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Loi du miel

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Fin 2003, le chanteur/guitariste/harmoniciste Fred Verhaegen (NDR : un ex membre de Mambo Chillum) rencontre le bassiste Frits Standaerts. Ils décident de composer ensemble. Puis recrutent deux musiciens pour enregistrer une premier elpee : "Shipwreck Party". Le duo prend ensuite la route en compagnie du guitariste Simon Pleysier à la guitare et du percussionniste particulièrement doué Rohal De Ridder (NDR : ex-El Fish). Cette équipe est donc retournée en studio pour concocter ce nouvel opus : "La loi du miel".
 
Une plaque qui s’ouvre par le titre maître. Un disque partagé entre compos chantées dans la langue de Voltaire (NDR : vous vous en doutez !) et titres interprétés dans la langue de Shakespeare. Une œuvre caractérisée par ses chœurs masculins et une instrumentation acoustique drivée par l'harmonica au son très aigu et naturel. "Fatherless child" démarre au cœur du Delta. Le climat y est inquiétant. Le thème est grave. La voix excellente. L'accompagnement monte progressivement en puissance ; et en particulier la guitare et les percussions. Un violon tisse des arabesques tantôt hispaniques, tantôt mauresques. Et en faisant preuve d’un peu d’imagination on pourrait rêver à une promenade sur le dos d’un chameau pour traverser le Sahara. A moins que ce ne soit au cœur du Colorado, du côté de Durango. Le rythme passe immédiatement au reggae pour "Lonely". Cette plage évolue au fil du temps vers l'aventure. A cause de la conjugaison des voix et de l'harmonica pleurnichard ; mais surtout de la guitare déjantée. Rapidement rejoint par un chant calme et paisible, l'harmonica devient rural et champêtre pour "Oh Lord". Avant que la chanson n’adopte un ton gospel lorsque de nouvelles voix viennent rejoindre celle de Fred. La basse de Frits emprunte un profil moribond pour annoncer une mélodie d'une tristesse absolue : "What's a man". Un fragment très bien interprété. La voix est expressive et sensuelle, au bord du désespoir. Elle vit au cœur de cette atmosphère tellement ténébreuse et inquiétante, qu’assombrit encore un harmonica au phrasé lugubre. Les vibrations reviennent pour hanter "Lost in the dirt". Le beat palpite. Une slide bien aiguisée souligne les parties vocales tandis que Rohal prend soin du tempo. L’association de la slide et des peaux relayée par la guitare acoustique très percussive nous entraîne à la découverte de grandes étendues désertiques. "Coalminer's blues" cultive cette sensation de l'étrange. Les changements de rythmes entretiennent cette perception. La voix ravagée s'évade dans de nouvelles tonalités. Fred est un très honnête harmoniciste. Il insiste surtout sur les aspects les plus hypnotiques de ses interventions. Nous ne sommes jamais loin de la torpeur des swamps. Sur "Summertime in the city", Fred manifeste sa joie de voyager sous la chaleur d'un soleil de plomb. Une compo dont la mélodie délicate et allègre traduit un sentiment de bonne humeur. "Jamaican rhum" marque un retour au reggae. Des images de plages dorées, de palmiers, de jolies filles vous enivrent … Voix, guitare et harmonica se partagent "Marianne", une ballade charmante et frivole qui baigne au sein d’un climat champêtre. L'album s’achève par une courte plage intitulée "Je m'en vais" (NDR : au revoir !). Nonobstant le chant empreint d’une grande sensibilité, ce fragment ne respire pas la joie… quoique ce ton narquois cache sans doute des malentendus. Album original, « Loi du miel » est le fruit du travail de musiciens qui aiment mêler diverses approches à leur propre univers. Il faut le souligner. Durango sera à l'affiche du Live Music Festival de Harelbeke, le 25 juin prochain.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Durango
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Jet
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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