La manille pour bébé de Panic Shack

Fondé en 2018, Panic Shack eéunit Sarah Harvey, Meg Fretwell, Romi Lawrence, Em Smith et Nick Williams. La formation a décidé de défier l'atmosphère exclusive des scènes indie et punk dominée par les hommes. Sa musique est décrite comme explosive et…

Winter adults only ?

Winter, une artiste issue de la nouvelle génération de shoegaze, a annoncé la sortie de…

logo_musiczine

La vérité selon RORI

Après avoir marqué les esprits en assurant la première partie de Lana Del Rey, au festival Rock en Seine, devant 40 000 spectateurs, RORI poursuit son ascension. Cet été, elle s'invite sur les scènes de plusieurs festivals dont Les Francos à Esch/Alzette, Les…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Kim Deal - De Roma
dimmu_borgir_013_22

Blood brothers

Écrit par - -

Il y a bien longtemps que ces deux gratteurs font équipe. Blanc, imposant et chevelu Smokin' Joe ne chante cependant pas. Noir et frêle, Bnois est excellent vocaliste. La paire est étroitement liée. Elle illustre d'ailleurs son effet Benetton sur la pochette en reproduisant les deux mains, la blanche et la noire, qui s'agrippent avec conviction. Le duo fait équipe depuis 1989, une association ponctuée par une douzaine d'albums de bonne facture. Bnois est l'aîné. Il affiche treize années de plus au compteur. Il assure surtout le rôle de guitariste rythmique, mais n'hésite jamais à mettre le nez à la fenêtre.

"My dog's still walkin'" est un brûlot attisé par un riff emprunté à Albert King. Les échanges opérés entre les deux instruments sont complexes, vivants et surtout d’excellente qualité. Le tempo imprimé sur "Don't lose my number" demeure rapide. Joe a empoigné sa slide. La voix de Bnois est puissante. John Street siège derrière le piano. Constituée de Dave Konstantin et Paul Jenkins, la section rythmique propulse les deux leaders sur les rails. "Flamethrower" trempe dans un funk franc vigoureux. Smokin' Joe aligne les phrases favorites d'Albert King. Il répète ses motifs à l'infini, mais toujours en manifestement beaucoup de clarté. Signé naguère par Lightnin' Hopkins, "Stop drinking" est un merveilleux slow blues. Et on reconnaît immédiatement sa griffe. Les guitares ouvrent cette plage dépouillée mais très intense. King est convaincant aux vocaux. Il est vrai qu’à l’instar de son partenaire, il a traversé des moments difficiles. Motif : l’alcoolisme. Le jeu de guitare de Kubek se révèle pour la circonstance très personnel et impressionnant. Les sonorités dispensées par ses cordes sont d’une sensibilité extrême. Joe les fait pleurer, gémir, puis hurler à l'agonie. Celles de King les rejoignent, conférant au climat une réelle sensation d’oppression. Dommage que cette explosion de cordes s’achève de manière aussi abrupte. Cosigné Kubek, King, Collins et Iglauer, "Freezer burn" est un instrumental, manifestement inspiré par le maître de la Telecaster, Mr Albert Collins. Bnois chante passionnément le lent et intense "Coleman avenue". Il vit son interprétation. La paire semble épanouie dans sa collaboration. Les cordes sont claires et concises. Elles tissent des lignes très mélodieuses. Incapable de se contenir, King laisse échapper un solo un rien plus rude mais aussi captivant. La compagne de Joe, Phyllis, à coécrit "Bumpy ride", une compo de bonne facture. Bnois chante distinctement, d’un timbre velouté, cette plage bien construite aux arrangements de cordes finement ciselés. Autre blues impeccable, "That ring don't mean a thing" relève certainement du Chicago classique. La voix de King y fait merveille. C 'est lors de semblables moments qu’on peut mesurer le fruit de la longue collaboration entre les deux hommes qui partagent aujourd’hui le même feeling! La voix de King est très musicale. Elle l’est en permanence, comme un véritable instrument, hantée par son immense sensibilité. "Cold folks boogie" en est une parfaite illustration. Kubek se démène comme un beau diable sur son manche, égrenant ses notes à la manière d’Albert Collins et Freddie King. Et il passe à la slide sur le séduisant "Out on a limb". En fin de parcours, les frères de sang nous réservent l'une de leurs meilleures compositions : "The pleasure was all mine". Une plage empreinte de douceur. La voix est enchanteresse alors que Joe signe de fort belles phrases avant les deux guitares ne produisent quelques échanges souverains. « Blood brothers » n’est sans doute pas le meilleur opus de Smokin' Joe Kubek & Bnois King, mais il mérite largement un satisfecit. 

 

Informations supplémentaires

Lu 1058 fois