L’aurore de Lathe of Heaven…

Issu de Brooklyn, Lathe of Heaven sortira son nouvel elpee « Aurora », le 29 août. Né d’un processus d'improvisation, cet opus est propulsif, captivant et structuré, abordant des thèmes lourds et incorporant des influences littéraires. En attendant, la…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Gavin Friday - Het Depot
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Bernard Dagnies

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Pour enregistrer son nouvel opus, Marianne Faithfull a reçu le concours d’illustres collaborateurs. Et tout d’abord Warren Ellis qui a composé la musique. Mais également Nick Cave et Brian Eno. Sans oublier Vincent Ségal au violoncelle. Puisant dans la poésie de Shelley, Keats, Byron, Wordsworth, Tennyson et Thomas Hood, elle nourrit chaque texte de sa voix qui transpire de vécu. Elle y reflète sa passion pour les poètes romantiques anglais, une passion qu'elle a cultivée à la St Joseph's Convent School avant de partir pour Londres à l'âge de 16 ans.

Ce disque a été enregistré juste avant qu’elle ne soit contaminée par le COVID 19. Elle a d’ailleurs failli en mourir.

La sortie de ce nouvel elpee, intitulé « She Walks in Beauty », est prévue pour ce 30 avril 2021. L’œuvre physique qui paraîtra sous la forme d’un cd-book et d’un vinyle inclura des illustrations créées pour la circonstance par l’ami de longue date, Colin Self, ainsi que l’ensemble des poèmes.

http://www.mariannefaithfull.org.uk/

Le quatuor irlandais God Is An Astronaut publiera son nouvel elpee ce 12 février 2021. Ce sera son dixième. Après en avoir extrait « Burial » comme premier single, doublé d’un remarquable clip (à voir ou à revoir ici), il nous en propose un second. Baptisé « Fade », il est illustré par un autre clip tourné en noir et blanc. Sombre voire sinistre, il a de nouveau été réalisé par Chariot Of Black Moth. Et il est disponible

« Ghost Tapes # 10 » est annoncé comme l’opus le plus féroce de God Is An Astronaut.

L'œuvre a été illustrée par David Rooney, qui a travaillé avec le groupe dans le passé. A travers ses images, il cherche à y refléter un climat inquiétant et incertain dans lequel nous vivons actuellement…

« Medecine at midnight », le nouvel album de Foo Fighters, paraîtra donc ce 5 février 2021. Après avoir publié un premier single baptisé « Shame shame », le groupe nous en propose un second. Intitulé « Waiting on a war », il est disponible ici.

 

Le onzième opus d’AFI devrait paraître fin 2021. Il fera suite à l’Ep « The Missing Man », paru en 2018. Considéré comme un groupe de punk hardcore borderline étiqueté 90’s, jusqu’au mouvement emo des années 2000, AFI, dont le line up est resté stable depuis 1988 (y figurent toujours deux des membres fondateurs), nous propose deux nouveaux singles, également traduits en vidéo. Tout d’abord « Escape From Los Angeles” (à découvrir ici) et “Twisted Tongues”, disponible

 

jeudi, 31 décembre 2020 11:25

Foothills

Malgré une longue pause observée entre 1995 et 2005, The Bats affiche le même line up depuis 1982. Soit le bassiste Paul Kean, le batteur Malcolm Grant, la guitariste Kaye Woodward et le chanteur/guitariste Robert Scott. Ce dernier a, outre sa carrière solo, milité chez The Magick Heads, Electric Blood, Gina Rocco & the Rockettes ainsi que Greg Franco & The Wandering Bear, mais il est toujours impliqué dans l’aventure de The Clean, en compagnie des frères Kilgour, cependant comme bassiste, autre formation néo-zélandaise qui appartient à ce que les médias ont baptisé de ‘Dunedin sound’, un mouvement qui a marqué de son empreinte la scène indie, de 1980 à 1995. Des formations comme Pavement, R.E.M. et Mudhoney le reconnaissent même comme une de leurs influences majeures.

Rafraîchissante, caractérisée par ses mélodies limpides, ses harmonies vocales soignées, la ligne de basse raffinée, ses cordes de gratte carillonnantes, chatoyantes, tintinnabulantes et sa rythmique enlevée, la musique de ce quatuor kiwi mêlait astucieusement pop, psychédélisme, folk et post punk, un peu dans l’esprit des Feelies, à leurs débuts. Et près de 40 ans plus tard, la recette n’a guère changé, même si elle est un peu plus mélancolique et un peu moins turbulente. Quoique ! « Foothills » constitue le dixième elpee de The Bats, un disque qui a été enregistré dans une maison de campagne, près de la chaîne de montagne des Alpes du Sud, en Nouvelle-Zélande. 

La plupart des 12 plages de « Foothills » sont tramées sur la conjugaison entre cordes électriques et acoustiques ou semi-acoustiques. Parfois jouées en picking. Ponctuellement, un clavier vient s’immiscer discrètement dans l’ensemble. Du glockenspiel s’invite même sur « Changes all ». Et à l’écoute du propulsif, énergique et enjoué « Warwick » on ne peut s’empêcher de penser à Rolling Blackouts Coastal Fever, digne héritier de ce fameux ‘Dunedin sound’… Superbe !

jeudi, 31 décembre 2020 11:23

You might be happy someday

Issu de San Francisco, Glenn Donaldson a déjà multiplié les projets (Skygreen Leopards, Jewelled Antler, FWY ! et la liste est loin d’être exhaustive). Son dernier, il l’a baptisé The Reds Pinks & Purple ; et cette formation nous propose son deuxième album, un disque qui fait suite à « Anxiety art », paru en 2019. A première écoute, on en déduit que ce combo aurait pu figurer au sein de l’écurie Sarah Records. Issu de Bristol, ce label arty a sévi de 1987 à 1995 et a notamment hébergé des groupes comme sur The Orchids, Field Mice et Sweetest Ache. C’est d’ailleurs d’abord à ces bands que l’on pense en écoutant la musique de The Reds Pinks & Purples. Elle sonne plutôt britannique. Douces-amères, mélancoliques ou ensoleillées, suivant les morceaux, elle s’appuie sur d’élégantes mélodies tissées par des cordes de guitare chatoyantes, tintinnabulantes voire cristallines (Lotus Eaters ?), alors que les inflexions vocales de Glenn rappellent plutôt celles de Paddy McAloon (Prefab Sprout). Enfin, le titre maître qui clôt cet opus, semble même hanté par The Smiths, les accords de gratte semblant même empruntés à Johnny Marr…

Une excellente surprise !

jeudi, 31 décembre 2020 11:22

Ohm

Responsable de la production de ses quatre premiers elpees, Terry Date est de retour pour mettre en forme le neuvième opus de Deftones. Intitulé « Ohm » il fait suite à « Gore », paru en 2016.

Bien que fondée en 1988, la formation n’a dû changer de line up qu’à une seule reprise, en 2013. Un cas de force majeure. Victime d’un grave accident de voiture en 2008, Chi Cheng, le bassiste, était tombé dans un coma semi-conscient. Et est décédé 5 ans plus tard. Il avait été remplacé par Sergio Vega, qui militait alors chez Quicksand.

Découpé en 10 plages, « Ohm » joue de nouveau sur les contrastes entre les moments empreints de sérénité entretenus par les claviers éthérés et les envolées métalliques percutantes, impétueuses, grinçantes et tranchantes que s’autorise Stephen Carpenter à la guitare, et dont le rôle de dynamiteur lui correspond bien mieux. Et dans ce contexte, la voix de Chino Moreno, entre murmures et hurlements, épouse parfaitement l’expression sonore. Une voix qui évoque parfois celle de Perry Farrell (Jane's Addiction, Porno for Pyros) mais aussi de Billy Corgan (Smashing Pumpkins). De cet LP très homogène, on épinglera quand même deux pistes. Tout d’abord « This link is dead ». A l’issue de son intro atmosphérico-indus, le morceau libère une intensité électrique digne de Killing Joke. Et puis, en final, l’excellent titre maître. Une plage au cours de laquelle Stephen se sert d’une gratte à 9 cordes. Paru en single, il aurait d’ailleurs pu figurer sur l’album « Siamese Dream » de Smashing Pumpkins.

jeudi, 24 décembre 2020 15:19

Ah ! Etc.

Né à New York, en 1971, Kelley Stoltz a enregistré une quinzaine albums depuis le début de sa carrière, entamée en 1999. Ses influences majeures ? Nick Drake, le Velvet Underground, Brian Wilson et Echo & The Bunnymen, dont il est un fan inconditionnel. Ainsi dès 2001, il ose une adaptation de l’album « Crocodiles ». En 2010, il ouvre pour la tournée de ses idoles, puis est invité à assurer la guitare rythmique lors de leur périple accompli entre 2016 et 2018, en Europe et aux States. Et pour le remercier, Will Sergeant est venu lui apporter son concours lors de l’enregistrement de son elpee, « Ah ! Etc. »

Multi-instrumentiste, ce grand ami de John Dwyer et Ty Segall a presque tout fait sur cet opus. Un superbe essai au cours duquel, on retrouve, ça et là, ses références initiales. A l’instar du nerveux « Team earth », dont les harmonies vocales sont aussi soignées que chez les Beach Boys. Ou du velvetien « Cold ». Will Sergeant est venu donner un coup de gratte à « Quiet ones », une sorte de cha-cha-cha tapissé d’orgue vintage et stimulé par une ligne de basse post punk. Et puis déclame d’une voix grave sur « Moon shy », une bossanova groovy à laquelle l’ex-Dance Hall Crashers, Karina Denike, participe aux vocaux, alors que la fin de parcours nous propulse dans l’univers du « Dark side of the moon » du Floyd. Allyson Baker (Dirty Ghosts) se consacre au micro sur « She likes noise », une plage dansante, hypnotique, sculptée dans le surf/punk. Le timbre de Kelley rappelle curieusement celui de Colin Newman tout au long du post punk accrocheur, « Dodget a bullet ».

Les influences des 60’s, on les retrouve sur « Some other time ». A cause des cordes de guitare bringuebalantes, réminiscentes des Byrds voire de Big Star. Une mélancolie douce berce le très pop « Never change enough », une piste qui finit par véhiculer des accents empruntés à Aztec camera. Le long playing nous réserve encore quelques morceaux psyché/pop, parfois teintés de surf et se clôt par le plus glam « Havin fun », nonobstant son tempo bien rock’n’roll. Brilliant !

vendredi, 25 décembre 2020 09:14

The black hole understands

Ce 7ème elpee de Cloud Nothings a été réalisé en pleine période de confinement, via l’échange de fichiers entre Dylan Baldi et Jayson Gercyz. Le premier cité se charge des parties vocales et de toute l’instrumentation, hormis la batterie, que se réserve le second, et le synthé, confié à Chris Madak (Beemask) pour le seul « An average world », une plage au refrain contagieux et aux harmonies et contre-harmonies vocales réminiscentes des Beach Boys.

La plupart des morceaux de « The black hole understand » baignent au sein d’un cocktail de noisy (power) pop, rock ou punk voire de shoegaze qui évoque tour à tour Posies, Teenage Fanclub, Hüsker Dü et même Wedding Present. Dylan chante en falsetto ces compos aux mélodies accrocheuses, souvent mélancoliques, aux guitares carillonnantes, granuleuses, limpides, pétillantes, scintillantes, joyeusement discordantes ou chargées de reverb, alors que Gercyz impressionne par l’amplitude et la richesse de son drumming (« The sound of everyone » en est la plus belle démonstration). Enfin, tant les arrangements que la mise en forme sont impeccables, sans pour autant aseptiser les compos. Un véritable tour de force pour cette formation qui non content d’avoir déjà gravé un nouvel album début décembre, vient également de sortir près de 30 elpees ‘live’, uniquement disponibles via le téléchargement.

jeudi, 24 décembre 2020 15:12

Enter the mirage

The Sonic Dawn est un trio danois qui puise essentiellement ses influences au sein du psychédélisme issu des 60’s et des 70’s. Une référence ? The Strawberry Alarm Clock.

Découpé en 10 pistes, « Enter the mirage » constitue son quatrième elpee, un disque qui s’ouvre par le très garage « Young love », un titre qui aurait pu figurer sur des compiles ‘Nuggets’ ou ‘Peebles’, mais également au répertoire du combo australien, The Stems.

La plupart des autres morceaux baignent dans une forme de psyché/pop qui se charge de nuances, suivant les morceaux. « Loose ends » s’achève dans un trip exotique. Caractérisé par son solo de sèche et infiltré par un léger filet d’orgue, « Children of the night » adopte un profil davantage folk. Rogné, le clavier tapisse de nombreux titres. Il domine même son sujet sur « Join the head », une plage qui emprunte quelques accents acid house aux Stone Roses. « Shape shifter » vire du blues/rock à la prog. Et ces claviers fluidifient « Soul sacrifice », une compo dynamisée par des percus latino, tout en adressant un clin d’œil à Santana. Le groupe a recours aux bandes passées à l’envers, comme à la belle époque des Beatles (NDR : pensez à « Strawberry fields forever) sur « Hits of acid ». Et n’oublie pas de saupoudrer, de temps à autre, ses compos de sonorités de sitar. Enfin, « Ufo », titre qui clôt cet LP, nous propulse dans l’univers cosmique du Floyd, cira « More ». Et on en oublierait presque les chouettes harmonies vocales ainsi que le falsetto d’Emil Bureau.

Une œuvre sans doute revivaliste, mais particulièrement agréable à écouter. Si vous appréciez Allah-Las, « Enter the mirage » devrait vous plaire…