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The blue jukebox

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Chris Rea jouit d’une énorme réputation sur la scène internationale. Mais surtout dans l’univers du rock, ou plus exactement soft rock. A contrario, il ne rencontre guère de popularité dans les milieux blues ; ce qui est une injustice, car l’artiste possède beaucoup de talent. Et pas seulement comme compositeur ; mais aussi chanteur et guitariste. Parce que si sa voix dégage manifestement quelque chose, il est très habile au bottleneck et à la slide. Originaire de Middlesborough, ce Britannique gère une carrière solo depuis 25 ans ; une carrière émaillée de 19 elpees et ponctuée par la vente de 22 millions d'albums. Excusez du peu ! Il aime la couleur bleue, c’est une certitude. En 1998, il avait intitulé son opus "Blue Cafe". Aujourd’hui, il a choisi pour titre "Blue Jukebox". Le bleu domine aussi dans les tableaux de la main de Chris qui illustrent ses notes de pochette.
 
"The beat goes on" ouvre le morceau de plastique. Cette plage démarre sur un bon tempo, un phénomène assez inhabituel dans son chef. Sa voix tellement intimiste force le respect dès les premiers mots. La slide sort déjà de sa réserve. Le sax d'Eric Seva et le piano colorent très bien l'espace musical. "Long is the time, hard is the road" est du pur Rea. Le tempo est lent à l'extrême. Le climat lugubre. Le baryton ravagé disserte dans un monologue. Le piano, le sax et la slide manifestent une certaine présence instrumentale, mais c'est la basse, très grave, qui alimente le climat oppressant de cette plage. Comme un vieux bluesman du Mississippi, il est capable d’extraire des sonorités incroyables de son bottleneck acoustique. Et il le démontre, avec beaucoup de bonheur, lors de l’intro de "Let's do it", une ballade dont la grande richesse musicale est parfumée d'un léger swing. Rea s’y réserve un superbe solo. "Let it roll" entretien toujours cette forme d’intimité, de proximité, de confidence. Chris aime communiquer ses sentiments ; et en particulier son spleen. Dans ce contexte, le rôle d'Eric, le saxophoniste, est important. Toutes ces petites tranches de vie défilent comme sur un écran : "Steel river blues", "Blue street", "What kind of love is this", caractérisé par une bien jolie mélodie, et le titre maître. Chris Rea cumule plusieurs instruments : guitares, basse, piano et harmonica. J'apprécie tout particulièrement "Somebody day Amen", un morceau qui s’ébroue lentement, puis hausse le rythme progressivement, à l’instar d’un Howlin' Wolf. Ce lent crescendo est marqué par la slide. "Blue street", cette rue bleue, et "Monday morning" procèdent de la même manière ; mais lorsque le tempo s'accélère, on se retrouve dans les rues de la Nouvelle Orléans. Le son jazz est assez traditionnel. La clarinette aurait même pu remplacer le sax et l'harmonica. "Restless soul" baigne davantage dans le Delta. La slide et les percussions de Thierry Chauvet-Peillex sont bien en avant. Chris laisse glisser son bottleneck le long des cordes, afin de laisser transpirer un son métallique et gouailleur. Le sax s’autorise même de petits effets sonores amusants. Mais cette fantaisie instrumentale s’achève un peu trop vite, à mon goût. Dommage! Nonobstant sa performance dans le domaine de la vente de disques, la musique de Chris Rea n’est pas toujours très accessible. Je me demande même parfois ce qu’on pourrait lui trouver de commerciale. En fait, ce musicien évolue en dehors des créneaux battus... Et lorsqu’il signe une composition très roots comme le superbe "Baby don't cry", il se fait fort proche du blues. Je le répète, cet opus n’est pas facile à assimiler, mais dans son style, il reste de très bonne facture. En finale "Speed" évolue sur un tempo bien plus enlevé. L’effet est immédiat. Et on se prend tout de même alors à regretter qu'il n'y ait pas davantage de compositions de cette trempe, sur cet elpee...

Informations supplémentaires

  • Band Name: Chris Rea
  • Genre: Blues/Roots
  • Label Prod: Edel / V2
  • Date: 2004-12-31
  • Rating: 0
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