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Kreator - 25/03/2026
Hooverphonic

Have blues will travel

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Suite du périple de notre duo de guitaristes black & white. Joe Kubek, le blanc et le Bnois King, le (chanteur) noir. Les douze plages de ce nouvel elpee ont été intégralement composées par le tandem. Quel chemin parcouru, lorsqu’on sait que leur tout premier opus, publié en 1981, recelait douze reprises.

Si Kubek a autrefois milité au sein du backing band de Freddie King, comme second gratteur, c’est depuis 1980 qu’il partage ses aventures musicales, en compagnie de Bnois King (NDR : il est né en Louisiane). Une coopération ponctuée d’une quinzaine d'albums, parus chez Bullseye et Blind Pig et, depuis "Blood brothers", concocté en 2008, sur le prestigieux label Alligator. La pochette est très évocatrice : les deux hommes sont sur la route, les guitares dans le dos, en imaginant déjà de nouveaux épisodes.

La plage éponyme ouvre l’opus. Un morceau puissant imprimé sur un tempo boogie. Les guitares crépitent. Un service gagnant! Soutenues par une section rythmique d'acier, constituée du bassiste John Morris et du percussionniste Adrian Marchi, les douze cordes se conjuguent à la perfection. Joe est intenable, sa slide rugit de bonheur. "Got you out of my blood" baigne dans du R&B pur funk. Le timbre de Bnois est velouté. Il est dans son élément de prédilection. Les cordes de son partenaire sont agressives. Elles inoculent une coloration rock à la compo. King semble ravi lui accorder une réplique dans le style si cher à Albert King. Un modèle de feeling et d'efficacité. Pas le temps de récupérer et "Out of body, out of mind" nous prend à la gorge. Le rythme reste toujours aussi sémillant. Les deux guitares se muent en rythmique et ne laissent guère de place aux espaces vides. Joe le fumeur torture ses cordes. Echanges à couteaux tirés et grattes agonisantes : le southern rock dans toute sa splendeur ! "RU4 Real?" campe enfin le blues lent de circonstance. Un morceau bouleversant de sensibilité au cours duquel Kubek pince ses cordes à la limite de la rupture. Du bon, du vrai blues brûlant! Joe martyrise ses cordes à l’aide de son bottleneck sur "Payday America". Encore un titre pour la route. Bnois injecte toute sa passion, toute sa flamme dans sa voix pour attaquer "Shadows in the dark", une ballade blues au cours de laquelle les guitares sont insatiables, mais toujours remarquables. "My space up yours" trempe dans le texas blues le plus pur. Une plage bien rythmée, plus conventionnelle, mais moins rock que la plupart des autres de l’elpee. Ce qui n’empêche pas les interventions de Kubek de demeurer aussi redoutables. "Sleeping with one eye open" se couvre également d’accents blues. Mais sans jamais susciter la moindre sensation d’ennui. Autre ballade, "Wishful thinkking" est illuminé par une superbe mélodie. La voix de Bnois est conquérante et la slide de Joe majestueuse. Certainement un des meilleurs opus de ce duo, qui a bénéficié du concours du boss d’Alligator en personne, à la production.

 

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