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Taï

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mercredi, 14 décembre 2011 01:00

Feorm

Alors qu’il est annoncé à l’agonie voire à bout de souffle depuis quelques années, le post-rock enfante encore régulièrement de bonnes surprises. De quoi laisser présager une durée de vie bien supérieure à celle qui lui avait été attribuée.

Feorm est une formation insulaire, dont l’expression sonore puise dans les structures post-rock, mais également la musique électronique. Les références ? Tortoise, Mogwai mais également la scène allemande des années 70 (Komische Musik).

Au départ, à l’instar des jazzmen, les 5 musicos ont développé des séances d’improvisation au sein d’une fermette sise dans le Norfolk rural. Les 12 morceaux ont ensuite été mixés (NDLR : mis en f(e)orm(e) ?) par Denis Blackham, sur l’île de Skye. Un travail d’équipe exigeant qui a conféré à l’ensemble une dimension cinématographique évoquant les paysages froids et noirs comme sur le véritable western nordique de « The Long Drop ».

Tout en préservant l’aspect mélodique, Feorm est parvenu à pondre des compos qui tiennent la route et dont le style lorgne tour à tour vers le post-rock classique (« Munc the Grover »), l’électro-groove ambient (« Clatterhoof »), le jazz (« Necterne ») et même le prog (« Oriens »).

mercredi, 14 décembre 2011 01:00

Leave no Trace

Il y a deux ans, Fool’s Gold frappait un grand coup, en publiant son premier opus. Un disque éponyme au cours duquel la formation était parvenue –avec pas mal de classe d’ailleurs– à agréger rythmes éthiopiens et sonorités hébraïques, sur des structures chères au krautrock teuton. Réunissant une dizaine de membres, le collectif californien (NDR : établi à L.A.) impliquait alors des musiciens de Foreigner, la star latine Erica Garcia et l’ex-drummer de We Are Scientists…

Leur nouvel elpee a été enregistré sous un line up bien plus classique. Cinq musiciens drivés par le duo fondateur Luke Top (voix et basse) et Lewis Pesacov (guitare). Les compos figurant sur « Leave no Trace » sont bien plus rock que sur le précédent elpee. Moins originales également. En outre, elles sont interprétées dans la langue de Shakespeare et plus en hébreu. Une version alternative du titre maître, rebaptisée «  Sans Laisser de Trace »), l’est même dans celle de Molière.

Ces changements sont-ils la conséquence d’une volonté de rendre leur expression sonore plus commerciale ? Avouons-le, on s’en fout un peu ; pourvu que le résultat soit à la hauteur. Et il l’est manifestement ! Luke Top se révèle ici excellent chanteur. Sa voix est même proche de celle de Nick Urata (Devotchka). Et tout particulièrement sur « Leave No Trace » et « The Dive ». Elle porte même littéralement les morceaux. Et pas seulement ceux qui ont revêtu un format moins répétitif, donc rock, mais aussi sur les plages hantées par les sonorités africaines, dans l’esprit Talking Heads voire des Clash (« Wild Window »). Fool’s Gold signifie ‘Attrape-nigaud’ ; et c’est loin d’être le cas pour ce « Leave No Trace », qui flaire plutôt la bonne affaire !

 

mercredi, 14 décembre 2011 01:00

We Want to be Numb

Les fans des Beasties Boys sont invités à écouter impérativement « We Want to be Numb », le premier album de The Fox Heads, un duo qui mélange brillamment le hip-hop old school et l’esprit indie. Un ‘hip-pop’ franco-canadien bicéphale composé du MC Ira Lee –déjà entendu aux côtés de Rubin Steiner sur l’immense et rigolo « Gay & Proud »– et du producteur tourangeau Funken.

Bénéficiant du concours remarqué d’artistes ou de groupes comme Boogers, Pneu ou Mesparrow (NDR : l’inénarrable « Tits » rappelle les œuvres honteuses mais jouissives de Bloodhound Gang), The Fox Heads explore l’électro-pop (« We Want to be Numb »), le rock  (« Best Day » et « Single Friends », deux compos qui s’inscrivent manifestement  dans la lignée du Français Boogers) et la pop (« Google It »). Ce single ainsi que « Happy Father’s Day », une plage magnifiée par le flow très cool d’Ira Lee, sont drôles et truffés de traits d’esprit. Et difficile de résister à l’humour pétillant qui en émane.

Sculpté dans un hip-hop hybride et positif, « We Want to be Numb » est un véritable concentré de bonne humeur !

 

mercredi, 14 décembre 2011 01:00

Stade 2

Nouvel opus de Mr. Oizo, « Stade 2 » constitue un pur exercice de style comme peut si bien les produire Quentin Dupieux, depuis ses débuts. L’électron libre d’Ed Banger n’en fait jamais qu’à sa tête et sa nouvelle production ne déroge pas à la règle. Les beats délirants, distordus et puissants issus d’un cerveau passablement dérangé (si en juge ses films complètement barrés comme ‘Rubber’, sorti l’année dernière) sont toujours au programme. Le hit « Flat Beat » pour la pub de Levi’s lui a permis de bénéficier d’une grande liberté d’action et le Français ne s’en prive pas. Les 13 plages de « Stade 2 » aux titres loufoques (« Camelfuck », « Oral Sax » ou « Douche Beat ») oscillent entre house, rock et acid tout en s’offrant des samples souvent drôles. Pas la moins mélodie à l’horizon, mais de l’électro massif et percutant. Un album libre et irritant à la fois mais probablement jouissif lorsqu’on est dans un état second (« Stade 2 » ?) Evidemment, celui-ci n’est pas prêt de passer sur France 2 !

 

mercredi, 07 décembre 2011 01:00

Parallax

Décidément, Bradford Cox est insatiable. Un an à peine après avoir publié « Halcyon Digest », un quatrième opus (NDR : magnifique, il faut le rappeler !) sous le patronyme de Deerhunter (NDR : dont il est le leader incontesté), Bradford Cox nous propose le troisième volet de son projet solo. Un projet solo qu’il a baptisé Atlas Sound. Et un nouvel elpee qu’il a intitulé « Parallax ». Ce concept individuel, il le consacre aux explorations sonores qui collent moins bien à son vaisseau amiral. Les plages baignent davantage dans l’‘ambient’. Elles sont résolument plus ténébreuses et mélancoliques. Sa voix est toujours aussi étonnante, mais elle est ici moins chargée d’effets. Le son et plus propre. Donc plus facile d’accès, même si plusieurs écoutes sont nécessaires avant de totalement s’imprégner de l’œuvre.

Les 12 morceaux sont signés par Cox. Lors des sessions d’enregistrement, il a cependant reçu le concours de quelques collaborateurs. Plus léger, plus pop, dans un style réminiscent des Kinks, « Mona Lisa » bénéficie ainsi de la participation d’Adrew VanWyngarden de MGMT au piano. Le troublant « The Shakes », de Carrie-Anne Murphy au saxo et « Praying Man », de Paul McPherson à la batterie. Et si « Angel is Broken » baigne également dans la pop, le disque recèle une majorité de complaintes psychés et mélancoliques, à l’instar du remarquable final « Lightworks », une compo plongée dans une reverb’ surprenante… 

Enfin, pour que votre info soit complète, sachez que l’illustration très 50’s de la pochette a été conçue par Mick Rock, artiste célèbre pour avoir immortalisé sur pellicule des légendes comme David Bowie, Blondie et Lou Reed. Bradford Cox marcherait-il sur leurs traces ?

 

mercredi, 07 décembre 2011 01:00

Aabenbaringen over Asskammen

Après avoir vu, à plusieurs reprises, cette bande de loufoques norvégiens en concert, je m’attendais à découvrir un album trempé dans l’électro-pop vintage, mais à l’humeur résolument positive. Déçu ? Pas le moins du monde ! Sans faire de bruit, les jeunes Scandinaves commencent à s’imposer comme le pendant nordique de Metronomy. Leur pop nappée de synthés ne manque, en tout cas, pas de charme. Un charme qui exerce ses effets tout au long de l’opus au titre improbable : « Aabenbaringen over Aaskammen » (NDR : traduisez par ‘La Révélation sur la Montagne’).

Il s’agit de leur troisième elpee. Les textes sont interprétés dans la langue du pays. Mais sous une forme éthérée. Un choix qui accentue l’aspect mystérieux des compos. Si « London Zoo » évoque Hot Chip, en général, les plages baignent dans une certaine douceur. Mélodique, bien sûr. Parfois en épousant des rythmes caribéens, dans l’esprit de l’illustre Suédois Jens Lekman (« Dresinen »). Ou encore en parvenant à la traduire dans des morceaux dansants absolument imparables. Des exercices de style que Casiokids accomplit, sans jamais glisser dans le kitsch, malgré les fameux claviers vintage. Et le single « Det Haster ! », en est certainement le plus bel exemple.

 

mercredi, 07 décembre 2011 01:00

Frente Cumbiero meets Mad Professor

Depuis qu’il a opéré un remixe du morceau « No Protection », pour le compte de Massive Attack, Neil Joseph Stephen Fraser, alias le Mad Professor, s’est  montré plutôt discret. Il est de retour aux affaires, pour un projet, ma foi, fort sympathique. Et pour cause, il a décidé d’adapter à la sauce dub, sept morceaux de l’ensemble colombien Frente Cumbiero. Drivé par  Mario Galeano, Frente Cumbiero est spécialisé dans le doux exercice de la ‘nueva Cumbia’, un style latino privilégiant les cuivres, les maracas et les bongos, mais qui intègre également des éléments hip-hop.

Les Colombiens ouvrent le bal par 7 morceaux originaux avant que l’anglo-guyanais n’entre dans la danse. Evidemment, les versions primitives sont plus excitantes, évoluant entre tradition et modernité. Qu’elles soient dynamisées par la rythmique endiablée (« Bestiales 77 »), hantées par un esprit hip-hop (« Ariwacumbé ») ou tapissées de cuivres (« La Bocachico »). Mais lors de ses exercices de style, le vétéran britannique s’en tire plutôt bien, nous proposant des relectures enfumées des morceaux sud-américains. Le professeur fou a encore frappé !

 

mercredi, 07 décembre 2011 01:00

Tectonics

Le titre de l’album m’a flanqué des sueurs froides : « Tectonics » ; et j’ai craint, un instant, de devoir me farcir un horrible genre musical qui a sévi dans nos contrées, il y a peu… Mes frayeurs se sont heureusement rapidement estompées. Cet opus y navigue à des années-lumière…

The Malpractice, c’est le projet du Danois Johannes Gammelby, dont le cerveau en constante ébullition lui a permis de publier une multitude de disques, sous le patronyme de I Am Bones ou Beta Satan (NDR : au sein duquel, il est le ‘crieur’ de service. Et « Tectonics » constitue le premier elpee concocté sous son nouveau pseudo, imaginé après un échange musical opéré en compagnie de Claus Johansen des Figurines. Une discussion à propos de leur amour commun pour les mélodies ainsi que leur passion pour la pop moderne et la r’n’b. Imaginez donc une sorte de Justin Timberlake indie ! Difficile en effet de résister aux mini-hits électro-rock dansants et tranchants que sont « Oh, the Irony » ou « Boss Station ». Bien sûr, la plupart des compos sont extrêmement légères, et puis certaines souffrent de certaines fautes de goût, à l’instar de l’horrible « Fault Lines », aux relents soufflés par Marilyn Manson. Mais The Malpractice ne dénote absolument pas au sein de cette scène pop danoise, aujourd’hui particulièrement vivace… .

 

mercredi, 07 décembre 2011 01:00

Soul Is Heavy

Oh Land ! Cette exclamation cadre à merveille avec la bonne santé de la scène musicale danoise. On peut même ajouter qu’elle est en effervescence. Après The Kissaway Trail, Iceage, Figurines et Efterklang, Oh Land a donc décidé de conquérir le reste du Vieux Continent. Et la Belgique, tout particulièrement ; d’ailleurs le concert de Nanna Øland était sold out, en novembre dernier, lorsqu’elle s’est produite au Botanique de Bruxelles

Il y a quelques années, la jeune femme était encore danseuse classique. Et une blessure au dos l’a contrainte à renoncer à sa passion. Pour embrasser celle de nouvelle égérie pop. Et ma foi, cette reconversion, elle ne l’a pas trop mal réussie. Suffit d’écouter son second elpee pour en être convaincu. Eponyme, il a reçu le concours de Dan Carey (Hot Chip, Franz Ferdinand, The Kills) et Dave McCracken (Depeche Mode, Beyonce), à la production. Et il regorge de morceaux électro-pop efficaces et bien construits, bien que très peu originaux, dans la lignée de Florence & The Machine, Lykke Li, La Roux et Kate Nash. Véritables hits en puissance, « Son of a Gun » et « White Nights » en sont de parfaits exemples. Mais ils sont rapidement périssables ? Mais profitons-en, car comme ils viennent du pays des contes d’Andersen, ils sont imparables et bourrés de charme…

 

lundi, 05 décembre 2011 20:01

Le dieu de Sebastien Tellier est bleu.

C’est sans doute l’événement le plus important de toute l’histoire de Record Makers, la sortie, le 20 mars 2012, de « My God Is Blue », dernier opus de Sébastien Tellier.

L’artiste considère ce disque comme la première pierre d’un chantier beaucoup plus vaste… qui ambitionne rien de moins que de changer en profondeur notre rapport au monde et aux êtres !!!

‘N’écoutez pas mon disque, écoutez mon message, nous dit-il ; entrez en vibration avec ma musique, fusionnons nos rêves, propageons ensemble cette énergie communautaire en une immense vague bleue qui irradiera le monde, et les vérités apparaîtront’…

Bien allumé notre ami Français…

http://www.recordmakers.com/