L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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La fresque de Vincent Delerm

Six ans après « Panorama », le chanteur cinéaste au cœur battant Vincent Delerm élargit encore son travelling sentimental en gravant « La Fresque ». Un huitième album dont la chanson-titre parlée, sur un arrangement tout en palpitations électroniques et…

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Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

jeudi, 22 juin 2023 11:47

Aloners to the world

Après avoir gravé deux Eps (« You won’t get another chance » et « Surrender »), Alexandr nous propose son premier album, « Aloners to the world ». Influencée par les 80’s, la musique de ce trio franco-britannique baigne au sein d’une électro/pop rappelant tour à tour New Order, Naked Prey ou Tears For Fears. TFF, surtout pour le soin apporté aux harmonies vocales (voix et contre-voix). A l’instar de « Change » (?!?!?!) …

Si l’opus recèle l’un ou l’autre morceau plus faible, dans l’ensemble il tient la route. Et parmi les plages les plus intéressantes, on épinglera ainsi le plus new wave « Dreaming » et l’excellent « Parisian ». Cette basse ronde et pulsante, ces sonorités de gratte tintinnabulantes et ces harmonies vocales vaporeuses, enivrantes, rappellent même les Charlatans…

mardi, 13 juin 2023 16:48

Kiss me goodbye…

C’est la fin de la tournée mondiale d’adieu pour Kiss. Elle a commencé en 2019 et s’achèvera au Madison Square Garden de New York en décembre 2023. Baptisée ‘End Of The Road’, elle est passée, il y 12 mois, au Sportpaleis d’Anvers. Le Palais 12 est plein à craquer pour accueillir ce groupe légendaire de glam métal qui compte 50 années d’existence, a vendu plus de 75 millions d’albums à travers le monde et puis surtout dont le look extravagant de ses musiciens (maquillage, fringues, chaussures à hautes semelles compensées et attitudes) constitue sa marque de fabrique. Le quatuor a gravé vingt elpees studio, soixante singles dont les classiques intemporels « I Was Made For Loving You », « Rock and Roll All Nite » et « Detroit Rock City ». Et c’est la sixième fois qu’il se produit en Belgique.

Du line up originel, le guitariste Paul Stanley et le bassiste Gene Simmons sont toujours au poste. Et ce sont toujours eux qui assurent le lead vocal.  

Le supporting act est assuré par un autre band américain, mais californien (Los Angeles), Skid Raw. Il pratique également du glam metal. Il s’est surtout illustré à la fin 80’s et au début des années 90’s. Erik Grönwall remplace le membre fondateur Sebastian Bach, depuis 2022.

Des bâches noires recouvrent l’imposant matos de Kiss. Une toile noire a été tendue derrière les musicos où figure en lettres rouge vif, sur la partie haute, le patronyme du band.

A 19h00, les lumières s’éteignent alors que les haut-parleurs diffusent le « Blitzkrieg Bop » des Ramones. Skid Raw monte alors sur le podium. Erik est soutenu par les sixcordistes Dave Sabo et Scotti Hill ainsi que le bassiste Rachel Bolan et le drummer Rob Hammersmith. Hormis ce dernier installé en retrait, tous les autres musiciens se démènent comme de beaux diables, au sein de l’espace restreint qui leur est réservé. Le set s’ouvre par une version plutôt lourde de « Slave to the grind ». Les soli de guitares sont puissants, huileux voire graisseux. Erik est partout à la fois. Il triture constamment son micro. Sa hargne virile rappelle parfois celle de Bon Jovi. « The Threat » ne permet pas vraiment de souffler. Musclé, ce morceau se distingue par son refrain aux chœurs imposants. « Big Guns » poursuit sa folle cavalcade dans le métal. Le band n’en n’oublie pas sa monstrueuse power ballade mélodique « 18 And Life », un titre au cours duquel la voix d’Erik fait mouche. Ni ses hits tels que « Business » ou « I'll Remember You ». Bien que gavé de clichés hard rock, le set du groupe est parvenu à faire lever les poings du public en masse. La prestation s’est achevée par « Youth Gone Wild ». Une première partie d’enfer. Le public a adoré le show !

Setlist : Intro - « Blitzkrieg Bop » (Ramones cover), « Slave to the Grind », « The Threat », « Big Guns », « 18 And Life », « Riot Act », « Piece Of Me », « Livin' On A Chain Gang », « Time Bomb », « I Remember You », « Monkey Business », « The Gang's All Here », « Makin' A Mess », « Youth Gone Wild ».

Kiss est un groupe unique en son genre. On vous rappelle pourquoi dans l’intro. Le line up réunit aujourd’hui Stanley (The Starchild), Simmons (The Demon), le guitariste Tommy Thayer (The Spaceman) et le batteur/chanteur Eric Singer (The Catman).

Une immense tenture à l’effigie de Kiss masque l’immense scène. Le rideau tombe sous des feux de pétards nourris par 15 lance-flammes placés derrière le quatuor qui descend du plafond, chacun sur une estrade hexagonale, sous de puissants fumigènes. Idem pour le drummer qui est placé derrière son imposante double batterie ‘Pearl’. Les 3 gratteurs descendent de leurs socles, manches de guitare en avant et Simmons a déjà sa longue langue qui ressort. Des images de la bande des quatre sont constamment projetées sur 8 grands écrans, également hexagonaux. Deux autres, mais géants bordent chaque côté du podium. Durant cette intro spectaculaire, les baffles crachent le « Rock and Roll » du Led Zep. De sa voix éraillée, Stanley entonne un « Detroit Rock City » d’anthologie. De nombreuses caméras filment la foule au sein de laquelle on remarque la présence de multiples drapeaux (mexicains, brésiliens, etc.), mais surtout montrent un auditoire éclectique et multigénérationnel. Sur les planches, on aperçoit les reproductions d’un énorme serpent enroulé autour d’un support, d’un hibou et d’une panthère prête à bondir, des animaux dont les yeux sont remplacés par les lasers jaunes. Le light show est d’ailleurs impressionnant. En ces temps de crises, la machinerie déployée ainsi que les effets lumineux doivent consommer l’énergie d’une petite ville. Stanley et Simmons s’adressent régulièrement au public. Et puis, il y a le spectacle ! Des feux d'artifice ! Des explosions ! Des lasers ! Des flammes ! Des confettis ! Un instant, Simmons crache du feu. Le second, il s’excite en sortant sa langue. Pendant un solo, du sang sort de sa bouche. A un autre moment, son estrade hexagonale sur laquelle il est planté, décolle vers le plafond, comme une fusée qui s’envole vers une autre planète, fumigène à l’arrière-train. Chaque musicien a droit à son solo. Dont le batteur dont la technique est à couper le souffle. Il s’essuie les mains et le visage, sans pour autant ôter le grimage, tout en continuant à frapper du pied les grosses caisses. Il aura également droit à son ascension, mais sans les flammes au-dessus de la tête.  

Parmi les moments forts du concert, on épinglera le skud incendiaire « War Machine », la bombe « I Love It Loud » chantée à tue-tête par un public ravi, le final époustouflant de de « Lick It Up » ainsi que la tonitruante cover du « Won't get Fooled Again » du Who.

La communion entre le public et Stanley est totale. Les musicos ne s’arrêtent pas une seconde. La mécanique est bien rôdée. Le mixing est irréprochable. Tout le public danse et chante en chœur.

Pour « Love Gun » et surtout le hit « I Was Made For Loving You », Stanley débarque sur une scène hexagonale (encore !), sise à 10 mètres de votre serviteur, en se servant d’une sorte de téléphérique. Et il retourne, comme il est venu, sur le podium principal, pour participer au titre final, « Black Diamond ».  

Le quatuor a le bon goût d’accorder un rappel de trois morceaux dont la superbe ballade « Beth », interprétée au piano par le drummer Singer. « Rock and Roll All Nite » clôture définitivement le show de quasi 170 minutes qui sont passées trop vite. Impressionnant pour une tournée d’adieu qui dure quand-même depuis 4 ans ! Celui qui n’a pas assisté ce genre de spectacle en forme de ‘best of’ a raté quelque chose. Celui qui y était sortira du Palais 12, des étoiles plein les yeux et s’en souviendra toute sa vie…

Setlist :  Intro - « Rock and Roll » (Led Zeppelin cover), « Detroit Rock City », « Shout It Out Loud », « Deuce », « War Machine », « Heaven's on Fire », « I Love It Loud » (Gene breathes fire), « Say Yeah », « Cold Gin », « Guitar Solo » (Tommy Thayer), « Lick It Up » (with « Won't Get Fooled Again » ), « Makin' Love », « Calling Dr. Love » (with extended jam by Paul and Tommy), « Psycho Circus », «  Drum Solo », « 100,000 Years » (Partial), « Bass Solo », « God of Thunder » (With spitting blood by Gene), « Love Gun » (Paul on stage B), « I Was Made for Lovin' You » (Paul on stage B), « Black Diamond ».

Rappel : « Beth » (Eric Singer on Piano), « Do You Love Me », « Rock and Roll All Nite », Outro - « God Gave Rock and Roll to You II ».

(Organisation : Greenhouse talent)

 

vendredi, 16 juin 2023 18:21

Le pays en 3D de Geese

Au cours de l'été 2021, le jeune groupe de rock US Geese surgit de nulle part, déclenchant un engouement sans précédent dans la presse outre-Atlantique. Rolling Stone le qualifie de ‘prodige du rock indépendant’, tandis qu'il tourne avec Jack White et Spoon. Ces musicos qui avaient prévu de sortir un peu de musique, de se séparer et d'aller à l'université partent alors en tournée dans le monde entier ! Aujourd'hui, la formation nous revient avec une perspective totalement différente. S'éloignant du post punk de ses débuts, Geese réutilise désormais des fragments de rock classique pour créer un univers plus étrange et entièrement personnel. « 3D Country » est le son d'un groupe agité et aventureux qui se redéfinit.

Pour découvrir le single « Mysterious love », sous forme de clip, c’est ici et le titre maître, c’est

En concert :

18/09 @ Botanique, Brussels

 

The Silencers publiera son dixième album, « Silent Highway », ce 13 octobre 2023. La recette reste inchangée. Des morceaux méticuleusement fabriqués et de manière artisanale, des mélodies exaltantes, des textes sensibles et un groove hypnotique qui vous fera taper du pied ou danser sur des paroles aussi bien authentiques, sincères ou irréelles que politiques, ironiques ou amusantes.

Jimme O’Neill souhaitait revenir aux sources de ce qui a forgé le son de Silencers à savoir son tout premier album « A Letter from St. Paul », celui par lequel tout a commencé...

 

samedi, 17 juin 2023 18:10

Les paysages flous de La Jungle…

Le sixième elpee de La Jungle, « Blurry landscapes » paraîtra ce 23 juin 2023.

L'idée de ce disque est née à un moment très particulier. Les concerts n'existaient plus. Les tournées étaient annulées les unes après les autres. Tout s'est arrêté d'un coup. Deux options s'offraient alors à La Jungle : arrêter tout net ou profiter de cette pause forcée pour écrire la suite. Ils ont choisi la seconde option et ont composé deux albums en l'espace de quelques mois, dont celui-ci.

Avec l'aide précieuse du musée Art et Marges de Bruxelles, ils ont recueilli les noms de dix artistes actifs dans l'art brut et l'art outsider, à qui ils ont proposé une collaboration. Dans la foulée, ils se sont attelés à l'écriture de dix nouvelles chansons...

Pour en savoir davantage, cliquez sur le nom du groupe dans le cadre ‘Informations complémentaires’…

Réputé pour son punk/rock explosif, abordé dans l’esprit de Green Day voire de Weezer, Oslo Ess est un des groupes de rock les plus populaires de Norvège.

Il nous propose son nouveau single « Ikke La Dem Dra Deg Ned » sous forme de clip, et il est disponible ici

« Ikke la dem dra deg ned" est un morceau hymnique aux riffs de guitare entraînants, imprimé sur un rythme palpitant et rehaussé par le vocal puissant du lead singer. Interprétée en norvégien, la chanson sert de cri de ralliement pour ceux qui refusent de se laisser abattre par l'adversité…

 

samedi, 17 juin 2023 18:09

Un concept album pour HEADKEYZ…

« The Cage & The Crown : Chapter I » sera le tout premier album du groupe post-grunge français HEADKEYZ. Il paraîtra ce 25 novembre 2023. Un album pré-apocalyptique, engagé et enragé constitué de 8 titres. Il sera le premier volet d’un double album concept tournant autour du thème de l’avant fin et de l’effondrement.

En attendant, il nous propose le single « Passenger » sous forme de clip . Atmosphérique, viscéral et introspectif, il nous entraîne au cœur d’une plongée kafkaïenne dans les limbes de l'âme où s'affrontent, dans un ultime combat, l'Homme et son passager sombre.

 

lundi, 12 juin 2023 18:08

epona poursuivie par un prédateur…

C’est en tant que comédienne qu’Epona Guillaume, 22 ans, découvre la scène et le public dès ses 7 ans. Au théâtre et dans le cinéma, elle se forme sur les planches, encore enfant et sans formation préalable, épaulée par sa mère et bien entourée au milieu d’une fratrie de 10 enfants dont 8 sœurs. Avec la metteuse en scène Anne-Cécile Vandalem, elle parcourt aujourd’hui les grands lieux du théâtre européen (Odéon à Paris, Théâtre-National à Bruxelles, Schaubühne à Berlin, …) et le public a pu la découvrir au cinéma il y a peu dans le film-documentaire « Sans frapper » d’Alexe Poukine.

Mais c’est aujourd'hui dans la musique, et le rock en particulier, qu’epona souhaite se livrer de manière franche et personnelle et partager, par le chant, les textes engagés qu’elle écrit. Après un premier single intitulé "Voice", hymne féministe rappelant la nécessité de garantir les droits des femmes et des minorités de genre, epona revient avec un 2ème single « Naked man (in the forest) » qui renvoie à la violence représentée par la confrontation à un exhibitionniste dans l’espace public.

Le clip du titre 'Naked Man (in the forest)' réalisé par Lare Legendre-Lemaire est disponible ici

Influencée par les Strokes, Mazzy Star, Cigarettes after sex et Alvvays, epona compose son premier EP « Help I’m fine ! » en collaboration avec Dimitri Eggermont, musicien et producteur, et l’enregistre avec Charles De Schutter (Superbus, -M-, …) et Valeria Di Forti avant de confier le mastering des 4 titres de l’EP à Remy Lebbos (Tanaë, Blanche, Nicolas Michaux, …)

Un Ep qui verra le jour courant 2023 et qu'elle présentera déjà sur scène le mardi 13 juin à l’Ancienne Belgique (AB Club) en première partie du concert de la chanteuse américaine Caroline Rose. Elle se produira également le samedi 24 juin sur la scène de la Galerie d’Art Costermans au Sablon à Bruxelles dans le cadre de la Fête de la Musique 2023.

 

Le nouvel de PJ Harvey, « I Inside the Old Year Dying » sortira le 7 juillet 2023. Il a été produit par les collaborateurs de longue date, Flood et John Parish.

PJ a révélé avoir composé les chansons en 3 semaines et précise : ‘Le studio était aménagé pour jouer en direct, et c'est tout ce que nous avons fait’. Si ce disque est très tactile et humain, c'est en partie parce que presque tout y est ancré dans l'improvisation : des performances et des idées spontanées, enregistrées au moment même de leur création.

Elle a publié une seconde chanson en single, le titre maître de l’opus. Il fait l’objet d’un clip vidéo animé, réalisé par Cristóbal León et Joaquín Cociña. Et il est disponible ici

Les réalisateurs Cristóbal León et Joaquín Cociña ont déclaré : ‘Nous avons envisagé le clip comme une courte histoire sur l'amour, la mort et la résurrection. Nous avons imaginé que la vidéo pouvait être perçue comme un petit conte de fées, mais aussi comme un rituel intime. Nous voulions maintenir l'animation dans un état de crudité scénique et matérielle, comme si les éléments que nous voyons n'étaient pas des personnages ou des accessoires, mais des artefacts et des talismans qui font partie d'une cérémonie.’

 

vendredi, 09 juin 2023 18:05

Squid d’un seul bloc !

Vaste, évocateur et extrêmement varié, « O Monolith », le nouvel elpee de Squid, sort ce 9 juin 2023. Il conserve l'esprit agité et énigmatique du groupe de Brighton, mais il réserve encore des surprises à ceux qui connaissent « Bright Green Field ». C'est le reflet de la progression démesurée d'un groupe toujours tourné vers l'avenir. « O Monolith » est vaste et étrange, et offre une infinité d'interprétations possibles de ses mystères intérieurs.

Le clip de « Swing (In a Dream) » est disponible

 

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