Il n’existe pas de ligne droite pour The Beths…

The Beths, un groupe néo-zélandais composé de la chanteuse Elizabeth Stokes, du guitariste Jonathan Pearce, du bassiste Benjamin Sinclair et du batteur Tristan Deck, annonce la sortie de son nouvel elpee "Straight Line Was A Lie", le 29 août 2025. En avril,…

logo_musiczine

Bénabar les regarde danser…

Bénabar est de retour et nous propose un nouveau single intitulé « Elles dansent », un titre fondamentalement pop, joyeux et émouvant, qui raconte une histoire de famille ou d’amis dans laquelle chacun pourrait se reconnaître : un moment de joie et de liberté…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kreator - 25/03/2026
dEUS - 19/03/2026

It sure had a kick

Écrit par - -

William ‘Jazz’ Gillum est né en septembre 1904 à Indianola, dans le Mississippi (NDR : tout comme plus tard un certain BB King). Très jeune, il apprend l'harmonica au contact de ses frères. En 1923, il part à Chicago. Puis on perd sa trace. Peu d'informations filtrent d'ailleurs à son sujet jusqu'en juin 1934, lorsqu'il entre pour la première fois en studio en compagnie du guitariste Big Bill Broonzy. Il y enregistre un elpee qui réunit des compositions écrites entre les années 38 et 49. Il disparaît ensuite pour réapparaître à New York en 1961, en compagnie de Memphis Slim. Il retourne à Chicago, où il est assassiné en mars 1966. Durant les années 30, il a connu une certaine popularité auprès du public noir. A l'instar d'un certain John Lee ‘Sonny Boy’ Williamson, lui aussi, disparu de manière violente dans une rue de Chicago. Les plages de cet album ont été enregistrées pour le label Bluebird avec lequel il a collaboré durant 14 années ; et 9 d'entre elles ont été commises en compagnie du réputé Broonzy.

Nous le retrouvons en juin 38. Il est flanqué de ses Jazz Boys, parmi lesquels figuraient Big Bill et Washboard Sam à la planche. Deux témoignages illustrent cette période : "You're laughing now" et surtout "I'm gonna get it". Jazz se révèle instantanément un instrumentiste inventif, capable de swinguer avec une facilité déconcertante (NDR : ce qui explique son surnom). Il arrache des phrases écorchées de son harmo, un peu comme Snooky Pryor le fait dans l'exercice du boogie. Le piano effectue son entrée lors de la session suivante, "Let her go". Celle de décembre 41 est superbe. Le son est très bien restitué sur "War time blues" ainsi que sur le boogie "You are doing me wrong". Il interprète également le "Down south blues" de son ami Sonny Boy I. En 42, il reprend le célèbre "I'm gonna leave you on the outskirts of town", mais aussi les titres rythmés "I counldn't help it" et "Tell me mama", flanqué de Blind John Davis au piano et pour la dernière fois, de Mr Broonzy. En 1946, la guerre est finie. Big Maceo Merriweather au piano et un tout bon Leonard Caston à la guitare participent au blues bien accompli, "Long Razor blues". Pour les toutes dernières sessions menées de 46 à 49, le climat est au beau fixe. On remarque ainsi la présence du brillant bassiste Ransom Knowling sur "The blues what am" et celle du jeune pianiste Eddie Boyd, pour "Take a little walk with me" de Robert Lockwood. Jazz Gillum est un bluesman qui mérite votre reconnaissance.

 

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Jazz Gillum
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Indigo / Munich
  • Date: 2001-12-31
  • Rating: 0
Lu 685 fois
Plus dans cette catégorie : « Live at Romie´s Get it while it´s hot »