La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

logo_musiczine

La Divine Comédie de Lora Gabriel

Lora Gabriel a trouvé sa voie en oscillant constamment entre les polarités pour mieux les réconcilier. Cette quête débute dès son enfance, lorsqu'un professeur de flûte traversière, au conservatoire, lui propose de chanter les notes qu'elle joue. Son premier…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kim Deal - De Roma
The Young Gods

Edge of the sun

Écrit par - -

Pour enregistrer son neuvième album studio, Calexico a reçu le concours d’une brouette d’invités. Une participation qui aurait pu nuire à l’homogénéité de l’opus. Ce qui est loin d’être le cas.

« Edge of the sun » s’ouvre et se referme par les deux plages les plus pop. Soit « Falling from the sky », malheureusement gâchée par un synthé peu judicieux, auquel participe le chanteur/guitariste de Band of Horses, Ben Bridwell, et puis « Follow the river », une ballade americana fort conventionnelle, au cours de laquelle Nick Urata (DeVotchKa) vient se joindre aux backing vocaux. De l’americana, qu’on retrouve sur le dylanesque « While the angels played », une piste aux sonorités de claviers poussiéreuses, parcourue par une pedal steel. Ou encore le plus alt country « Bullet & rocks », auquel Sam Beam (Iron & Wine) participe, une superbe compo digne de l’âge d’or de REM. Et dans le style on épinglera encore la valse country rock « Woodshed waltz ». Mais passons à la quintessence de cet opus…

Et aux collaborations vocales féminines. Ainsi Neko Case partage un duo avec Joey sur le mystérieux et éthéré « Tapping on the line ». La Guatémaltèque Gaby Moreno l’imite sur le ska indolent « Beneath the city of dreams » qu’elle interprète dans la langue de Cervantès ; mais également la valse « Miles from the sea », un morceau enrichi d’arrangements de cordes et de cuivres. C’est également dans cet idiome qu’Amaparo Sanchez attaque « Cumbia de donde », un titre mariachi, percutant et hymnique. Sans oublier la chanteuse mexicaine Carla Morrison, qui pose sa voix sur le reggae ténébreux et cuivré « Moon never rises ».

« World undone » constitue certainement le sommet de l’opus. Et c’est le groupe grec Tikam qui apporte une coloration inédite à l’expression sonore de Calexico, en tapissant la texture sonore de violon, qanum, oud et clarinette ; une mélopée énigmatique, soulignée par des cordes rafraîchissantes jouées en fingerpicking. Enfin, l’instrumental « Coyoacán » en revient aux sources caribéennes de Calexico ; piste ‘enniomorronesque’ enlevée, elle implique bien évidement ivoires très caractéristiques, harpe et tutti quanti.

Finalement, un album fort agréable à écouter, même si chez Calexico, ces compos prennent une toute autre dimension en ‘live’…

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Calexico
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: City Slang / Konkurrent
  • Date: 2015-04-14
  • Rating: 3
Lu 804 fois
Plus dans cette catégorie : « Eclectricity Song to play »