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Chocolate to the bone

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"Chocolate to the bone" constitue déjà le sixième opus de Guy pour le label Red House. Le dernier, "Give in kind", date de l'an dernier. Guy Davis vit à New York City. Chanteur, compositeur, mais aussi acteur, il joua à Broadway le rôle de Robert Johnson dans la pièce "Robert Johnson : Trick the devil". En 1993. Son 1er album, "Stomp down rider" remonte à 1995. Ce tout nouvel album est parsemé de dédicaces adressées aux gens qu'il apprécie. Et, le plus souvent à ses deux grands-pères, deux ouvriers des chemins de fer, ainsi qu'à Nina Simone et John Jackson.

Guy ouvre les hostilités par "Limetown". Ecrit par Sleepy John Estes, il rend hommage à ce célèbre citoyen de Brownsville ; mais David y a ajouté quelques nouveaux versets, issu de sa plume. "Tell me where the road is" est une bien jolie composition. Elle relate ses relations amour/haine rencontrées sur la route. Guy reprend le traditionnel "Step it up and go". Il ne sait à qui l'attribuer : Leadbelly ? Josh White ? Ou John Jackson ? Qu'importe, il l'interprète en pensant à Blind Willie McTell. Howard Johnson y assure les parties de basse… au tuba. Son regard remonte un demi-siècle en arrière lorsqu'il exécute "I believe I'll lose my mind" de John Lee Hooker. Et quand Mr Davis écrit, il a régulièrement un bluesman de naguère en tête. A l'instar de "Right on time", dédié à Furry Lewis ou encore de "Set a place on me" de nouveau à Blind Willie McTell. Tramée par l'orgue Hammond de Tommy "T-Bone" Wolk et les cordes de guitare à la beauté immaculée de Nerak Roth Patterson, cette dernière plage embrasse une bien jolie mélodie. Le morceau traditionnel "Shortnin' bread" est dédié à son oncle, Pete Seeger. Et le "Drifting blues" de Charles Brown à la fois à Buddy Guy ainsi qu'à la mémoire de son compère, Junior Wells. Une version que Guy réussit brillamment. Son "Sho'nuff satisfied" dégage beaucoup de gaieté et de bonne humeur, avant de vibrer pour le "Matchbox blues" de Blind Lemon Jefferson. Guy embraie alors par un hommage à ses dieux musicaux. Tout d'abord Jorma Kaukonen, le guitariste de Jefferson Airplane et de Hot Tuna, à travers "Honey babe". Ensuite, Willie Dixon, tout au long d'un "Back door man" chanté à la manière de … Howlin' Wolf! Le "Railroad story" ne manque pas son but. Qui ne connaît pas le célèbre "Whoopin' style" de Sonny Terry ? La conclusion est brillamment réservée à "Saturday blues". Une adaptation consacrée à Ishman Bracey, son compositeur, derechef enrichie par les curieux effets du tuba. Tout bon! Mr Guy Davis possède une superbe voix, une voix idéalement sculptée pour chanter ce type de répertoire…

Informations supplémentaires

  • Band Name: Guy Davis
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Red House / Central Distribution
  • Date: 2003-12-31
  • Rating: 0
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