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Chanteur/harmoniciste/compositeur, Dave Hoerl est né à San Francisco. Il a beaucoup appris de Rick Estrin, le leader des Nightcats. Il réside au Canada, du côté de Vancouver, depuis 1986. Et en 2012, il a acquis la double nationalité, canadienne et américaine. Lorsqu’il débarque dans son pays d’adoption, il devient très proche du pianiste Kenny ‘Blues Boss’ Wayne. Dave fonde les Twisters en 1994. La formation a gravé depuis 4 long playings ; et si elle et toujours en activité, seul Hoerl y milite comme membre originel. Une aventure qui lui a permis depuis de cumuler les nominations aux Awards du blues, décernés par la Toronto Blues Society. Hoerl développe également d’autres projets. En duo ou trio, au sein de Hurricane and the Hooligans.

Ce nouvel opus solo a été enregistré dans le studio Blue Wave, à Vancouver. Il est co-produit par Kevin Burke et Dave. Hoerl a écrit ou co-écrit 9 des 11 plages. Lors des sessions, il a reçu le concours de la crème des musiciens locaux. Et notamment Double D (Dave Dykhuizen) aux guitares, Charles Hart (l'un des Twisters) à la basse, Roger Brant à la batterie, Dave ‘Cob’ Webb aux claviers et Johnny Ferreira aux saxophones.

"Soul mate", titre qui ouvre les hostilités, est sans doute celui qui lorgne le plus vers le Chicago blues. L’ambiance est cool. Dave Webb assure derrière son piano. Parcimonieux aux cordes, James ‘Budd’ Rogers (invité pour la circonstance) est tout aussi efficace sur ses cordes. Mais les interventions de Hoerl à l’harmo sont à la fois personnelles et bouleversantes. Ce n’est pas un musicien extraverti qui en remet constamment trois couches. Il privilégie la sobriété tout en livrant son âme, à l’instar du très swing "Pure & simple blues", une plage au cours de laquelle il est soutenu par Double D à la slide. "I'd rather be blind, crippled and crazy" est issu de la plume de Charles Hodges et O.V Wright (avec la bénédiction du label Hi). Un soul blues indolent, qu’il chante discrètement. Webb tapisse l’expression sonore de ses interventions à l’orgue Hammond. Double D tire son épingle du jeu en mode jazz. "Snake charm" est une plage élégante, dansante et subtilement manouche. La six cordes de Brandon Isaak (le Twister) libère énormément de swing. Ferreira vient apporter son concours au saxophone ; et finalement David se sent comme un poisson dans l’eau au cœur de ce style qui incontestablement aurait plu à notre Toots Thielemans. "Fight of the century" est une piste lente, mais subtilement funky, une plage au cours de laquelle Webb tire son épingle du jeu à l’orgue Hammond. Empreint de délicatesse, "Don't think it can't happen to you" est un autre titre de toute bonne facture imprimé sur un tempo jazzyfiant. Un morceau qui baigne au sein d’un climat fragile entretenu par l'orgue et l'harmo du leader ! Chip Hart amorce "Grand old game" (NDR : une chanson dont le lyrics traitent du baseball), une compo dont le Diddley beat est imprimé par les percus de Hart aussitôt relayées par l'harmonica. "She took back my heart" trempe dans le soul funk. Roots song entraînante, "Long highway" repose sur une jolie ligne mélodique. "A little off the top" adopte un profil r&b emprunté aux 50’s. Câline, la voix s’inscrit parfaitement dans ce climat fin de soirée. Les accents jazz sont entretenus par la contrebasse, le piano et le sax ténor de Ferreira. "I left my heart in San Francisco" est un morceau autrefois popularisé par Tony Bennett. La version proposée est instrumentale. L’ombre de Toots Thielemans plane à nouveau. Hoerl et manifestement un musicien talentueux, mais en même temps créatif. Ce qui ne gâte rien !

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Dave Hurricane Hoerl
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Full Swing / Sarah French Publicity
  • Date: 2014-06-24
  • Rating: 4
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