Les Paladins nous viennent de San Diego, en Californie. Un trio très populaire qui applique de délicates touches de blues et de jazz sur son mélange de rock'n'roll et de country. Un cocktail qu'il réalise avec un rare bonheur. En 1987, il a bénéficié du support de Kim Wilson pour enregistrer son 1er opus éponyme. Depuis, 5 autres albums se sont succédés : "Years since yesterday", "Let's Buzz", "Ticket home", le live "Million Mile Club" et "Slippin' in".
L'inamovible leader demeure Dave Gonzales. Il est entouré de Thomas Yearsley, à la basse, et de Brian Fahey, à la batterie. L'opus démarre par le swinguant "Goin' to the city", soutenu par le piano de Micah Hulsher. Le rockabilly s'installe sur "Then I found you". Un exercice sur lequel Dave Gonzales et ses boys excellent. L'album monte en puissance dès "Hot-rod-rockin". A cause de cette guitare rythmique qui tue. "She tears me up" et surtout "How long you gonna tease me" sont stimulés par le piano boogie et speedé de Hulsher. La rythmique reprend le dessus sur "You make it they take it". Les chœurs féminins des "Pal-'ettes" vous entraînent vers les danses du passé : locomotion, twist et madison!! "Gone" opère un changement de registre. Chris Lawrence est à la steel guitar, et les Paladins se font cowboys. Un bel exercice de style ! Instrumental, "Powershake" paie un tribut à la surf music. Les Paladins sont aussi capables d'aborder le country honky-tonk avec beaucoup de talent. Et ils le démontrent sur "Alcohol of fame" et "Long way totown". Enrichie par la présence d'une pedal steel, "Just a matter of time est une douce ballade. Une finale venue tout droit de Nashville. Pour les aficionados des Paladins, je signale que l'album "Ticket home" est à nouveau disponible. Epuisé sous sa forme originale, il est ressorti sous le titre "Rejiveinated", et compte quatre inédits en prime.

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