Les idoles de Yungblud…

Sur « Idols », Yungblud franchit un cap et affirme son identité musicale avec force. Toujours porté par une énergie brute et une notoriété en pleine ascension, le chanteur britannique livre un troisième album studio aussi puissant que varié. Dès « Hello,…

logo_musiczine

Paddang à la poursuite des fantômes…

Paddang est un trio de rock psyché formé en 2020 à Toulouse. Osees et King Crimson à fond dans lʼautoradio et un nom de groupe inspiré d'un spot de surf en Indonésie, Paddang file à toute berzingue dans une épopée cosmique. Les trois voix dictent le ton et…

Langues

Trouver des articles

Suivez-nous !

Facebook Instagram Myspace Myspace

Fil de navigation

concours_200

Se connecter

Nos partenaires

Nos partenaires

Dernier concert - festival

Morrissey - Lotto Arena
Morrissey - Lotto Arena

Stormy love

Écrit par - -
Buddy Henderson est un des nombreux bluesmen à avoir passé le cap des soixante balais en 2004. Il est né en Californie. A Palm Springs, très exactement. En 1944. Mais il a rapidement émigré à Tyler, dans le Texas, un Etat qu'il n'a plus quitté depuis. Au coeur des années 60, il a sévi chez Mouse and the Traps, une formation de pop rock qui l’a rendu célèbre et au sein duquel figurait son ami Ronnie Weiss. En 1970, il émigre à Dallas, où il s'ouvre volontiers au blues. Il se produit régulièrement au Cellar, y assurant notamment le supporting act pour les Allman Brothers Band et BB King. Il se lie d'amitié à Freddie King qui le pousse à voler de ses propres ailes. Intitulé "At last", son premier album remonte à cette époque. Il recèle quelques titres très rock'n'roll tels que "Boppin' the blues"/"Blue suede shoes", "Hound dog", "Honest I do", un blues signé Jimmy Reed, ou encore "Shuffle King", une compo issue de sa plume. Cette plage donna notamment le nom à la future formation de Bugs : les Shuffle Kings. Double, son précédent album avait pour titre titre "ASK" (NDR : traduisez "Adventures of the Shuffle Kings").
 
Pour enregistrer « Stormy love » il a reçu le concours d’une section rythmique particulièrement solide : soit son fidèle Keith Jones à la basse et Miss Linda Waring aux drums (NDR : en compagnie de laquelle il joua chez Nitzinger, il y a plus de vingt ans). Mais aussi d’une belle brochette de musiciens : Tommy Young à l’orgue Hammond et au piano, Doug Rhone à la guitare rythmique et Kirby Kelley à la slide.
 
L'album s'ouvre par le titre maître. Une douce ballade amorcée par la voix solitaire de Bugs, que rejoint bientôt ses musiciens. Un fragment empreint de délicatesse qui laisse cependant libre cours aux fantaisies de sa guitare, face à l’orgue Hammond. "Hold the line" élève le tempo. Un blues rock dominé par l'orgue. Même si la guitare ne demande qu'à sortir de son environnement sonore, pour tisser de jolies grappes de notes bien accrochées à leur ligne mélodique. Autre ballade douce que souligne des chœurs féminins, "Shining again" traite du danger que représente l’alcool, les drogues, etc., chez les jeunes. Balayé par la guitare saturée et très présente, "Maid of sugar - Maid of spice" le rapproche du blues ; un morceau qu'il jouait déjà chez Mouse and the Traps, au cours des années 60. D'ailleurs le style pratiqué par Henderson n'émarge jamais au blues pur et dur ; mais est le plutôt le fruit d’un cocktail de blues, de rock et d’americana. A l’instar de "The vent", un titre au cours duquel il s’autorise quelques petits soli de guitare, jamais conventionnels, mais toujours bien ficelés. Très laidback, "Tom's trip to Texas" sent bon le Sud des States. La rythmique volontiers funky et la slide nous poussent vers un univers sonore très proche du Little Feat de Lowell George. Une impulsion qui se prolonge tout au long de la version alternative de "The vent - Refried". Le funk est bien marqué par l'orgue Hammond B3. Les cordes d’Henderson sont trafiquées à l'extrême. "Woman on fire" est sculpté dans du rock'n'roll efficace, solide et surtout puissant. Peut-être même parfois un peu trop. A cause de la section rythmique qui écrase tout sur son passage. Tout au long de cet opus, Bugs affiche une sérénité certaine. Au sein d’une ambiance qui conjugue décontraction et feeling. A l’instar de "Sighs", une bien jolie ballade dépouillée à l’extrême. Ce qui ne l’empêche pas de nous inviter à danser tout au long du solide R&B, "The train song". Pour nous rappeler qu’il est bien un inconditionnel de la musique ‘américaine’, Bugs réserve une place à un fragment de country bluegrass : "Wish I could write like Billy Joe". La partie réservée à la musique cesse après "Shadows of the rose", une plage laidback caractérisée par quelques dernières sorties de cette guitare qui arrache. Car à l’instar de ses autres elpees, Bugs achève le disque par un commentaire de près 10', consacré aux douze titres de cet album.

Informations supplémentaires

  • Band Name: Bugs Henderson
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Taxim / Bertus
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
Lu 1090 fois
Plus dans cette catégorie : « The Young Machines Blackout Love »