Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Julia Drouot a coupé court…

De ses années de conservatoire, il reste à Julia Drouot peut-être le goût de ses fugues, non pas celles qui se jouaient au XVIIème siècle dans les salons des cours européennes, mais celle qui se chausse de semelles de vent. La chanteuse et compositrice a…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dEUS - 19/03/2026
giaa_kavka_zappa_13

Fool’s Gold

Écrit par - Taï -

La musique africaine, Vampire Weekend et Yeasayer la puisent chez leur référence majeure : Talkings Heads. Fool’s Gold, eux, préfèrent se servir directement à la source ! Les rythmes, les lyrics, les voix, l’ambiance et même la longueur des compos : tout un descriptif réminiscent du continent noir. Eponyme, le premier elpee de cette formation californienne constitue probablement l’aboutissement d’un concept débroussaillé par les deux combos susvisés. Pourtant, alors qu’on imagine les compos interprétées dans une langue proche du swali, elles sont en fait interprétées en hébreu… Pas parce qu’il existe une importante communauté juive en Ethiopie ; mais parce les co-leaders des Fool’s Gold, Lewis Pesacov et Luke Top, sont d’origine juive.

Et ce cocktail aussi étonnant qu’exotique, les deux comparses parviennent encore à le mâtiner de krautrock ! Effet de mode institué à Los Angeles ? Peut-être ! Mais une chose est sûre, les plages de cet opus sont excellentes. Au sein du collectif de la cité des Anges, figurent un membre des Foreign Born (Matt Popieluch), l’ex-batteur de We Are Scientists (Michael Tapper), une rock-star argentine (Erica Garcia) et un artiste plasticien brésilien (Salvador Placencia). Une joyeuse bande qui n’hésite pas à utiliser des tas d’instruments insolites : Gungon (tambour à peau), Gankogui (cloches), Kashishi (sonnailles en coquilles de noix) ou encore tambourin Mizhar. Parmi les huit chansons festives de ce long playing, on épinglera un blues saharien (« The World is All There »), du folk éthiopien (« Nadine), une immersion dans l’univers indien (« Ha Dvash ») et même un hymne contagieux (« Surprise Hotel »), qui aurait pu naître d’un séjour des Pixies en Afrique. Un tour du monde salvateur et convainquant, opéré en période de sinistre débat sur l’identité nationale ou sur le port du voile… Multiculturel, fun et sans prétention. Et on se met même à rêver de se prélasser voire de danser sur le rythme de leurs compos, lors d’une journée festivalière ensoleillée. Ma carte ‘World Music’ de l’année !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Fool’s Gold
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: I Am Sound / Cinq7 / Wagram / Pias
  • Date: 2010-03-08
  • Rating: 4
Lu 5553 fois
Plus dans cette catégorie : « Li(f)e Total life forever »