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Rhythm disease

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"Rhythm disease" constitue le deuxième album (NDR : il était très attendu !) de ce groupe issu de Minneapolis/St Paul. Une formation qui ne cache pas son penchant pour le rockabilly et les différents courants louisianais. Pas étonnant que les Hillbilly Voodoo Dolls définissent leur musique comme un assemblage de rockabilly, de blues, de R&B, de rock'n'roll et de zydeco. Bien que posant à quatre sur la photo de la pochette, les Dolls sont toujours au nombre de cinq : Paul Bergen à la guitare et au chant, Andy Dee (encore que l'on ne sache pas trop s'il appartient au line up !) à la guitare, à la slide, au dobro et à la lap steel, Paul Manske (ex-Boogiemen) à la basse et au chant, Tom Coursolle aux claviers et au chant, ainsi que Tony Kamana aux drums. Andy et Paul Bergen se réservent la mise en forme, Dee, Manske et Bergen, les compositions. "Hubba Hubba", leur premier album était paru sur le label local, Blue Loon.

L'album s'ouvre par "Red hot boogie", un boogie bien léché et très chaud. Plus southern pop, "Jivin' me" me fait un peu penser à un hit des sixties intitulé "She's about a mover". Il avait été écrit par Sir Douglas Quintet (de Doug Sahm). A cause de cette sonorité très spécifique de l'orgue. Les vocalistes sont excellents. La voix de Manske est autoritaire, puissante, déterminante même. En particulier sur l'excellent R&B lent "Bad luck streak". Pops Coursolle est au piano électrique. Andy Dee à la slide réverbérée. Très dense dans le son, très soigné au niveau de la production, "Sometimes you don't know me at all" est encore une fois un rock pop aux accents sudistes. J'adore "Woman trouble". Un rock immédiat : celui de l'urgence ; l'appel au 911! Les sonorités des deux guitares jouées par Bergen et Dee sont totalement réverbérées. Le chant reste excellent. Une incontestable réussite ! Le son des Dolls se rapproche régulièrement de Memphis. A l'instar de "She don't want you" qui baigne dans les sonorités de l'orgue Hammond. La voix nasillarde de Paul Bergen est proche de celle de Tom Petty ; et le style n'est d'ailleurs pas éloigné de celui des Heartbreakers. Manske se fait adepte du son Stax, dans sa manière de chanter, tout au long de "The last thing on my mind". La slide, ou plus exactement la lapsteel, donne l'accent à la mélodie de cette superbe ballade lente qui invite à se frotter. "Lights out" marque un changement de ton. Il s'ouvre par le beat de Bo Diddley avant de se fondre dans un rock'n'roll/boogie furieux. A en attraper des fourmis dans les jambes. Coursolle s'y prend même pour Little Richard. Le pianiste tient la grand forme. Lors de la reprise du "No more doggin" de Roscoe Gordon, il adopte le style louisianais de La Nouvelle Orléans. Le chant est "téléphoné". La guitare de Bergen trempe dans le style bluesy adopté. Evoluant quelque part quelque part entre swamp rock et texmex, "Hurricane rag" est une nouvelle perle pop. Les Dolls respirent la joie de vivre et de jouer sur cet axe Mexico - Baton Rouge. L'orgue Farfisa flirte avec le dobro. "West Memphis Three" renoue avec la superbe atmosphère de "Bad luck streak". Le style est paradoxalement dépouillé mais musicalement très riche. L'album s'achève par un pseudo rap hilarant, qui démontre toute la bonne humeur manifestée par les musiciens tout au long des sessions d'enregistrement. Un tout bon album!

 

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