Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dEUS - 19/03/2026
Kreator - 25/03/2026

Newport blues

Écrit par - -

John Adam Estes est un bluesman mythique, réputé et connu de tout esthète confirmé du blues. Il est né en 1899 à Brownsville, dans le Tennessee. Il avait perdu un œil au cours de sa jeunesse et est devenu complètement aveugle en 1949. Sa vie d'artiste a cependant été bien remplie, et ce jusqu'à son décès en 1977. Pourtant, à sa mort, il était dans un tel état de dénuement que ses funérailles durent être payées par souscription. Il a beaucoup enregistré : depuis ses débuts en 1929 pour Victor, et puis successivement chez Decca, Bluebird, Sun et Delmark.

Cet album est historique, car il n'a jamais été édité. John était passé, durant l'été 1964, au célèbre Newport Folk Festival. Des séances en studio ont été programmées suite à ce passage. Elles datent du 28 juillet de la même année. Cet album vaut aussi par la présence de ses deux fidèles amis, Yank Rachell et Hammie Nixon. Né en 1910, Yank a joué chez Beale Street avec Sleepy John. Multi-instrumentiste, il était surtout réputé pour son adresse à la mandoline. Il nous a quittés en 1997. Hammie Nixon était également originaire de Brownsville, où il avait vu le jour en 1908. Un remarquable harmoniciste qui a également disparu en 1984.

John ouvre l'opus par "Special agent". Un titre qu'il avait déjà enregistré ; mais sur un 78 tours ! Chez Decca, en 1938. Yank rejoint John et Hammie dès "Wadie green blues". Renforcée par l'harmonica lumineux, l'alchimie guitare et mandoline fonctionne instantanément. Le jeu superbe de Hammie Nixon est sans doute l'élément clef de cet album. Personnellement, c'est même une révélation ! Certaines sonorités atmosphériques balaient "Up & down", une espèce de blues scatologique au cours duquel la mandoline se libère. L'album offre une solide tranche de blues pur. Un folk blues qui ne suscite jamais l'ennui. Depuis le singulier "Need more blues" à "Newport blues", dominé par le brio de Nixon, en passant par "80 Highway", un superbe bues lent que Sleepy John chante avec une passion débordante, "NYC Breakdown" au cours duquel Estes et Nixon s'échangent des phrases vocales sur le mode du dialogue et "Worried mind blues". En fin d'album, Yank Rachell s'assied au piano. Il laisse d'abord Hammie Nixon chanter d'une voix chaude et rassurante, "Poor mother's child" ; avant de prendre le relais vocal pour interpréter "New doorbell blues". Un excellent album de downhome blues !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Sleepy John Estes
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Delmark / Central Distribution
  • Date: 2002-12-31
  • Rating: 0
Lu 895 fois