Après 7 années passées sur les routes et les scènes musicales du monde entier, Mad Caddies a pris son temps avant de publier son "Dirty Rice". Groupe phare de la scène ska punk depuis la sortie de "Duck and Cover", en 1998, après 400 000 albums vendus en 19 années de carrière, Mad Caddies a décidé de mûrir comme le bon vin et de vieillir avec ses fans. Plus loin du punk, plus près du ska. On a troqué les bouteilles de whisky pour les biberons et les hamburgers pour la cuisine de bobonne. Ainsi "Dirty Rice" est servi comme un plat qui garde ses composants de départ, à savoir le côté jazzy de la Nouvelle-Orléans, mais en y intégrant toute une palette de saveurs qui viennent parfumer l'ensemble. Les cuivres et pianos, plus lents, plus swing, font la part belle au ragtime, au dixieland, au reggae, le tout relevé à la sauce cajun. D'où le titre de l'elpee, puisqu'il tire celui-ci d'un plat traditionnel de Louisiane comprenant... une douzaine d'ingrédients. Indigeste ? Non, du tout ! Tout se déguste à la petite cuillère et reste cohérent. Evidemment, ceux qui espèrent retrouver des tempos rapides à la « Riot », « Monkeys » ou encore « Drinking For 11 » risquent de rester un peu sur leur faim. Mad Caddies a décidé d'entrer dans l'âge de la maturité. N'ayant plus rien à prouver, il se libère et vit pleinement toutes ses influences. En 12 mélodies plus riches les unes que les autres, "Dirty Rice" communique sa bonne humeur. Cette évolution dans le registre ne doit pas nous faire oublier ce que Mad Caddies est réellement : un formidable Big Band, une machine de scène qui exprime pleinement toute sa palette en live. Ce ne sont pas les festivaliers de Dour qui diront le contraire.

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