Londres, Angleterre. Quelques gouttes de pluie tombent sur Piccadilly. Inamovibles, les peintures de la National Gallery observent les regards ébahis de ces curieux touristes, toujours plus nombreux. Et, dans sa piaule, Matt Harding confectionne « Expectation », son troisième album. Elégant recueil de chansons acoustiques, lovées dans leurs draps électroniques, ce nouveau disque de Matt Harding transporte l’auditeur. Comme dans un rêve, il voyage sur des bulles de savons, explosant au moindre coup de vent. Quelques mètres plus bas, d’onctueux nuages de laine viennent amortir cette chute au pays des merveilles...
« Expectation » est un disque de folk. Secoué d’infimes pulsions électroniques, il fait la part belle aux plages instrumentales. Risquant des mélanges osés mais jamais imbuvables, Matt Harding organise le symposium de la confrontation des genres. Il convient alors d’écouter « Arc », composition hybride, entre electronica et stoner folk. En substance, elle ressemble à la bande son d’une quête initiatique. D’ailleurs, on ne peut s’empêcher de penser à la musique composée par Neil Young pour le « Dead Man » de Jim Jarmusch. Musique de films : la thématique préférée de l’artiste est dévoilée. L’univers de Matt Harding est hautement cinématographique. Ces jolis morceaux acoustiques, mâtinés d’électronique, accompagneraient volontiers les pellicules de Fellini et autres Nic Roeg. Entre fiction et réalité, Matt Harding se révèle aujourd’hui au monde entier. On n’a donc pas fini de rêver...

Nederlands
Français 
