La nation fantôme de The Besnard Lakes…

Le septième opus de Besnard Lakes, « The Besnard Lakes Are the Ghost Nation », paraîtra ce 10 octobre, confirmant ainsi son statut de l'un des groupes les plus constants de ces 20 dernières années, dont la vision et la qualité sont difficilement égalables…

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Broken hymns, limbs and skin

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En novembre 2007, la fiancée de Rogers-Berry succombe à une rupture d’anévrisme. David Rogers-Berry est le drummer de la formation new-yorkaise. Le combo accuse le coup face à cette tragédie et annule toute la tournée mondiale qui venait d’être programmée. Le groupe projette cependant de continuer son aventure ; mais lorsqu’il entre en studio pour enregistrer son troisième opus, l’ambiance est plutôt plombée. Ce qui explique sans doute la nature des lyrics. Déjà qu’ils ne respiraient pas la joie de vivre, mais vu les circonstances, ils se révèlent davantage torturés, sombres, parfois même macabres. Et inévitablement, une compo rend hommage à la jeune défunte, « A light that does not dim », une compo qui relate la chaleur et la lumière qu’elle a pu apporter dans sa vie. Les autres plages traitent du meurtre, de fantômes ou encore des religions ancestrales, des chansons gorgées de désespoir et de colère qu’interprète d’une voix gémissante, nasillarde, Greg Jamie, une voix dont le timbre oscille quelque part entre Danielson, Neil Young et Tom Waits.

O’Death pratique une forme de country folk gothique. Appalachien et bluegrass, très souvent. Gitan et circonstanciellement jazzyfiant, également. A cause du violon grinçant ou swinguant de Bob Pycior. Insolite aussi. Pas à cause de la présence d’un banjo ou d’un ukulélé, mais des percus. Une véritable quincaillerie. La plupart des titres évoluent cependant sur un tempo frénétique. Punk même. Susceptible de changer de rythme au sein d’une même composition. Dans un style qui peut rappeler Gogol Bordello. Voire même les Pogues. On a même droit à quelques chœurs gospel. A de la valse aussi. Et puis à un séjour dans l’univers du cabaret. Il y a bien une ballade (« Angeline »), et puis quelques plages dont l’intro s’ébroue tout en douceur. Avant d’embrasser progressivement et systématiquement une perspective vivace et nerveuse. Et puis une polka instrumentale (« Leininger »). Mais dans l’ensemble, c’est la frénésie qui domine le climat de ce « Broken hymns, limbs and skin », une exaltation qui mériterait certainement d’être vécue en ‘live’…

Informations supplémentaires

  • Band Name: O’Death
  • Genre: Pop/Rock
  • Label Prod: City Slang / V2
  • Date: 2008-08-22
  • Rating: 3
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