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If it ain´t one thing, it´s another

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Alex ‘Easy Baby’ Randle est né en 1934. A Memphis, dans le Tennessee. Chargé de son éducation, sa grand-mère et son oncle lui enseignent l'harmonica. Il fait la connaissance de Howlin' Wolf, de James Cotton, de Joe Hill Louis et de quelques autres illustres musiciens, en jouant dans les juke joints de Memphis En 1956, il s'installe à Chicago. Pendant 20 ans, il va y fréquenter régulièrement la scène de Chicago, tout en assumant le job de mécanicien. Aujourd'hui, il ne se produit plus guère. Il a quand même commis un elpee en 1979 : "Sweet Home Chicago Blues", sur Barrelhouse. On y retrouve Eddie Taylor en personne à la guitare et Kansas City Red à la batterie. " If it ain't one thing, it's another " contitue donc son second album. S'il ne peut plus compter sur le fabuleux Eddie Taylor aux cordes, il bénéficie du concours des deux fils de l'ancien guitariste de Jimmy Reed. Timothy Taylor se réserve ainsi les drums sur quatre plages, tandis qu'Eddie Jr partage la guitare avec Johnny B. Moore. Eddie Jr est aujourd'hui âgé de 30 ans. Il n'a commis qu'un seul opus à ce jour : "Looking for trouble".

Sous-titré "A tribute to Eddie Taylor" (sur Wolf également), il est sorti en 1998. Cet elpee constitue déjà le 57ème volume des Chicago Blues Sessions du célèbre label autrichien. Il s'ouvre assez curieusement par "Lovey dovey", un rock'n'roll imprimé sur un bon rythme. Titre signature, le blues lent "Call me Easy Baby" nous ramène dans le Westside de Chicago. Il nous rappelle assez bien la démarche de Magic Sam ; mais ici, c'est l'harmonica qui est sur le devant de la scène. La voix transpire le vécu. Descriptive, un tantinet chevrotante, elle me fait penser à celle de Sonny Boy II. Flanqué de Johnny B à la guitare acoustique, il reprend d'ailleurs aussitôt "Let me explain", du même Sonny Boy. Ce qui démontre que Rice Miller est une de ses influences majeures. Bien saignant, imprimé sur un rythme galopant, "Baby you fine" permet au sémillant Alan Batts de se mettre en évidence. Easy pousse de courtes phrases, entrecoupées de silences, sur son harmo. La même formule est reproduite sur "Beggin' woman". Il empoigne son instrument chromatique pour amorcer un nouveau slow blues : "Sittin' here worryin". Une composition qu'il chante de manière remarquable, totalement naturelle, pendant qu'Eddie dispense avec retenue des grappes de notes, derrière son leader. Ce qui n'empêche pas, ensuite, les deux guitares de tirer leur épingle du jeu. Easy Baby accorde alors une version acoustique du 1er blues qu’il n’ait jamais appris : "Good morning little schoolgirl" de Sonny Boy I. Mais l'instant le plus poignant est sans doute son travail vocal sur "Good morning, Mr Blues". L'homme vit totalement ce qu'il chante. Omniprésente, sa sensibilité est fragilisée par les cordes de Johnny B. Inspiré sans nul doute par Muddy Waters, l'excellent "All pretty women" intègre bien la slide ; alors qu'en finale, la plage générique est consacrée à un spiritual. Un fragment au cours duquel le piano roulant de Batts et l'harmonica chromatique sont assez irrésistibles. Une découverte !

 

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