Le rire de Will Paquin

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4 days in the South

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Esthète de la guitare, Greg Koch vit à Milwaukee, dans le Wisconsin. Respecté par ses pairs, il possède une technique au-delà de la normale. Une technique qui lui a permis et lui permet encore d’écrire des ouvrages consacrés à cette discipline. Pas pour rien qu’il constitue une des chevilles ouvrières de la Fender Clinic, le laboratoire de la célèbre marque de guitares. Depuis 1998, il bénéficie de la collaboration de ses fidèles Tone Controls : Tom Good à la basse et John Calarco aux drums. Il a sous-titré cet opus "A southern chicken fried blues rock bonanza"! Et ces quatre jours dans le sud, il les a passés au studio Duck Tape Music de Decatur, dans l'Alabama, sous la houlette de Johnny Sandlin, un personnage qui a régulièrement travaillé en compagnie des Allman Brothers, de Widespred Panic, de Dixie Dregs et de Delbert McClinton.
 
L'album s’ouvre par un excellent "Bored to tears", un shuffle illuminé par la guitare de Koch. Sa voix n'est pas remarquable mais elle respecte l’harmonie. Ses cordes sont soutenues par une solide section rythmique constituée par la basse de Roscoe Beck (NDR : un invité !) et la batterie de Calarco. Il plaque des accords vigoureux pour créer un riff destiné à guider "When were the good old days", une plage beaucoup plus rock, et déjà bien sudiste. Les différents instruments sont vraiment bien mis en place. La voix se fond dans l'expression sonore caractérisée par le re-recording des guitares. Faut dire qu’en général, le line up des groupes de southern rock alignent un front (NDLR : commun ?) composé de trois guitaristes. Les guitares réverbèrent leur écho tout au long du funky blues "You just can't get there from here". L’ami Steve Cohen a ramené son harmonica. Les vocaux des musiciens confèrent une ambiance chaleureuse à cette composition. Greg se multiplie à nouveau : il joue ainsi de la Telecaster en picking d'un côté, et de la slide de l'autre. La guitare rythmique se fait volontairement lourde pour "Your face", un boogie rockin' blues qui évolue dans un style proche de Billy Gibbons du ZZ Top. Tant dans les effets, la manière de s’évader que dans la forte densité de notes libérées. "Thems the breaks" est une bien jolie composition country. Une des deux guitares a emprunté les accents du dobro. Savant dosage entre sonorités amplifiées et acoustiques, cette plage étale toute sa richesse. "Fools gold" repose sur une ligne mélodique solide. La mise en forme est particulièrement soignée (NDR : une constante tout au long de cet elpee !). Le son est très travaillé. Les vocaux des différents intervenants - y compris ceux de l'invité Willy Porter - sont parfaitement mis en place. Et la touche sudiste n’a pas été omise. "Keep on singin" opère une nouvelle diversion dans la musique country, mais sans vraiment convaincre. Excellent blues lent, "The love contractor" impressionne par le toucher des cordes, tour à tour steel, hawaïen ou torturé par le jeu subtil des pédales. Le "Folsom Prison blues" de Johnny Cash constitue un autre tour de force. Imprimé sur le rythme du chemin de fer, il bénéficie de montages sonores somptueux et regorge de tonalités étourdissantes aux cordes. La dextérité de Greg Koch n'y est pas étrangère. L’artiste est spécialement doué et n’hésite pas à tirer parti de toutes les cordes ( ?!?!?) de son arc. La complexité et la mise en place des instruments évoluent dans un univers sensiblement proche du "Chicken from Hell" de Frank Zappa. Même dans la voix, l’âpreté de la section rythmique et l’esprit plutôt free jazz. L'album s’achève par se termine par "JSK", un très bel instrumental sudiste qui implique à nouveau Roscoe Beck aux quatre cordes…

Informations supplémentaires

  • Band Name: Greg Koch
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Provogue / Mascot
  • Date: 2005-12-31
  • Rating: 0
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