New Brutalism de 087 à 089…

New Brutalism est un groupe de rock minimaliste formé à Knoxville, Tennessee, en 1998. Le groupe est composé de Shane Elliott (chant), Matt Hall (guitare/chant), David Basford (basse/chant) et Carey Balch (batterie). Son nouvel Ep, « Requiescat Record »,…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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dEUS - 19/03/2026
Suede 12-03-26
Béber

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Le label américain Sub Pop nous a réservé une bonne surprise en rééditant le premier et seul album de Flake Music, "When You Land Here, It's Time to Return". Une superbe occasion pour enfin découvrir les premiers pas musicaux de James Mercer.

Flash-back. En 1992, le natif d’Honolulu fonde Flake Music à Albuquerque (NDR : c’est au Nouveau Mexique). Cinq ans plus tard, il publie cet elpee. Ce qui va lui permettre d’assurer le supporting act pour des groupes comme Modest Mouse ou encore Califone. En compagnie du drummer Jesse Sandoval, il fonde ensuite The Shins, formation qui deviendra majeure sur la scène indie rock américaine avant de se révéler au grand public. A ce jour, le combo a publié quatre opus. Parallèlement à ce projet, Mercer a également gravé deux long playings en compagnie de Danger Mouse, sous le patronyme de Broken Bells et apporté sa collaboration à la confection de l’album « We were dead before the ship even sank » de Modest Mouse, sur plusieurs morceaux.

Tout au long de "When You Land Here, It's Time to Return", on retrouve l’atmosphère spécifique de l’époque, né d’un mélange de grunge, d’émocore et d’indie-rock. Un peu comme si The Shins avait eu recours à de grosses guitares. Mais en même temps, on recèle dans l’expression sonore de Flake Music des traces, plus ou moins marquées, de Pavement voire de Sunny Day Real Estate. Et puis surtout, on remarque déjà le talent de mélodiste de James Mercer et sa voix si particulière. Enfin, les plages préludent déjà le futur lumineux de The Shins…

 

mardi, 31 mars 2015 01:00

Lights out

Le printemps est de retour. Les rayons de soleil devraient refaire leur apparition. Une époque de l'année idéale pour voir éclore des albums de pop/rock jubilatoires susceptibles de nous accompagner pendant quelques semaines voire quelques mois (rarement plus, il faut bien l'avouer). "Lights Out", comme son titre l'indique d'ailleurs, appartient à cette catégorie de disques lumineux, agréables à écouter, et tout particulièrement, lors des premiers barbecues de l'année.

La formation est drivée par deux amis d'enfance issus de Cambridge, dans le Massachusetts, Justin Rice (voix, guitare, synthés) et Christian Rudder (guitare). Leur backing group est à géométrie variable, et fluctue en fonction des albums. Elle a emprunté le nom d'une rue de leur ville natale, comme patronyme. Leur pop est contagieuse. Sur « Crows », elle évoque Vampire Weekend, à cause des percus exotiques. La voix de Justin Rice est aussi nasillarde que celle de John Wozniak, le chanteur de Marcy Playground. « No Slow» lorgne même vers le combo new-yorkais.

« Lights out » constitue le troisième opus de Bishop Allen. Si les 12 titres se boivent comme du petit lait, il est aussi vite digéré qu’il n’est ingéré. Mais pourquoi donc ne pas en profiter ? Aucune prise de tête en perspective, juste le moment de siroter un nouvel apéro!

dimanche, 29 mars 2015 20:39

Primitive & Deadly

Earth compte déjà plus d’un quart de siècle d’existence. Et peu de formations métalliques peuvent se targuer d’être parvenues à traverser les décennies, sans jamais tomber dans la caricature. En outre, ce combo de post-métal ou de post-rock (selon) est certainement une des principales influences chez Isis ou encore Caspian. « Primitive & Deadly » constitue leur 8ème opus.

Suivant leur habitude, Dylan Carlson (guitare), Adrienne Davies (drums) et Bill Herzog (basse) nous proposent une musique puissante et indolente. Une expression sonore qui baigne au sein d’un climat ténébreux. Les morceaux s’étalent tous au-delà des 8’. Tant les solo de gratte que les riffs sont écrasants. Et « Even hell has its heroes » en est certainement la plus belle illustration. Pas de changement radical sur cet opus sauf, et cette situation mérite qu’on la souligne, un recours aux vocaux sur plusieurs titres. Le trio américain ne s’y était plus prêté depuis le début des 90’s, lorsque feu Kurt Cobain était venu poser sa voix. Pour la circonstance, c’est Mark Lanegan (NDR : il est rompu aux collaborations du style) qui se réserve le micro sur « There is a serpent coming » et le plus lumineux « Rooks accross the gate ». Et dans un registre plus lyrique, la chanteuse de Rose Windows, Rabia Shabeen Qazi, pour « From the Zodiacal Light ».

Malgré ses 25 ans d’existence, Earth demeure un des fers de lance du post-metal. En outre, les interventions des vocalistes apportent ici, manifestement, un plus à leur musique…

lundi, 23 mars 2015 11:27

Bestial Burden

Rarement un album n'aura porté aussi bien porté son titre : "Bestial Burden"! Il s’agit du second publié par Margaret Chardiet, alias Pharmakon, dont le style purement et simplement expérimental risque de retourner l'estomac de plus d'un mélomane. Et pour cause, le climat qui y règne est tout simplement morbide. Néanmoins, il s’explique ; surtout quand on connaît les circonstances dans lesquelles la jeune New-yorkaise a écrit les textes. Alors qu'elle devait se rendre en Europe, afin d'y effectuer une tournée, l'Américaine se découvre un énorme kyste. Vu les terribles douleurs endurées, elle doit être opérée d'urgence et reste longuement alitée. Cet opus reflète le sentiment qu’elle a éprouvé, lors de sa convalescence. Une réflexion autour de l'attachement de l'âme à son corps.

Tout au long du long playing, on partage la douleur ressentie par la jeune femme au cours de cette période. L’album s’ouvre par un morceau sur lequel le souffle de la jeune fille devient de plus en plus intense. L’ambiance est sordide et bouleversante. Une bande son idéale pour un film d’horreur ! Et quand on écoute les deux morceaux suivants, qui macèrent dans une sorte de noise claustrophobe, difficile d'imaginer que les cris perçus puissent émaner d'un être humain ; et encore moins ceux d'une jeune femme d'à peine 23 ans. Sur « Primitive Struggle », la simulation d’étouffement est accentuée par les  percussions rappelant les battements de cœur. De quoi se sentir de plus en plus mal à l’aise, malgré la fin de ce voyage douloureux au sein d’un corps malade… 

 

lundi, 25 août 2014 15:44

Tied a star

Après trois années de silence discographique, le leader de Dinosaur Jr nous propose un nouvel opus, mais en solitaire. Intitulé « Tied a star », il s’inscrit dans la lignée du précédent elpee, « Several Shades of Why ». Et l’analogie graphique de l’artwork des deux pochettes en est une parfaite illustration.

« Tied to a Star » recèle de petites pépites sculptées dans le folk acoustique. Authentiques, elles ne paient pas de mine, à première écoute, mais progressivement elles finissent par vous envoûter. La voix nasillarde de Mascis évoque de plus en plus celle de Neil Young. Et lorsqu’il nous réserve un petit solo électrifié, comme sur « Every Morning » ou « Trailing Off », on ne peut que se prosterner. A l’instar de l’elpee précédent, le talentueux songwriter a reçu le concours de quelques collaborateurs. Notamment Pall Jenkins, un des leaders de Black Heart Procession. Il vient gratter et chanter sur plusieurs morceaux. Mais également Chan Marshall, alias Cat Power, sur « Wide Awake ».

« Tied a star » n’est pas un LP particulièrement original, mais il est relaxant et agréable à écouter. Il est vrai que Joseph Donald est plus que prolifique. Mais pourvu que la qualité soit au rendez-vous, pourquoi se priver de sa production…

 

Quand on écoute ce « When the cellar children see the light of day », on imagine que son interprète nous vient du Sud des Etats-Unis. Peut-être est-ce la petite sœur de Valérie June, Alela Diane ou encore Marie Sioux ? Pourtant lorsque l’on s’intéresse à Mirel Wagner, on apprend qu’elle est, en fait, née en Ethiopie et qu’elle a grandi en Finlande. Autant dire que la surprise est de taille.

La Scandinave s’était déjà illustrée, il y a quatre ans, en publiant un premier album apparemment plus que réussi. La signature chez Sub Pop en est la plus belle démonstration. Et Mirel est parvenue facilement à passer l’étape du second opus, grâce à ses compos empreintes d’une grande sincérité, sculptées dans un folk/blues minimaliste, au cours desquelles elle nous tient en haleine de la première à la neuvième plage. Simplement en se servant de sa guitare tout en interprétant des textes particulièrement mélancoliques. Parfois quand même on y remarque la présence d’un violon (« Ellipsis », « Goodnight ») ou de chœurs (« Oak Tree »). De petite touches instrumentales ou vocales apportées aussi discrètement qu’efficacement.

« When the cellar children see the light of day » baigne dans un océan de tranquillité, malgré ce climat de profonde mélancolie. Et il mérite qu’on s’y plonge, afin d’y déceler les petites merveilles qui se révèlent au fil des écoutes.

samedi, 14 mars 2015 22:05

Semantics

Groupe phare et emblématique du label liégeois Honest House, Frank Shinobi est un peu le grand frère des groupes indie-rock wallons. Pourtant contrairement à ce que l'on pourrait croire, le combo n'a sorti qu'un album ; et il remonte à 2010. Cependant, il n'a jamais cessé ses activités et a continué d’accorder des concerts, un peu partout sur le territoire belge. Mais si Frank Shinobi n’a pas beaucoup enregistré depuis, c’est parce que ses membres ont développé différents projets en parallèle. Et notamment Mambo ainsi que Coastline Truckers. Quoi qu'il en soit, il a fallu attendre 5 longues années avant que ne paraisse leur second opus, intitulé "Semantics".

D’emblée, on retrouve les mêmes ingrédients et les mêmes influences, puisées essentiellement chez 31Knots (cfr. le tapping sur « Turborécession ») et Modest Mouse. Au fil du temps, Frank Shinobi semble avoir gagné en agressivité. Les chants sont plus tranchants et les guitares davantage incisives. Malgré les riffs techniques et les arpèges qui se superposent, les mélodies sont omniprésentes tout au long de l’opus (comme sur l’excellent « La saga du fardeau »). C’est d’ailleurs l’une des grandes forces de la formation. En outre, de manière générale, leur expression sonore s’est enrichie. Et la production est tout simplement parfaite. Il est loin les balbutiements de leurs premières mises en forme

C’est donc une grande joie de retrouver Frank Shinobi sur disque ; et on espère ne plus devoir attendre une demi décennie pour voir un nouvel elpee paraître…  

samedi, 14 mars 2015 22:01

All We Are

À peine sorti de l'oeuf, All We Are, trio signé sur le prestigieux label anglais Domino, est déjà encensé par la presse britannique. L'Irlandais, Richard O'Flynn (batterie/voix), le Brésilien, Luis Santos (guitare/voix) et la Norvégienne Guro Gickling (basse/voix) se rencontrent alors qu'ils fréquentent tous les trois une école d'art à Liverpool. Très vite, le succès est au rendez-vous et la formation assure le supporting act de pointures comme Warpaint ou London Grammar. Une histoire rêvée donc... Cet album constitue donc la suite logique de cette ascension. Pour donner de la gueule à sa musique, All We Are a bénéficié du concours de Dan Carey à la mise en forme, producteur qui a notamment bossé pour Bat for Lashes, M.I.A et Hot Chip. Autant dire que l'histoire est trop belle pour être vraie.

Après avoir écouté l’intro, on craint devoir se farcir un énième groupe de pop qui se plait à superposer les nappes de claviers, avant de traiter le tout par la reverb’. Si la formule fonctionne bien, en général, elle commence tout doucement à agacer. Heureusement, rapidement, dès "Stone", "All We Are" dévoile d'autres facettes de l’œuvre. Les claviers sont toujours bien présents, mais les sonorités cristallines des guitares n’en sont pas pour autant réduites à leur plus simple expression. Peu à peu, à l'instar de "Honey", le trio incorpore des touches funk et soul dans sa musique. Les harmonies vocales triangulaires communiquent davantage d’intensité à certaines pistes, come sur l'excellent " Keep Me Alive".

Finalement, cet opus éponyme nous réserve une belle volée de surprises, bien loin de ce que le début de l’elpee laissait présager. On ne s'en plaindra donc pas...

 

Le Botanique affiche une nouvelle fois complet pour le concert de St Paul & The Broken Bones. Révélé il y a un peu plus d’un an par la sortie de son excellent premier elpee "Half the City", le groupe a rapidement acquis une notoriété en ‘live’. Une expérience accumulée au fil des tournées, à laquelle le chanteur, Paul Jenaway, un fameux showman, a plus que largement contribuée. Faut dire qu’il a commencé à chanter au sein d’une chorale gospel, dans une église perdue au fin fond de l'Alabama. Aujourd’hui, dans un autre contexte, le Sudiste continue à propager la bonne parole. Et son discours est tellement impressionnant, qu’à l'issue du concert, il est parvenu à rallier l’ensemble de l’auditoire, à sa cause…

Little X Monkeys assure la première partie. Un groupe belge manifestement endoctriné par la musique américaine traditionnelle. En l’occurrence, le bluegrass, le folk, la country et le blues. Du pain béni donc pour préparer l’arrivée du prédicateur.

Vers 21h15, les Américains –les vrais !– montent sur le podium de la Rotonde pleine à craquer. Il y a donc un petit retard sur l’horaire prévu. Un trompettiste et un tromboniste s’installent à droite de l’estrade. Un barbu se plante derrière un clavier, à gauche. Le line up est complété par un guitariste, un bassiste et un batteur. Ils sont tous habillés bcbg. Les musicos sont particulièrement talentueux et ont un dont inné pour rendre leur musique la plus ‘groovy’ possible. Après un tour de chauffe, le fameux Saint Paul rejoint sa communauté sur les planches. Il a un visage de poupon, souligné par un sourire jusqu’aux oreilles. Il est vêtu d’un costard et chaussé de pompes blanches. Il salue la foule et entame son show. Dès qu’il se met à chanter, elle tombe sous le charme. Chaque parole vous flanque des frissons partout. Passionné, l’ancien choriste se livre corps et âme. Il arpente l’estrade de long en large, s’agenouille et n’hésite pas à esquisser un pas de danse. Trempée dans la soul, sa musique est magnifiée par les interventions d’orgue et de cuivres. La setlist est essentiellement composée de titres de son seul opus. Il la complète de quelques nouveautés et de deux reprises, l'une de Radiohead et l'autre de David Bowie (« Moonage Daydream »). Maîtrisant subtilement l’art du crescendo, les Broken Bones parviennent à enfiévrer l’ambiance. Faut dire que le combo semble heureux d’être là ce soir. Saint Paul remercie l’auditoire d’être venu en si grand nombre. Une première, apparemment, pour la formation, en Belgique.

En un seul office, St Paul Janeway est parvenu à évangéliser une assemblée entière. Dans une Rotonde transformée en lieu de culte. Nul doute que de nouveaux disciples vont, à leur tour, prêcher la bonne parole…   

(Organisation Botanique)

samedi, 07 mars 2015 00:00

Rips

À l’heure où de nombreuses formations se sentent obligés d’insérer quelques lignes de claviers ou du moins un zeste d’électronique dans leur expression sonore, un trio féminin a décider de nous rappeler les belles heures du punk-rock des 90’s.

En Hex est un trio yankee fondé en 2013 par Mary Timony (Wild Flag, Helium), Laura Harris et Betsy Wright. Pour elles, une basse, une guitare et une batterie suffisent pour envoyer du bon vieux rock à l’ancienne. Ces trois Américaines, toutes bien connues dans l’univers rock/garage des States, n’encombrent pas leur musique d’éléments futiles. Leur rock est sans fioriture, instinctif et va à l’essentiel. L’écoute de « Rips » remonterait le moral de tout dépressif. Sous un format classique couplet/refrain, ces douze morceaux sont d’une redoutable efficacité. Ne soyez d’ailleurs pas étonnés si vous commencez à fredonnez certaines mélodies, quelques heures plus tard.

Les trois demoiselles exercent leur charme en se servant d’un rock/garage primaire ; et le moins que l’on puisse dire, c’est que l’on y prend plaisir. Comme quoi, il n’est pas toujours judicieux d’en remettre une ou plusieurs couches. Ex Hex retourne aux fondamentaux et on en redemande !

Ex Hex se produira le 8 mars au Trix à Anvers. Si vous en avez l’occasion n’hésitez pas à aller les applaudir !

 

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