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Transfiguration of Vincent

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Des cigales entonnent leur chant estival sur un instrumental country-folk limite mariachi, genre Calexico dans le Sud de la France. Puis un piano déboule sans crier gare (" Sad, Sad Song "), comme si Ed Harcourt avait pris le maquis, le temps d'une pause rafraîchissante en compagnie d'une Chan Marshall (les chœurs) toujours aussi timide. Pourtant, on n'est ni en pleine fournaise pyrénéenne, ni chez l'Anglais dandy fan de Brian Wilson : on est en Oregon, pays de cocagne de Matt Ward, songwriter encore mésestimé dont ce " Transfiguration… " est le troisième album, après " Duet For Guitars #2 " (1999) et " End of Amnesia " (2001). Sans forcer (une guitare, un piano, une batterie et un harmonica), Matt Ward écrit quelques-unes des plus belles pages du folk américain, mais un folk réservé, rongé par le doute, dénué de tout oripeau trop voyant. De l'anti-folk, diront certains, si ce n'est que Matt Ward sait chanter, d'une voix paisible et sereine, qui contraste joliment avec la tristesse de ses textes. Epaulé d'une belle brochette de musiciens aguerris (d'Howe Gelb à Deeana Varagona de Lambchop), Matt Ward convainc avec tact et finesse, là où d'autres ne susciteraient qu'ennui et bâillements polis. Du jazzy " Poor Boy, Minor Key " à la cover anémique du " Let's Dance " de Bowie, Matt Ward ne cesse de nous surprendre et de nous émouvoir. Une véritable transfiguration, comme il dit. Menée de mains de maître.

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