao ne se contente pas de balancer des banalités navrantes sur l’état du monde et essaye d’écrire des textes qui tiennent la route.

 

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