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Luke's dream

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Les Mama’s Boys sont issus de Long Beach. Il y a déjà une bonne vingtaine d’années qu’ils écument les routes, à travers le monde. Si celles du sud de la Californie du Sud n’ont plus de secret pour eux, ils se sont également déjà produits à 22 reprises, outre-Atlantique. A ses débuts, la formation squattait littéralement un des meilleurs clubs de blues de L.A, le ‘Babe's and Ricky's Inn’, dont la propriétaire n’était autre que la regrettée légende locale, Mama Laura Gross. Depuis leur formation, ils sont drivés par le chanteur/harmoniciste Johnny Mastro. Il est épaulé par son fidèle guitariste, Smokehouse Brown. Le reste du backing group est cependant identique que lors de la confection du dernier opus, "Beautiful chaos", paru en 2011. Et leur musique est demeurée directe, primaire, rugueuse, âpre et puissante.

Surprise, le titre d’ouverture est acoustique. Il s’agit, en outre, du titre maître. Une plage qui rend hommage à un grand bluesman issu de Los Angeles, emporté par une overdose en novembre 2008, Robert Lucas. Il vivait le blues. Il avait le blues. Il chantait d’une voix caverneuse, très expressive. Au cours des dernières années de sa vie, il avait milité chez Canned Heat. Johnny chante superbement ce rêve de Luke. Il est épaulé par Brown à la gratte et le percussionniste local, Max Bangwell. Toujours en ‘unplugged’, le même trio est reconduit pour le percutant "Mr J.J's man", un boogie/country/blues, et l'excellente reprise du "Roller Coaster" de Bo Diddley. Des bruitages accablants forment la trame rythmique de "Thunder roll", une plage qui baigne au sein d’un climat de transe d'où se libèrent la slide largement amplifiée et l'harmonica du leader. Ce dernier poursuit même son chemin sans demander son reste flirtant au besoin avec les notes aiguës. Peter Atanassof a collaboré aux sessions d’enregistrement de ce disque. Il y joue de la guitare et injecte dans l’expression sonore de nombreux bruitages. Pas vraiment notoire, ce musicien avait quand même autrefois transité par le Paul Butterfield Band. "Knee high" est un boogie primaire, dur, tortueux, sans concession, bref à la sauce Mastro. On y remarque la participation du ‘sixcordiste’ déjanté Kirk Fletcher. De quoi nous rappeler que les Boys sont proches du boogie band le plus célèbre au monde, Canned Heat ; et bien sûr du regretté Henry Vestine. "Junker's blues" est une compo issue de la plume du pianiste boxeur new orléanais, Champion Jack Dupree. Ce blues est imprimé sur un mid tempo. La rythmique est lourde. Les douze accords sont plaqués. Les interventions à l’harmo sont claires et concises et s’évadent une nouvelle fois. En perpétuel dérapage contrôlé, la slide de Brown est saturée d'écho! Mastro semble toujours au bord de l'agonie lorsqu'il chante au cœur de rythmes hypnotiques. La douleur semble intense tout au long de "Hurt". Jimmy Goodall cogne durement sur ses peaux à l'arrière, alors que Scott Abayta, le patron de Ripcat, apporte sa collaboration à la guitare. La musique est âpre, mais elle passe bien la rampe. Le message du metal blues tient la distance. Après une intro qui prend sa source dans le Delta, "Tonight we ride" vire au Chicago blues. Une plage de bonne facture accommodée à la sauce des Boys. A la slide, Fletcher pousse le riff familier d'Elmore James, renforçant ainsi l'édifice. "The light" est un blues rock sauvage. Le mélomane est pris à la gorge. L'étau se resserre. D’autant que les terriblement efficaces "Francine" et "My rocket" embraient dans le même style. "Temperature" achève l’elpee. Une longue finale qui synthétise toutes les aptitudes de la bande à Mastro. Cette piste avait également été écrite par Little Walter. Un nouveau traitement lui est réservé. La pression est maximale. Atanasoff parsème la piste de bruitages décapants, nous plongeant au sein d’une transe psychédélique. Impressionnant !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Johnny Mastro
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Rip Cat / Frank Roszak Productions
  • Date: 2012-07-03
  • Rating: 5
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