Fondé à Visé, en 2012, bUNNY bLACK bONES est un quatuor réunissant le chanteur Laurent Liégeois, le guitariste JP Devox, le bassiste Philippe Collard et le drummer Marc Ilari. Des musiciens qui ont de la bouteille, puisque avant de monter ce nouveau projet, ils avaient sévi au sein de tas de différentes formations, dont Shah Mat, JJ Dogs, Da Familia, Aum, Versus Club, Vox Populi, Casual Sanity ou Sladest (cover band de Slade), des formations qui ont écumé les bars de la Cité Ardente.
Pour enregistrer cet elpee, le combo a reçu le concours du claviériste Didier Dessers. Le power rock de bUNNY bLACK bONES est principalement influencé par les seventies ; et notamment Led Zeppelin, Deep Purple, les Stones ainsi que Canned Head. Métalliques, « Till I Bury You » et « Smoke Weed Everyday » en sont de parfaits exemples. Primitives, sauvages, les peaux des fûts claquent. La basse ronfle ou vrombit. Les guitares baignent dans l’huile de vidange ; et les claviers infiltrent l’ensemble dans l’esprit de feu Jon Lord.
Ecrasant, « War Lotta Love » célèbre la rencontre entre le « Whole Lotta Love » du Zep et le « War Pigs » de Black Sabbath. Blues, « Open Your Sails » et « One Way'Ome » sont chargés de testostérone. « Freedom Road » et « Nobody Cave Us Enough » lorgnent vers le rock FM yankee. Plus paisible, « Number » ne ferait pas pâle figure au sein du répertoire de Machiavel.
Plutôt rafraîchissant, « War Cod Sex » aurait pu naître d’une jam hypothétique entre Mountain Bike et bUNNY bLACK bONES. « Pressure » est un titre imprimé sur un tempo spasmodique. « Who Can Blame A Drumkard ? » pourrait servir de bande sonore à un long métrage mettant en scène un régiment de chasseurs ardennais invité à passer la nuit au sein d’un commissariat de poulettes, à Ganshoren. Pas même besoin de tambouriner à la porte…
« You Know Yourself » est hanté par Robert Plant. Et enfin, « Real Thing » est emporté par la fougue d’un rock texan.
Il y a de l’« Eclectricity » dans l’air ; mais pas de souci, bUNNY bLACK bONES est un bon conducteur et son flux ne perd jamais en intensité…

Nederlands
Français 
