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Epica - 18/01/2026
Gavin Friday - Het Depot
Béber

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dimanche, 13 décembre 2015 16:48

Blessed

Walter TV est un trio canadien qui n’est pas né de la dernière pluie. Et pour cause, il réunit le chanteur/guitariste Pierce McGarry, le drummer Joe McMurray et le bassiste Simon Ankenman, c’est-à-dire le backing group de Mac DeMarco.

« Blessed » constitue son deuxième elpee. A l’instar de Mac, Walter TV ne semble guère se soucier du monde qui l’entoure. Quoique nonchalants, les morceaux sont enjoués. Et la production ‘garage’ colle plutôt bien à l’attitude ‘je-m’en-foutiste’ des musicos. La voix de McGarryles est constamment sous effets. Pensez à Connan Mockasin. Et il faut un certain temps avant de s’y habituer. A partir de ce moment, le surf rock de cette formation est très susceptible de vous envoûter. Que ce soit à travers des plages langoureuses (« Neighbour ») ou plus énergiques. A l’instar de « Candles » et de l’excellent « Walter’Kaya », aux riffs de grattes délicieusement déstructurés.

 

dimanche, 13 décembre 2015 16:40

Empire

Depuis 2013, le label américain Numero Group réédite, pour notre plus grand plaisir, la discographie d'Unwound, formation mythique originaire d'Olympia (Washington), qui s’est séparée onze années plus tôt. Ainsi, à intervalles réguliers, l’écurie republie des anciens elpees ou concocte des compiles réunissant des fonds de tiroirs et des inédits. C'est ainsi l'occasion de (re)découvrir ce groupe phare de la scène noise, qui a sévi au cours des 90's (de 1991 à 2001) et a influencé de nombreuses formations contemporaines.

Sur "Empire", on peut retrouver des titres de l'avant-dernier opus du groupe paru en 1998 "Challenge for a Civilized Society" (du 1er au 4ème morceau) ainsi que certains enregistrements qui figuraient sur "Leaves Turn Inside You" en 2001 (du 5ème au 9ème morceau). Le reste est composé d'inédits.

Dès "Data" et "Meet the Plastics", on retrouve l’énergie punk du combo. Et on ne peut s’empêcher de penser à At the Drive-in, sous une forme plus épurée. "No Tech!" lorgne plutôt vers Fugazi. Pourtant, Unwound est aussi capable de se démarquer du post hardcore. Et d’embrasser un profil davantage progressif voire ambient, à l’instar de "Sonata for the Loudspeakers" (souligné par sa ligne de trompette) ou encore "Terminus", morceau de plus de 8 minutes au cours duquel la formation multiplie brillamment les fractures rythmiques. Plus étonnant, cette compilation recèle des plages au cours desquelles les Américains privilégient un visage plus mélodique. Un bémol, mais c’est souvent le cas lors des recueils, certains enregistrements souffrent d’un son médiocre

Néanmoins, "Empire" illustre à merveille l’amplitude de styles explorée par ce band yankee, qui mérite pleinement son statut de mythe.

 

dimanche, 13 décembre 2015 16:28

Super Tranporterreum (Ep)

Quelques mois après avoir gravé son premier opus (« Ratworld ») chez Memphis Industries (Papercuts, Outfit, Poliça, The Go ! Team, …), ce quintet insulaire nous propose un nouvel Ep.

Evoluant dans le même esprit que les compos du long playing, les cinq titres de « Super Transporterreum » s’avalent d’une traite. Il faut dire que 13min55 (montre en main) ce n’est pas bien long ; mais c’est en tout cas suffisant pour nous mettre de bonne humeur. Menace Beach reprend donc les choses là où il les avait laissées en nous offrant un rock/garage aux mélodies aussi simples qu’efficaces. Certains morceaux –et « The Line » en est le meilleur exemple– semblent même sortir directement de la discographie de Weezer.

En publiant cet Ep, cette formation issue de Leeds confirme un peu plus tout le bien qu’on pensait d’elle. Vivement le prochain LP…

 

lundi, 30 novembre 2015 00:00

Carnation

Josh Martin, alias Daughn Gibson, est de retour. On avait hâte de découvrir un successeur à l'excellent "Me Moan", œuvre tout au long de laquelle l'Américain avait démontré son immense talent de songwriter. Evoluant constamment entre country/blues et électro, il était parvenu à insuffler une fameuse dose d’émotion à toutes ses compos.

A l’instar du précédent opus, il a reçu le concours de quelques pointures, lors des sessions d’enregistrement. Et notamment Randall Dunn (Sunn O))), Marissa Nadler ou encore les membres d’Akron/Family. Sans oublier Eyvind Kang, qui s’est chargé des arrangements de cordes ainsi que Steve Moore, multi-instrumentiste qui a sévi chez Earth. Tout au long de son troisième LP, on a l’impression que Daughn dévie de sa trajectoire initiale, adoptant même parfois un profil plus dub. En outre, les synthés sont bien plus présents. Plutôt que d’émarger au folk, « Carnation » baigne au sein d’un rock vaporeux, courtisé par la voix sensuelle de Josh Martin. Parfois carrément kitsch, le climat nous replonge au sein des 80’s. Rien que la sonorité des claviers de "Shatter You Throught" corrobore ce point de vue.

Si "Carnation" se révèle original, il peut énerver par son aspect désuet, mais se révèle avant tout authentique. Maintenant, à vous de juger...

 

vendredi, 25 septembre 2015 18:03

Of coyotes and men

Quatre longues années que le nouvel opus de Taïfun est attendu. Soit depuis la sortie de "Trondheim". Pour ceux qui l’ignorent encore, cette formation appartient au substrat du label indie liégeois, Honest House. A l’instar de Frank Shinobi (NDR : des compagnons d’écurie), il a créé un son particulier, immédiatement identifiable, directement influencé par Reiziger (NDR : des Belges !), Modest Mouse et Motorspycho. Pour la petite histoire, il faut savoir que "Taïfun" est le titre d’un morceau du célèbre combo norvégien.

Pour enregistrer « Of coyotes and men », Taïfun a reçu le concours d’une connaissance, en l’occurrence Julien Conti (NDR : membre du regretté Casse-Brique, mais aussi de Mambo). Derrière les manettes. Le climat général de l’opus ne baigne pas dans la joie de vivre. Il macère même dans une atmosphère ténébreuse. A l’instar de l’excellent « Oh ! Captain ».

Dès « MasterFuck », piste qui ouvre l’LP, on retrouve le son si caractéristique du band. Ebréchée, la voix du chanteur est souvent soulignée d’harmonies vocales, et balayée par des cordes de guitares torturées ou authentiques, une expression sonore constamment mise au service de la mélodie. Les morceaux se chargent parfois d’accès plus noise, lorgnant même vers le math/rock, comme « Built to Spill ». Et pour rendre l’ensemble plus hétérogène, le combo nous réserve deux plages instrumentales, dont un « Bouba » enflammé par un saxophone… 

En quatre années, le combo principautaire n’a pas vraiment changé de style. Il l’a approfondi. « Of coyotes and men » constituera certainement un des albums indie rock ‘noir-jaune-rouge’ de l’année. Un souhait ? Que le band se produise bientôt en concert !

 

dimanche, 22 novembre 2015 20:28

Catharsis

Après avoir publié deux Eps dans l’anonymat, Institute propose son premier elpee, « Catharsis ». Un quatuor originaire d’Austin, au Texas, au sein duquel on retrouve le leader de Bush, Gavin Rossdale.

Le combo pratique une forme de punk/rock/garage lo fi, particulièrement énergique. Ce qui peut s’expliquer facilement, puisque tous les musicos ont sévi dans le passé au sein de formations locales de punk/hardcore. Pas la peine de rechercher de l’originalité, dans l’expression sonore. Soulignées par les cris ou les gémissements constants de Moses Broan, les 10 pistes sont dominées par les grattes savoureusement discordantes. Et le tout est balisé par une section rythmique à la fois solide et hypnotique.

Pas besoin de prise de tête, « Catharsis » reflète l’attitude profondément désinvolte, pour ne pas dire je-m’en-foutiste des musicos, qui prennent manifestement leur pied et invitent les mélomanes à en faire de même. Rien que pour cette raison, cet LP mérite de d’exister…

 

Malgré le climat particulier qui règne depuis quelques jours, suite aux attentats de Paris, la foule s’est déplacée en nombre pour assister au concert de John Grant, ce mardi soir, prévu dans l’Orangerie du Botanique. D’ailleurs, comme le dira plus tard le grand barbu, durant son spectacle, si on se laisse intimider, il ne nous restera plus qu’à rester dans son canapé. Option que ce dernier a donc choisi de ne pas suivre.

Après avoir fait la file à l’entrée et bravé la fouille, votre serviteur débarque dans la salle. Mais le supporting act vient de terminer sa prestation. Qui était assurée par un groupe islandais répondant au nom de Fufanu. Un sextuor dont le chanteur (Kaktus) n’est autre que le fils d’Einar Einarsson, ex-membre des Sugarcubes, formation qui avait servi de tremplin à Björk). Et qui a publié un excellent Ep, « Adjust to the light » (voir chronique ici), en juin dernier…

Il est 21 heures, lorsque John Grant monte sur l’estrade. Il est venu défendre son troisième elpee, intitulé « Grey Tickles, Black Pressure », paru début du mois dernier. Il est suivi par quatre musicos : un claviériste, un bassiste, un guitariste et un drummer.  

En début de parcours, le Texan privilégie les compos empreintes de charme et de mélancolie, des chansons paisibles, balisées par le piano. A l’instar du titre maître de son nouvel elpee, « Grey Tickles, Black Pressure », de « Marz » (NDR : un extrait de son premier LP, gravé en 2010) ou encore « Down Here »), trois excellents morceaux. Après une demi-heure de set dominé par la tendresse, le concert change de cap et adopte un profil plus électro. Manifestement, l’amplitude de styles embrassée par John est large. Et le light show s’adapte au nouveau climat, stroboscopes et spots colorés balayant le podium. « Pale Green Ghosts », titre éponyme du premier long playing, amorce ce changement. La température commence à grimper dans l’auditoire. Certains spectateurs commencent à se dandiner. Les titres défilent, la set list épinglant au passage le disco-kitsch « Disappointing » et l’électro/hip hop « Snug Slacks ». Mais le sommet du concert est atteint lors du splendide « Queen of Denmark », une composition qui vous flanque la chair de poule. Après un peu plus heure de show, le quintet s’éclipse. Puis revient pour accorder un rappel, au cours duquel Grant va nous réserver « Caramel », seul en s’accompagnant aux ivoire. Un encore de 15 bonnes minutes qui va permettre à la voix de John de nous confirmer tout son potentiel…

Malgré ses lyrics chargés de spleen, l’Américain est ravi de recevoir une belle acclamation. Une joie finalement communicative. Manifestement, la magie de la musique semble encore avoir opéré…

(Organisation Botanique)

 

samedi, 07 novembre 2015 00:00

Un sentiment de frustration…

C’est en 2005, lors de la sortie de « What We Must », que le collectif norvégien Jaga Jazzist s’est réellement fait connaître hors des frontières scandinaves. Un premier excellent elpee publié sur le célèbre label électronique anglais, Ninja Tune. A l’époque, sa musique privilégiait l’originalité. Mêlant subtilement jazz et post-rock, elle avait ainsi donné naissance au style ‘nu-jazz’. Depuis lors, les musiciens se sont quelque peu dispersés. Plusieurs d’entre eux ont quitté le navire. Des tas de nouveaux ont débarqué. Les changements de line up sont d’ailleurs impressionnants. Et ceux qui sont restés multiplient les projets. Deux albums studio en 10 ans (« One-Armed Bandit » en 2010 et « Starfire » en 2015), ce n’est pas Byzance ! En outre, aucun n’est arrivé à la cheville de « What We Must ». N’empêche, ce samedi 7 novembre, la troupe se produisait au Vk de Bruxelles. Une belle occasion de la découvrir, en ‘live’…

La salle molenbeekoise est cependant loin d’être remplie pour accueillir la formation nordique, démontrant que sa notoriété est en déclin. Le supporting act est assuré par un duo électro belge répondant au doux patronyme de Seizoensklanten.

Le concert de Jaga Jazzist débute vers 21h. Sur l’estrade, une forêt de néons ont été posés à la verticale ; et en arrière-plan, une toile aux motifs psychédéliques a été tendue. Les huit musicos grimpent sur le podium : un drummer, deux claviéristes, un bassiste, deux guitaristes ainsi que deux préposés aux cuivres (trompette, tuba, trombone, …) Ce sont, en outre, tous des multi-instrumentistes capables d’échanger leurs instruments d’un morceau à l’autre. Ainsi, par exemple, un des claviéristes joue également du xylophone et de la gratte. Le combo norvégien est parfaitement en place. Il enchaîne des morceaux issus de ses trois derniers opus. Le light show entretient un climat cosy. Mais au fil du set, on se rend compte que l’expression sonore manque de punch et de relief. Se complaisant dans une atmosphère monocorde. Et puis, les cuivres sont beaucoup trop en retrait. Ils sont même carrément noyés, lors des interventions de claviers. Conclusion, après une petite heure de concert, l’auditoire est au bord de l’assoupissement. Or, lors du dernier titre, Jaga Jazzist va le réveiller, en lui réservant un superbe « Oslo Skyline ». Un horizon que le mélomane aurait préférer davantage voir explorer, celui-ci éprouvant logiquement un sentiment de frustration, à l’issue du concert… 

(Organisation VK)

 

mardi, 10 novembre 2015 16:18

A life unto itself

Lorsque Steve Von Till prend congé de Neurosis pour embrasser une carrière solo en parallèle, ce n’est certainement pas dans l’apaisement ni la détente. Et pour cause, son œuvre en solitaire ne respire jamais la joie de vivre. Elle baigne même dans une atmosphère sombre et mélancolique. Et « A life unto itself », quatrième opus de l’Américain, ne déroge pas à la règle.

Dès « In Your Wing », morceau qui ouvre la plaque, le ton est donné. Sculpté dans des cordes ténébreuses, l’americana de Von Till est à la fois douloureux et minimaliste. Un paradoxe ! Le violon d’Eyvind Kang (vu notamment aux côtés de John Zorn) et la pedal steel de Jason Kardong (Band of Horses) soutiennent parfaitement la voix rauque de Steve. Les percussions sont quasi-inexistantes. Bref, le climat entretenu tout au long de cet LP serait très susceptible de rendre dépressif le plus heureux des hommes. 

Steve Von Till est donc demeuré fidèle à sa ligne de conduite, et poursuit en version dark-folk ce qu’il avait entamé, au sein de Neurosis.

mardi, 10 novembre 2015 16:16

Rose Windows

En 2010, Chris Cheveyo se lasse du post rock qu’il pratique au sein de son groupe. Il décide donc de monter une nouvelle formation. Et fait appel à quelques potes –également musiciens– pour réaliser ce projet. Mais le line up n’est pas encore définitif. Et pour cause, un peu plus tard, il intègre la chanteuse Rabia Shaheen Qazi, qui va devenir la pièce maîtresse de Rose Windows. Puis un claviériste (un colocataire de Cheveyo !) ainsi que deux autres connaissances. Le sextuor publie la même année, son premier elpee, « The Sun Dog », chez Sub Pop. Un disque qui bénéficie du concours de Randall Dunn (Earth, Sunn O))), Akron/Family), à la mise en forme. Et il est à nouveau aux commandes pour cet opus éponyme. Manifestement, dès le départ, la formation a été bien encadrée.

A l’instar du précédent LP, Rose Windows nous entraîne dans un univers psyché/rock réminiscent des 60’s. Et comme chez Black Mountain, la voix féminine est puissante et bien mise en exergue. Dès « Glory, Glory », un plage aux accents particulièrement métalliques, elle affiche d’ailleurs toute sa maîtrise. Un potentiel que le band exploite à la perfection. Ainsi, sur « Strip Mall Babylon », la flûte traversière, le clavier et les chœurs soutiennent judicieusement son chant. Bien sûr, la formule est parfois prévisible, mais elle fonctionne parfaitement. D’autant plus que les compos du long playing sont variées. Il y a des grattes électriques, mais également acoustiques, comme sur « Come Get us Again ». En outre, le combo tente une incursion dans le blues/rock, à travers « The Old Crow ».

Pendant une bonne demi-heure, Rose Windows parvient à nous replonger dans l’atmosphère du psyché rock californien. On ne va donc pas cracher dessus. Profitez d’ailleurs bien de ces neuf morceaux. Ce seront les derniers, car Cheveyo a en effet décidé récemment de dissoudre le groupe, dont la carrière aura été brève mais intéressante…

 

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