Chaque grande scène de film a son émotion. Chacun de ces sentiments est appuyé par une musique en arrière-plan. Les treize titres de « Breadth Control » ont un peu cette allure-là. Ils créent des ambiances claires et précises, qui laissent beaucoup de liberté à l’imagination tout en sachant où on veut emmener l’auditeur. On se construit très facilement de véritables séquences de production cinématographique. Et il n’est clairement pas donné à tout le monde d’établir de tels morceaux. Mais il est bien rare que les mélodies d’une B.O. de film pénètrent notre mémoire. En effet, on ne peut s’en passer tout au long de la projection, mais, à la sortie de la salle, personne ne se souvient d’un air musical. David Vangel nous propose un album bâti sur un schéma similaire. Ses morceaux sont jouissifs sur le moment, mais ne gravent aucun souvenir. Un autre détail me chiffonne : la meilleure piste est sans aucun doute « A Place In Time », qui ne dure que… 45 secondes ! Il est ‘étrange’ de ne pas exploiter plus longuement cette plage qui pourrait être d’anthologie. Du coup, on reste sur un goût de trop peu. Mais le fait que « Breadth Control » ne comporte pas de réel titre faible, sauve la mise par la suite.

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