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lundi, 25 janvier 2016 19:15

Duskland

Originaire d'Enon (NDR : c’est en Louisiane), Zachary Cale est actuellement établi à Brooklyn. Depuis 2005, année de la sortie de son premier elpee, paru sur un label alternatif, il est parvenu à grimper les échelons de la reconnaissance, sans faire de bruit. Ce qui lui a permis notamment d’assurer le supporting act pour Kurt Vile, Yeasayer, Foxygen ou encore Deer Tick. Une décennie (soit une éternité pour un artiste) plus tard, il publie son cinquième opus. Il est publié sur le label américain No Quarter, qui héberge notamment Joan Shelley et Houndstooth. Même si on ne peut pas dire que Cale jouit d’une grande notoriété, il s'est quand même forgé un nom dans le milieu.

Lorsque l’on demande à Cale de définir sa musique, il répond : ‘jouer avant tout du folk’. Cependant, il serait réductif de limiter « Duskland » à la simple étiquette ‘folk’. Non, cet opus ne réunit pas des morceaux interprétés en solitaire à l’aide d’une sèche. Ce folk est vaporeux. L’instrumentation est subtile, calibrée et variée. Seule la voix, un brin nasillarde, ressort de l’ensemble. Le disque baigne au sein d’un climat optimiste et paisible. La lenteur du tempo y est sans doute pour quelque chose. Ainsi, l’écoute d’« I left the Old Cell » ou de « Sundowner » procure une impression de ‘zénitude’.

Vu la qualité des compos, on se demande quand même pourquoi Zachary Cale est toujours aussi méconnu sur le Vieux Continent. Et pourtant, « Duskland » constitue un remède idéal pour soigner stress et insomnies.

mardi, 19 janvier 2016 13:42

Binman of love

Originaire de Liverpool, Alex Gavaghan est guitariste chez The Cubical, un combo de blues/garage plutôt méconnu sur le Vieux Continent. Son style –brut de décoffrage– puise ses racines dans le bon vieux rock’n’roll. « Binman of Love » constitue le premier elpee solo du ce multi-intrumentiste. 

A l’instar du band au sein duquel il milite, Alex Gavaghan creuse dans la même veine. Et pas seulement parce que la production est vintage. Dès « Ice Cream », morceau qui ouvre l’opus, on a droit à de l’authentique rock’n’roll, un morceau sur lequel les sexagénaires et les septuagénaires ont dû danser, il y a quelques décennies. Tout comme sur le titre maître du long playing, mais le slow. Un slow ‘crapuleux’… Mais surtout une chanson pop, soutenue par de superbes harmonies vocales. Et si la suite alterne entre plages acoustiques (« Easy to Fall ») et électriques, elles nous replongent toujours dans les 50’s et 60’s. Accrocheuses, les mélodies font constamment mouche. Et la quasi-totalité des pistes ne dépasse pas les 3 minutes.

Un premier effort en solitaire parfaitement réussi ! A conseiller aux nostalgiques des fifties et des seventies, mais également à celles et ceux qui ne supportent plus le recours systématique aux claviers de la plupart des groupes et artistes contemporains. A consommer sans modération !

 

mercredi, 30 décembre 2015 00:00

Oh man, cover the ground

Outre son rôle de chanteuse/guitariste au sein du band garage féminin La Luz, Shana Cleveland compose également ses propres chansons pour son projet solo. Lorsqu’elle est seule, l’Américaine débranche la prise et son répertoire baigne alors au cœur d’un climat plus intimiste.

Pour concocter ce premier elpee, Shana a reçu le concours The Sandcastles ; un groupe dont la plupart des musicos sont issus de la scène de Seattle. Ainsi, après avoir écouté cet opus, on peut affirmer qu’elle s’est sacrément bien entourée !

Tout au long des douze plages de cet « Oh Man, Cover the Ground », l’instrumentation folk est remarquable. Des compos délicates dont les lyrics traitent du monde qui nous entoure et que chante Mrs Cleveland d’une voix douce et inspirée. Chaque morceau évolue au sein d’un univers distinct. On n’a d’ailleurs pas le temps de s’ennuyer, à l’écoute de cet LP.

Une ‘songwritice’ de talent dont on devrait entendre beaucoup parler dans le futur…

 

mercredi, 30 décembre 2015 00:00

1000 Palms

En 2010, un an seulement après sa formation, Surfer Blood publie son premier album, « Astro Coast ». A ce moment, on imagine que le futur lui appartient. Il fait d’ailleurs le buzz. Ainsi, Pitchfork sélectionne plusieurs de ses compos pour figurer parmi les meilleures de l’année. Il se produit dans tous les plus grands festivals américains et est même invité par les Pixies pour assurer le supporting act de leur périple baptisé ‘Doolitle tour’. Et dans la foulée, il signe chez Warner Music. Tous les signaux sont alors au vert…

Malheureusement, dès 2012, les événements se bousculent. Le chanteur/guitariste John Paul Pitts (NDR : c’est également un des fondateurs de la formation) est accusé de coups et blessures sur sa compagne. S’il n’est pas inculpé, cette aventure donne un coup de frein à la sortie du deuxième elpee, « Pythons ». D’ailleurs, le band est prié de se chercher un nouveau label. Mais les soucis ne s’arrêtent pas en si mauvais chemin. Alors qu’il trouve refuge chez Joyful Noise (Half Japanese, Joan Arc, Lou Barlow, Why ?, …) et annonce la publication d’un troisième LP, la faculté diagnostique une forme de cancer rare chez Thomas Fekete, le second gratteur. Les autres musicos lancent alors une plateforme afin de récolter des fonds pour financer les interventions chirurgicales…

« 1000 Palms » constitue donc le quatrième long playing du combo de West Palm Beach. Les morceaux ont été enregistrés dans la chambre du drummer, Tyler Schwartz et le mixing a été confié à Rob Schnapf (Elliott Smith, Beck, …)

Pourtant, malgré les conditions d’enregistrement, le résultat est paradoxalement lustré. Trop lisse diront sans doute les mauvaises langues. Bref, quoique s’inscrivant dans un même style que les opus précédents, l’expression sonore a perdu de sa spontanéité. Pourtant, les harmonies vocales sont toujours aussi luxuriantes et les riffs de grattes limpides. Malheureusement, les interventions de synthé édulcorent toutes ces bonnes dispositions. Quoique efficace, le sens mélodique est un peu mièvre, ne montrant que trop rarement les dents. Parfois on pense à Weezer ou The Shins, mais en moins convaincant.

Bref, si « 1000 Palms » demeure agréable à l’écoute, il risque fort de passer inaperçu. Malgré des mélodies sympathiques on attend vainement l’étincelle ! En outre, l’existence du groupe commence tout doucement à être remise en question. Ainsi, récemment, le bassiste a quitté le navire…

 

mercredi, 30 décembre 2015 00:00

Ee (Ep)

100% Chevalier est un trio ‘guitare/basse/batterie’ français. Issu de Strasbourg, très exactement. En consultant la toile, on apprend que cette formation évolue dans l’univers du math rock ; ce qui ne suscite pas chez votre serviteur, une motivation optimale. Qui imagine alors qu’elle va encore grossir les rangs des matheux hexagonaux, parmi lesquels figurent déjà Electric Electric, Chevreuil ou Pneu. Un univers surexploité, au cours de ces dernières années.

Mais dès l’ouverture de cet Ep (NDR : c’est son deuxième !), on se rend compte que l’expression sonore est différente. Oscillant entre post-rock atmosphérique, math-rock (of course !) et kraut-rock, 100% Chevalier possède un don inné pour vous faire taper du pied. Si la guitare rend le climat atmosphérique, la basse est caoutchouteuse, un peu comme le combo yankee Maserati (en plus minimaliste) voire le band écossais Errors. Sur ce disque, deux plages conduisent d’ailleurs l’excitation à son comble : « Senzu » et « Tiamat ».

Après avoir écouté « Ee », on est en droit d’espérer tout simplement que 100% Chevalier puisse reproduire ces bonnes dispositions sur un véritable LP. En attendant, on tiendra à l’œil ce combo tout en ouvrant toutes grandes les oreilles…

dimanche, 27 décembre 2015 18:41

Over and even

Joan Shelley nous vient de Louisville, dans le Kentucky. La musique de cette jeune femme évolue à des années lumières de celle proposée par certaines de ses contemporaines qui se (com)plaisent à en faire des tonnes en habillant leurs morceaux de cuivres, de cordes, et autres instruments. Son folk est donc minimaliste et authentique.

Et « Over and Even », son troisième album, constitue un bel exemple. Joan et Nathan Salsburg se consacrent à la guitare. Une instrumentation simple et efficace qui met bien en exergue la voix douce et paisible de Mrs Shelley. Selon les titres, des interventions de piano ou de lap steel viennent discrètement enrichir l’ensemble. En outre, elle échange quelques harmonies vocales bien senties et surtout remarquées, en compagnie du roi du folk, Will Oldham, sur « Stay On My Store », « Jenny Come In » et « Subtle Love ». Malgré cette instrumentalisation dépouillée, Joan Shelley parvient à insuffler un souffle à ses morceaux ; comme sur l’excellent « No More Shelter ». Et finalement, les compos de cette artiste parviennent à nous entraîner dans un univers très proche de Bonnie Prince Billy (bien sûr), Joan Baez ou encore Emmylou Harris.

Joan Shelley démontre, tout au long d’« Over and even », qu’il n’est pas nécessaire d’enfouir de bons morceaux sous une orchestration luxuriante. Parfois la grâce d’une sèche est bien plus efficace et troublante qu’une armée de violons.

 

dimanche, 27 décembre 2015 18:37

Same as you

Aux Iles Britanniques, cette formation de jazz jouit d’une solide notoriété. Qui a même atteint le Vieux Continent ; mais chez un public averti. Faut dire que depuis 2004, elle accumule les prix et les nominations en tous genres ; et tout particulièrement au Mercury Prize ainsi qu’aux BBC awards. D’ailleurs, ce « Same as you » (NDR : c’est son sixième elpee !) lui a permis d’être à nouveau nominé parmi les meilleurs groupes jazz de l’année.

Toujours drivé par le drummer Sebastian Rocheford (NDR : outre son implication dans le jazz, il participe régulièrement à d’autres projet, et notamment en compagnie de David Byrne, Brian Eno ou encore Pete Doherty), le combo a bénéficié du concours de quatre musicos supplémentaires, pour enregistrer ce long playing.

Passé une brève intro au titre évocateur (« Life, Love and Light »), sur laquelle des vocaux se posent afin de planter un décor paisible, Polar Bear attaque cinq pistes de prog/free-jazz (NDR : certains taxeront sa musique de ‘lounge’ ; mais avouez que le qualificatif est un peu réducteur). Afin de maintenir constamment l’attention, la formation cherche faire fluctuer les styles et les ambiances ; ainsi on rencontre ça et là, des références africaines, caribéennes ou encore orientales. Mais aussi, elle nous réserve quelques surprises. Et tout particulièrement le concours de Hannah Darling sur le single « Don’t let the feeling go » ainsi que du saxophoniste Shabaka Hutchings (également aperçu au sein de Melt Yourself Down), sur plusieurs plages…

Finalement, la prouesse de Polar Bear, c’est d’être parvenu à rendre une musique peu accessible, tout à fait excitante. D’ailleurs, au plus les écoutes se multiplient, au plus on découvre de nouvelles facettes de l’expression sonore. Ce qui démontre sa richesse…

 

dimanche, 27 décembre 2015 18:33

Love & Torture

Sexagénaire, Stones Jack Jones est un personnage au parcours plutôt atypique. Loin du rêve américain, il est né dans une famille de mineurs et a passé son enfance en Virginie. Il choisit pour pseudo Stones Jack Jones, un patronyme qui évoque davantage un alcool frelaté que celui d’un songwriter. Et se produit dans les clubs de ‘striptease’, avant de s'installer à Nashville, où il se forge une certaine notoriété. S’il a gagné un combat contre la maladie, il faut reconnaître que cet artiste n’est toujours pas enclin à faire la fête. Rien qu’a regarder sa mine austère, on a plutôt envie de compatir. Et son nouvel opus, "Love and Torture", ne laisse pas entrevoir le moindre coin de ciel bleu dans son univers sombre.   

Sa voix est rauque. Son americana noir et mystique. Un peu dans l’esprit de Wovenhand. Pas étonnant quand on sait que David Eugene Edwards et Stones Jack Jones sont issus des Appalaches.

« Shine » est une ballade solennelle à la mélodie efficace. Le ton est donné. Et il est obscur. L’instrumentation est parfaitement équilibrée : banjo, mandoline, harmonica, harpe, tout y passe, sans jamais que la musique ne puisse sembler surfaite. Mais c’est la voix de l’Américain qui fédère l’ensemble. Kurt Wagner (Lambchop) joue de la guitare sur « Circumstance », alors que pour « Ships », c’est la chanteuse country Patty Griffin qui vient donner de la voix.

A l’écoute de « Love and Torture », il faut avouer qu’on ne se fend pas la gueule. Cependant, la charge émotionnelle y est considérable ; à tel point que cet opus pourrait servir de tremplin à une profonde introspection.

dimanche, 20 décembre 2015 18:19

Oppositional defiant disorder

White Note est un quintet parisien qui a publié son premier opus en 2011. Un disque suivi, quelques mois plus tard, par la sortie d’un Ep. Et dans la foulée, le groupe est parti en tournée à travers la France et l’Allemagne.

Quoique autoproduit, "Oppositional Defiant Disorder" a bénéficié du concours d’un quatuor à cordes, d’un trio d’instrumentistes à vent ainsi que d'une chorale. De quoi mettre les petits plats dans les grands ! Et cette collaboration semblait logique, lorsqu’on sait que la formation reconnaît explicitement comme influences majeures, Sigur Rós et Radiohead. Le résultat ? Un opus découpé en 10 morceaux lyriques qui évoluent parfois à la limite de la grandiloquence.

White Note cherche également à jouer sur la corde sensible (NDR : c’est le cas de le dire) en torchant des mélodies bouleversantes, quoique parfois prévisibles, alimentées par une instrumentation tantôt bien équilibrée (l'excellent single "That's All Folks" ou encore le morceau d’entrée "Shima"), tantôt emphatique, notamment quand le chanteur veut en remettre une couche. D’ailleurs le combo est au sommet de son art, quand il intègre davantage d’acoustique dans son expression sonore. A cet égard, une piste comme l'électrique "Nightmare & Hopes" fait un peu tache d’huile sur ce disque.

Cependant, "Oppositional Defiant Disorder" démontre que le band possède un potentiel indéniable. Reste à afficher davantage de maîtrise, surtout lors de certaines envolées enflammées parfois incontrôlées.

 

dimanche, 13 décembre 2015 16:54

Live a little less / Dreams on demand (single)

Difficile d'émettre un avis sur un disque qui ne dure pas plus de 6 minutes en deux morceaux. Jugement d'autant plus complexe lorsqu'il s'agit d'un premier essai.

Avant une première écoute et après opéré quelques recherches sur le net, on apprend que c’est Mr Steve Albini himself qui est derrière les manettes. Et puis que le duo de Glasgow a notamment assuré le supporting act pour Metz, Cloud Nothing ou encore Royal Blood. Un beau petit palmarès pour des ‘débutants’.

Une fois le cd introduit dans le lecteur, tout va très vite. Ce qui s’explique bien sûr par la durée du single, mais surtout parce que le rock/garage de Womps est sacrément accrocheur. Les deux Ecossais connaissent leurs classiques issus des 90’s, Nirvana en tête. « Live a Little » et « Dreams on demand » vont à l’essentiel. Les interventions de gratte sont aussi puissantes que féroces alors que la batterie est en éruption constante. Telle est la formule. Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple.

Bien sûr, on devra attendre un premier elpee avant de se forger une opinion légitime ; mas en attendant, on peut toujours prendre son pied en écoutant ces deux titres.  

 

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