La carrière d’Eric Clapton est déjà très longue. Sa notoriété, il l’a forgée au fil de ses expériences, qu’il a menées chez les Yardbirds, Bluesbreakers, Cream, Blind Faith, Derek and the Dominoes et bien entendu, en solitaire. La plus longue, il faut le préciser. Au fil du temps, la musique de l’artiste est devenue plus pop, même si elle a toujours conservé des racines blues. Ce qu’il a constamment démontré sur les planches. Ses enregistrements ‘live’ sont innombrables. Ce Dvd a été immortalisé dans le cadre de la tournée "Mid and Far East Tour", en 2014. Il nous livre seize chansons (en comptant les deux en bonus) dont certaines appartiennent à son répertoire intemporel, depuis plusieurs décennies. Il recèle également des interviews, des séances de répètes et des reportages filmés lors de ses voyages en train ou en avion. Artiste plus que notoire, Clapton peut se permettre d’engager de brillants collaborateurs. Pour la circonstance, il a entraîné ainsi dans l’aventure, Steve Gadd et Nathan East pour constituer la section rythmique, Paul Carrack et Chris Stainton, aux claviers, ainsi que deux choristes, Michelle John et Shar White.
"Tell the truth" date de l'époque Derek and the Dominoes. C’est le titre qui ouvre le Dvd. "Pretending" embraie. Il s’agit de la première piste de l’elpee, "Journeyman". "Crossroads" est devenu un classique. Il remonte à l’époque de The Cream. Une compo signée par le légendaire Robert Johnson, et imprimée ici sur un tempo plus lent. Blues indolent, "Driftin' blues" a été écrit par Johnny Moore et Charles Brown, au cours des années 40. La nouvelle version est acoustique. La reprise du "I shot the sheriff" de Bob Marley a toujours été un moment incontournable lors d'un concert de Clapton. "Layla" et "Wonderful tonight" sont deux chansons qu'il avait destinées son ex-épouse Pattie Boyd, également une ex de feu Georges Harrison… Ce périple nous entraîne au Japon. Qui rend hommage à Eric pour son 200ème concert accordé au pays du soleil levant. On le retrouve ensuite, également, à Singapour, au Bahrein et à Dubai. Parmi les blues les plus remarquables, j’épinglerai les versions du "Little queen of spades" de Robert Johnson, du "Key to the highway" de Big Bill Broonzy, du "Before you accuse me" de Bo Diddley, du "Hoochie Coocie man" de Willie Dixon, sans oublier le clin d’œil adressé à son grand ami, disparu il y a peu, JJ Cale, à travers "Cocaine". La dernière piste, "High time we went", est signée Joe Cocker (NDR : encore une légende récemment décédée) et Chris Stainton. On en arrive donc aux bonus tracks, au cours duquel Eric chante unplugged le traditionnel "Nobody knows you (when you're down and out)", une composition issue de la plume de Jimmy Cox, datant de 1923, et "Alabama woman blues", de celle de Leroy Carr, remontant à la même époque!

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