L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

logo_musiczine

Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

dimmu_borgir_013_06
The Young Gods

Big surprise

Écrit par - -

La blondinette Becca nous vient des Cornouailles (NDR : c’est à l'extrême sud-ouest de l'Angleterre). Au cours de sa jeunesse, elle a beaucoup écouté Taj Mahal, Ray Charles et Aretha Franklin. Guère surprenant qu'elle ait opté pour le blues, la soul et le gospel. Elle rencontre, Vince Lee, le leader des Wildcards, en 2008. Un événement déterminant pour sa carrière. Vince tombe sous le charme de cette jeune femme. Il l’invite à accomplir une tournée en duo et à enregistrer un premier opus, "Big surprise", dans le studio de Plymouth. Lors de ces sessions, Becca est entourée de son backing band, mais a également reçu le concours de Vince, du bassiste des Wildcards, Martin Vowles, et du drummer Sebastian Boleslawski.

Les sources d’inspiration de cet elpee (NDR : très belle pochette !) sont multiples. Elles remontent même au blues du delta des années 20. L’opus s’ouvre par "I was born to cry", une compo signée Dion Dimucci, qui avait fait un tabac fin des fifties, et caractérisée par son chant doowop. Débordant d’enthousiasme, "King size papa" trempe dans un jump swing vigoureux. Lee étale son savoir-faire sur les cordes. Il est bien épaulé par l'orgue Hammond de Paul Harris. Le "While I wait for you" de Roxanne Potvin colle parfaitement à la voix atmosphérique de Miss Langford. Vince pince ses cordes de gratte acoustique dans le style manouche. Le "You're in for a big surprise" de Percy Mayfield constitue la réelle introduction de Becca au blues. Sa voix prend tout son relief tout au long de cet exercice de style accompli sans filet. Omniprésent, Mr Lee libère des notes particulièrement chatoyantes, sur ses cordes. La machine à remonter le temps défile ensuite. Tout d’abord pour aborder le répertoire du mythique Charley Patton. Lors d’un "Some these days I'll be gone" que Becca et Vince chantent en duo, soutenus par mandocaster, dobro, violon et percussions. Drôle, semblable à la B.O. d’un film muet, le "Do it this way" des Squirrel Nut Zippers est dominé par un ukulele et la trompette de Ian Pettit. Du pur ragtime ! Becca chante le "Love me like a man" de Bonnie Raitt, secondée par son paternel à l'harmonica, Ian Langford. L'orgue de Paul Harris et les cuivres entretiennent un climat jazz et swing tout au long de "Hot & cold running tears". Une ambiance envoûtante, très delta, envahit le "Lord, I just can't keep from crying" de Blind Willie Johnson. Becca injecte beaucoup de sensibilité tout au long de "Never no more", un autre blues d’une grande pureté. Mais sa plus belle performance vocale est incontestablement atteinte dans sa version soul du "Miss your water" de William Bell.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Becca Langsford
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Autoproduction
  • Date: 2011-04-30
  • Rating: 4
Lu 1023 fois
Plus dans cette catégorie : « On the ragtime Diamonds & Plastic »