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Taylor Made Blues

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Américain, Mick Kolassa est également connu sous le sobriquet de Michissippi Mike. C’est un membre de la direction de la Blues Foundation, établie à Memphis. Il est considéré comme un vétéran de la scène blues, puisqu’il s’y investit depuis plus d’un demi-siècle. C’est également le leader du Taylor Made Blues Band, au sein duquel il se réserve le micro et la sixcordes, et pour lequel il est soutenu par le guitariste soliste David Dunavent, le bassiste John Allouise et le drummer Joe Eagle. Le team avait publié un premier elpee, "Michissippi Mick", et un deuxième, "Ghosts of the Riverside Hotel", en 2015. Bien qu’intitulé "Taylor Made Blues", ce nouvel opus est une œuvre personnelle. Pour l’enregistrer, il s’est retiré dans les studios Ardent de Memphis. Il y a mis en boîte douze plages dont huit sont issues de sa plume! Lors des sessions, il a reçu le concours d’artistes locaux, dont le bassiste Bill Ruffino et le batteur James Cunningham, qui avaient déjà participé à la réalisation du premier long playing ; mais surtout du redoutable guitariste Jeff Jensen, qui assure aussi la production. Quelques amis ont également été invités, pour la circonstance.

Cunningham imprime un tempo rapide sur le nerveux "Baby faced Louise". Lors de ce titre qui ouvre la plaque, la voix de Kolassa est bien assurée et Eric Hughes (NDR : un pote qui est établi à Memphis) se réserve un solo à la fois offensif et efficace à l’harmonica. Indolent, "Taylor made blues" baigne dans une ambiance feutrée. Un peu comme si on était entraîné au cœur des swamps louisianais. La voix est chaude et expressive. Les accords de gratte dispensés par Jensen sont chargés de reverb. Chris Stephenson injecte un filet d’orgue dans l’ensemble, tandis que Colin John signe une très belle intervention sur la guitare barytone. Mick adapte le "Prison song" de Graham Nash. Tendre, généreuse, la version est surprenante. Traversée par la pedal steel de Colin et parcourue par un solo subtil de Jensen, elle se fond dans les cordes acoustiques. Excellent! "I’m getting late" nous expédie à la Nouvelle Orléans. Les percus de Cunningham ondulent, alors que Victor Wainwright brille aux ivoires. Face aux chœurs féminins assurés par Deb Landolt, Tullie Brae et la Texane Reba Russell, la voix semble hantée par Dr John, tout au long du largement funky "In the day". "With friends like mine" concède des accents exotiques. Flemmarde, la voix de Kolassa émerveille, alors que Eric Hughes tire parfaitement son épingle du jeu sur sa musique à bouche. Le très tendre "Lungs" (NDR : une compo signée Townes Van Zandt) bénéficie d’un arrangement –et c’est paradoxal– à la fois simple et sophistiqué. La voix est singulière mais appliquée, face au piano de Chris Stephenson. Mick chante autoritairement "Keep a goin". Les répliques de Deb Landolt colorent de gospel ce country/blues entretenu par la resonator et la lap steel de Colin John. Mick chante le superbe blues lent "Left too soon", d’une voix terriblement expressive et chargée d’émotion, face à l’orgue Hammond, alors que Jeff signe une intervention saturée de feeling et de passion, sur ses cordes. Brillant ! La cover du célèbre hit des Temptations, "Can’t get next to you", est épatante. Castro ‘Mr Sipp’ Coleman (NDR : il débarque du Mississippi) s’autorise un excellent envol sur ses cordes. Ballade mélancolique, "Raoul was my friend" clôt l’elpee. Mick injecte dans sa voix énormément d’émotion. Il est ensuite rejoint par celles de Deb et Reba. Et Jensen s’accorde une nouvelle sortie alliant réserve, efficacité et parcimonie.

 

Informations supplémentaires

  • Band Name: Mick Kolassa
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Swing Suit / Frank Roszak Promotions
  • Date: 2016-07-02
  • Rating: 4
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