Originaire d’Indianapolis, cet auteur/compositeur/interprète jouit d’une fameuse notoriété dans l’univers de l’americana. Et dans ses racines, il a bien intégré des ingrédients folk, blues, country et rock. Agé de 62 ans, sa carrière est bien remplie. Dès 1973, il signe un contrat chez Epic, mais ne rencontre guère de succès. Il passe successivement chez MCA et Geffen. Il écrit pour Rosanne Cash, la fille de Johnny. Ils enregistrent en duo, "The way we make a broken heart". Il change à nouveau de label et atterrit chez A&M. En 1987, il publie "Bring the family", elpee pour lequel il reçoit le concours de Ry Cooder, Nick Lowe et Jim Keltner. En 1992, cette même équipe décide de monter un nouveau projet, qu’elle baptise Little Village. Le quatuor grave un opus éponyme, part en tournée et puis se sépare. Depuis, John a repris son chemin sous son propre nom, nous réservant régulièrement ses œuvres. Ce qui lui a permis, au passage, de décrocher quelques awards. Il a composé pour de nombreuses stars : Bob Dylan, Bonnie Raitt, BB King, Eric Clapton, Emmylou Harris, Iggy Pop, etc.
Paru en 2012, son "Mystic pinball" m’avait bien plu. "Terms of my surrender" constitue son 22ème opus studio. Hiatt y plonge ses racines dans le blues acoustique. Un disque dont la mise en forme a été réalisée par son fidèle guitariste, Doug Lancio. Lors des sessions il a bénéficié de la participation de son backing group, The Combo ; en l’occurrence Lancio, Nathan Gehri, Kenneth Blevins et Brandon Young. John est un conteur ; ses onze compositions relatent les événements de la vie et ses expériences personnelles.
"Long time coming" s’ouvre sous la forme d’une ballade acoustique, avant que la guitare amplifiée de Lancio et l'orgue de John Coleman ne viennent apporter une nouvelle dimension à la compo ; un titre dont la beauté et la sérénité sont entretenues par la voix ténébreuse et grave de l’artiste. John chante sur un ton dramatique "Face of god ", un blues à l'ancienne ; il sort même son vieil harmonica de sa poche pour y souffler. De sa voix rauque, il interprète "Marlene", une autre ballade country/folk, mais entraînante, une chanson d’amour au cours de laquelle la pedal steel accentue le sentiment de mélancolie. Lancio apporte une touche de bluegrass à "Wind don't have to hurry", en introduisant le morceau par du banjo, alors que des chœurs féminins enrobent la voix profonde de John, afin de communiquer une certaine intensité dramatique à cette plage. Mandoline et guitare slide alimentent "Nobody knows his name", une superbe ballade sculptée dans le blues. Autre blues, "Baby's gonna kick" bénéficie d’excellents arrangements. A l’agonie, l’harmo pousse quelques cris, bientôt rejoint par les cordes électriques de Lancio. De son timbre de baryton, Hiatt déclame à la manière de John Lee Hooker, le blues particulièrement dépouillé "Nothin' I love", avant d’autoriser une sortie déterminante à la guitare. "Terms of my surrender" est une ballade indolente, cool. D’un ton désabusé, las, il interprète le blues "Here to stay". "Old people" trempe toujours dans le blues, une compo dont la mélodie est remarquablement tramée par la conjugaison des voix. Et l’opus de s’achever par le brillant "Come back home".

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