Jim Kerr, c’est le chanteur du légendaire groupe de rock écossais Simple Minds. Une formation qui a vendu plus de quarante millions d'albums, à travers le monde, depuis 1979. Sans oublier les hits planétaires (NDLR : et surtout les plus populaires) comme « Don't You (Forget About Me) » et « Alive And Kicking », qui leur ont permis d’entrer dans la légende. Jim a décidé de voler de ses propres ailes. Et d’enregistrer un premier album solo. En choisissant pour pseudonyme Lostboy! Pour la première fois, il a bossé sans le concours de son acolyte Charlie Burchill, musicien (NDR : guitariste, claviériste, saxophoniste, batteur et violoniste) et surtout compositeur hors pair. Depuis plus de 30 ans, il était la muse de Simple Minds. Cependant, Kerr a sollicité, pour concocter son premier album solo, le coauteur et producteur londonien Jez Coad, qui avait déjà collaboré à la mise en forme du 14ème elpee studio du combo écossais, « Black & White 050505 », en 2005.
Mais venons-en au fait. En perte de vitesse depuis quelques années, Simple Minds s’essouffle visiblement. Souhaitant donner un coup de fouet ou de lifting à son image, Kerr nous propose donc « AKA Lostboy », balade solitaire d’un leader actuellement en manque de reconnaissance.
Là où on attendait un renouveau, une tentative, une prise de risque, Jim nous sert des fonds de tiroir où se sont accumulés quelques titres poussiéreux et totalement dépassés pour l’heure. De « Refuggee » à « Mr Silversmith », Jim Kerr, alias Lostboy, ne s’est visiblement pas perdu en chemin. Il n’a pas dévié d’un poil des sentiers tracés. Il a parfaitement suivi les dizaines de petits cailloux blancs qu’il avait semés durant plus de 20 années en compagnie de ses acolytes. Bref, rien de bien nouveau à déguster mais simplement une repasse des plats bien connus des amateurs de pop/rock des eighties. La voix et les mélodies sont immédiatement reconnaissables ; et on en arrive à se demander pourquoi sortir un elpee solo si c’est pour faire exactement la même chose que durant son aventure vécue au sein des Simple Minds ???
Les amateurs du genre apprécieront et tomberont peut-être même sous le charme ; reste quand même un petit goût de trop peu ou plutôt de déjà vu ou entendu ! D’ailleurs, pour ne pas être trop négatif, on épinglera quand même le single « Shadowland » que n’auraient pas renié les habituels musiciens du band, restés cette fois à quai, pour voir partir leur ‘enfant perdu’…

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