Le rire de Will Paquin

Will Paquin sortira son premier elpee, « Hahaha », ce 12 septembre. Orienté guitare, psychédélique et garage-rock, il est décrit comme un chaos créatif à haute tension et imprégné d'humour, un élément souvent oublié dans le rock. En attendant, il a partagé…

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Bienvenue dans le monde civilisé de Ghostwoman…

Ghostwoman est un duo réunissant Evan Uschenko et Ille van Dessel. Il est canadien et elle est belge. La paire s'apprête à sortir son nouvel album, "Welcome to the Civilized World", le 5 septembre et partage aujourd'hui son nouveau single, "Alive". Evan…

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dEUS - 19/03/2026
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Bernard Dagnies

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vendredi, 08 juillet 2016 18:09

Muhadib en équilibre…

"In Equilibrium", c’est le titre du troisième Ep de Muhadib, une formation de pop/rock montpelierienne. Elle publiera un nouveau titre en août, un morceau qui a bénéficié du concours de Ryan Hewitt (Red Hot Chili Peppers, Angus et Julia Stone, Joe Cocker, Lady Gaga), à la mise en forme.

- Vidéos :

It belongs to us (clip)
https://www.youtube.com/watch?v=eGe52tdeKik

One million Big Bang's (clip)
https://www.youtube.com/watch?v=G5x_lxfjTM0

Grown up (clip)
http://www.youtube.com/watch?v=4qzyiAPU_sE

http://www.muhadib.fr/

 

vendredi, 08 juillet 2016 18:09

De l’espace pour la nouvelle lune…

Newmoon est une formation issue du Nord de la Belgique, dont la musique baigne dans le shoegazing. Pensez à My Bloody Valentine ou encore A Place To Bury Strangers. « Space », son premier album paraîtra en octobre. En attendant, elle a sorti un single intitulé « Head of Stone », qui figurera sur cet opus. Il est en écoute, ici

www.facebook.com/newmoontheband

www.twitter.com/newmoonpunx

 

 

vendredi, 08 juillet 2016 18:09

Un artiste descendu par un minou aux abois…

Catman est un iconoclaste, homme-orchestre autodidacte, performeur, improvisateur, compositeur et producteur de musique électronique. Il a créé une forme de funk futuriste qu’il a immortalisé sur un Ep baptisé "Dog Eat Dog". 

- Clip "Dog Eat Dog" (Juin 2016) : www.youtube.com/watch?v=G-QkK6B4Sro

 

 

mercredi, 06 juillet 2016 18:17

Une nouvelle livraison pour les Pixies…

Le nouvel opus des Pixies paraîtra ce 30 septembre 2016. Produit par Tom Dalgety (Killing Joke, Royal Blood), « Head carrier » est annoncé comme le fruit de la rencontre entre le surréalisme, le psychédélisme, la dissonance et le surf rock. Tout un programme !

Le nouveau single « Um Chagga Lagga » est en écoute ici 

L’artwork de la pochette a été réalisé par le collaborateur de longue date, le légendaire Vaughan Oliver. Enfin, plutôt les ‘artworks’, car il y en aura plusieurs.  

Track listing

Head Carrier
Classic Masher
Baal’s Back
Might As Well Be Gone
Oona
Talent
Tenement Song
Bel Esprit
All I Think About Now
Um Chagga Lagga
Plaster Of Paris
All The Saints

Les Pixies se produiront dans le cadre du festival de Dour, mais également au Zénith de Paris le 23 novembre ainsi qu’au Lotto Arena d’Anvers, le 25 du même mois.

 

Wrangler, c’est le projet de Stephen Mallinder (Cabaret Voltaire), Phil Winter (Tunng) et Benge (John Foxx & The Maths). Le premier opus de ce trio, “The white glue”, paraîtra ce 23 septembre.

En juin, le trio avait déjà gravé “Sparked : Modular Remix Project », un essai dont les remises sont signés par le fondateur de Mute, Daniel Miller, Chris Carter (Chris & Cosey), Alessandro Cortini (Nine Inch Nails) ainsi que Scanner.

Les sessions de “The white glue” se sont déroulées au sein du studio de Benge, et inévitablement les synthés organiques ont été privilégiés.

https://www.facebook.com/stephenmallinderofficial/

 

 

Jusqu’en 2014, le site du festival de Dour proposait les liens des articles relatifs aux artistes ou groupes qui s'y produisaient vers les websites. Depuis lors, cette formule n’est plus compatible avec la nouvelle charte graphique. Bien sûr, aujourd’hui, le mélomane lambda préfère puiser ses sources aux réseaux sociaux, aux vidéos et –malheureusement et sans doute par facilité– aux biographies officielles. Le regard et l’oreille critique de Musiczine devraient vous aider à composer votre propre programme. Ah, oui, tous les artistes ou groupes ne sont pas répertoriés dans la liste. Mais un bon  tiers. Enfin, une bonne moitié, si on ne tient pas compte des Djs. Ce qui n’est pas si mal. Et puis pour les autres, il vous reste les biographies officielles…

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Wiz Khalifa - 14-juil
Review concert
Jam For The Ladies

http://www.dourfestival.eu/fr/

 

Les Nuits Botanique touchent à leur fin et en ce 1er juin, elles accueillent Ty Segall et ses Muggers, dont le nouvel album, « Emotional Mugger », est paru en janvier dernier. Prolifique, Ty n’en est pas à un projet près. Mais pour ce dernier, il a décidé de se lancer dans une longue tournée internationale, pour le défendre. Et elle récolte un succès certain, car ce soir, le concert est sold out. Faut dire que si l’artiste ne bénéficie guère de crédit dans le business, il peut compter sur une solide base d’aficionados.   

Le supporting act est assuré par le duo montois La Jungle. Responsable d’un math/kraut/noisy/rock, la paire réunit un drummer et un gratteur. Ce dernier se sert de quelques pédales et épisodiquement d’un mini clavier. Il ne chante pas, mais émet ponctuellement quelques onomatopées. En extrapolant, on pourrait imaginer qu’ils émanent du fond de la jungle. A moins que ce ne soit pour imiter le chant d’un Amérindien sur le point de déterrer la hache de guerre. Les deux musicos sont trempés de sueur au bout de quelques minutes. Tout en se contorsionnant, le gratteur se multiplie en digressions électriques alors que le préposé aux fûts épate par sa technique. Il s’y révèle même époustouflant. Un bémol, mais il est de taille, la prestation relève davantage de la performance que de la musique. On a beau chercher un fil mélodique, il n’y en a pas. A réserver aux inconditionnels du style (pour les photos, c’est ici).

Les Muggers ne sont pas nés de la dernière pluie, puisque ces musicos participent à différents projets, sur la scène alternative californienne. Segall y est même parfois impliqué. Y militent donc le fidèle bassiste/saxophoniste Mikal Cronin, les gratteurs Kyle Thomas (alias King Tuff) et Emmett Kelly (The Cairo), le claviériste/guitariste Cory Hanson (Wand) ainsi que le drummer Evan Burrows. Emmett et Mikal sont vêtus de costards noirs et de chemises blanches, sans cravate, mais avec boutons de manchettes. Celui de Cory est de teinte beige. Tout comme son pull à col roulé. Chaussé de lunettes teintées, il campe un croisement entre Tom Cruise et Sylvester Stallone. Lorsqu’ils étaient jeunes, bien sûr. Evan porte un sweat-shirt, trop grand pour lui, et un short blanc. Enfin, le plus pittoresque, c’est certainement Kyle. Il aurait sa place dans le 'kop' des supporters néerlandais (NDR : oui, on sait, l’équipe batave est privée de championnat d’Europe). Et pour cause, il est habillé, de la tête aux pieds de couleur orange Sa casquette à visières et à volets. Sa salopette. Et même sa guitare !

Quand Ty grimpe sur l’estrade, la formation est déjà en place. Il a aussi enfilé une salopette, mais en jeans. Son visage est dissimulé sous un masque en caoutchouc représentant un nouveau-né chauve. En fait, sous ce déguisement, il ressemble plutôt à un Olmèque. Le band attaque « Squealer ». Le volume sonore est déjà ‘limite’. Et rapidement, il va la dépasser amplement. Dès « California Hills », Segall ôte son masque, et le jette derrière lui. Tout au long de ce morceau, les harmonies vocales à quatre voix sont superbes. Ce soir, il ne touchera pas une seule fois à une gratte. Etonnant ! Il se réserve le micro. Et va faire le show. Au cours duquel il va multiplier les attitudes. Il appuie son pied sur l’épaule d’un spectateur pendant « Emotional Mugger/Leopard Priestess », feint de subtiliser le sac d’une spectatrice qui l’avait laissé traîner au bord de l’estrade, avant de lui ramener goguenard, entame une marche sur la foule, comme Jésus l’aurait fait sur l’eau ou pointe du doigt certaines filles. Il les regarde fixement d’un air culpabilisateur. Il joue avec son pied de micro, se penche au dessus de l’auditoire ou l’harangue, raconte des inepties, comme ‘J’adore le petit déjeuner’, avant d’aborder « Breakfast eggs » ou ‘J’aime les enfants’ préalablement à « Baby big man (I want a Mommy) »). Il incite le public à pogoter ou a surfer. Ce qui va fatalement se produire. Bref grâce à (ou à cause de) son comportement, il va finir par mettre le souk. A tel point qu’en fin de set, certains spectateurs vont emporter deux pieds de micro. Qu’ils vont malgré tout restituer au roadie, avant le rappel.

La musique de Ty Segall & The Muggers oscille entre garage, psyché, glam, punk et heavy metal (Black Sabbath ?) Elle n’est pas toujours très rigoureuse, mais elle déménage. Lors de « Candy Sam », probablement un hommage à T.Rex, Mikal vient souffler dans un saxophone, alors qu’Emmett reprend la basse à son compte. Cory pose souvent comme un dandy, ne se servant que d’une seule main pour pianoter sur son clavier tout en laissant l’autre sur sa hanche. Sauf lorsqu’il passe à la six cordes. Moments au cours desquels l’intensité électrique est à son apogée. Et les corps sont en sudation. Mais Ty va être surpris par un type qui s’invite sur l’estrade. Cet hurluberlu enfile le fameux masque, puis tombe pantalon et calebar pour exhiber sa bijouterie de famille. Il se rhabille aussi vite et retourne dans la fosse, sous le regard hilare de Segall, et médusé des spectatrices…

Il y aura bien sûr un rappel. De folie ! Et le mot est faible. Finalement, ce concert m’a, quelque part, rappelé ceux immortalisés par les Stooges, à une certaine époque. Mais ce soir, ce n’est pas le leader qui a baissé son froc… (pour les photos, c’est )

Ty Segall & The Muggers + La Jungle

Set list

Squealer
California Hills
Emotional Mugger/Leopard Priestess
Diversion
Breakfast Eggs
Baby Big Man (I Want a Mommy)
Mandy Cream
Candy Sam
Squealer Two
The Magazine
Thank God for Sinners
They Told Me Too
You're the Doctor
Spiders
Manipulator
Feel

Encore:

Finger
The Feels

(Organisation : Botanique)

 

lundi, 30 mai 2016 23:41

Songs for Walter

Songs for Walter, c’est le projet solo de Laurie Hulme, un Britannique (NDR : il est né à Garstang, mais vit aujourd’hui à Manchester) dont le premier opus éponyme fait suite à deux Eps. Il avoue pour influences majeures Nick Drake, Bill Callahan (Smog), Will Oldham, mais également Sebadoh, Pavement, Neil Young, Sonic Youth, Guided By Voices et même Smashing Pumpkins. Cependant, dans sa musique, ce sont surtout les artistes les plus folk qui semblent inspirer le plus sa musique. Hormis les plus électriques « Useless », le gémissant « The three legged rale » et surtout le sauvage « Dunkirk », c’est flagrant sur le reste de l’opus. La plupart du temps, il joue de la sèche. Et en picking, il se révèle particulièrement brillant. Mais si certaines plages sont pastorales, d’autres sont entretenues par une instrumentation pop/rock conventionnelle. Lo-fi, le plus souvent. Normal, puisque les compos ont été enregistrées entre une chambre à coucher, une salle de bains, un corridor et une cave. Sa voix est haut perchée, aiguë, campant un hybride entre celle de Bon Iver et de Wayne Coyne. Ecrites à la première personne du singulier, ses chansons sont inévitablement autobiographiques. Il parle ainsi souvent de son passé, sur un ton nostalgique (son grand-père, ses souvenirs de vacances, la rencontre de sa future épouse, etc.) Exception qui confirme la règle, « Flowers on the windowsill », qui lorgne carrément vers They Might Be Giants. « Find project » constitue un superbe épilogue. Il y a des cordes électriques. Pas trop, mais suffisamment pour communiquer du peps à la compo. Mais ce sont surtout les cordes acoustiques qui font la différence. Vibrantes, elles échafaudent une véritable ritournelle hypnotique. Un chouette album !

 

Au cours des eighties, des artistes comme Morrissey ou Edwyn Collins considérait déjà The Monochrome Set comme une influence majeure. Graham Coxon (Blur) et Neil Hannon (The Divine Comedy) le reconnaissent également. L’histoire de ce groupe –un peu intello quand même et drivé par Bid, un véritable Indien– fondé à Londres peut se découper en trois phases. La première entre 78 et 85, la deuxième entre 90 et 98, et suite à une réunion ponctuelle pour accorder un concert unique en 2008, depuis 2010, année à laquelle il s’est reformé. Oscillant entre new wave, post punk, surf, cabaret et pop sixties, sa musique a toujours été un peu atypique. Et souvent même très humoristique. Pourtant particulièrement mélodieuse, elle n’a jamais récolté de véritable succès. Faut dire aussi que les musicos étaient –ou sont encore– des dandys excentriques, dans l’esprit de la célèbre série télévisée ‘Chapeau Melon et Bottes de Cuir’, voire de Monty Python. Références aux images de la TV en noir et blanc, of course !

« Volume, contrast, Brillance… Vol. 2 Unreleased & rare », c’est la suite d’une première compile baptisée « Volume, Contrast, Brilliance : Sessions & Singles », parue en 1983. Elle réunit bien évidemment des démos, des inédits et des raretés, enregistrés entre 1978 et 1991. La pseudo prière bouddhiste « Wisteria » ainsi que « Jack » sont sans doute les plages les plus marquantes de l’opus. Cette dernière, très électrique, mais aux réminiscences britpop, semble  hantée par les Doors, nonobstant l’intervention très free jazz du saxophone. Le titre date de 1991, mais la version est tout bonnement époustouflante. Et le reste du long playing vaut vraiment son pesant de cacahuètes. 

 

lundi, 30 mai 2016 23:36

Non-believers

Mac McCaughan est surtout notoire pour son projet Superchunk, qu’il dirige depuis 1989. Il en a aussi monté un autre, au cours des 90’s, Portastatic. Mais à ce jour, il n’avait jamais encore publié d’album sous son propre nom. « Non-believers » constitue donc son premier véritable elpee solo. Au départ, ce disque devait réunir des inédits, des raretés et des fonds de tiroirs ; mais l’artiste, se rendant compte que ces compos tenaient la route, a décidé de les remodeler, puis d’en ajouter des nouvelles. Avant de les graver sur ce disque. Qui recèle 10 pistes.

Première surprise, ce n’est pas la guitare qui est au centre du jeu de quilles. McCaughan lui a préféré les synthés et la boîte à rythmes. Un peu dans l’esprit de New Order, OMD, Depeche Mode, des groupes qui ont inévitablement marqué sa jeunesse. Et paradoxalement, sur « Lost again », ses arpèges de gratte rappellent ceux dispensés par la basse de Peter Hook. Haut perchée, sa voix colle parfaitement à la musique. Les mélodies sont bien torchées. Et puis le ton est résolument optimiste. Ce qui change radicalement de ses références majeures. Mais c’est lorsque la guitare reprend la main que les plages passent mieux la rampe. A l’instar du bien électrique « Box Batteries ». Plus proche de Superchunk que jamais. Encore que l’ombre de U2 circa « Boys » semble y planer. Ce qui n’empêche pas certaines plages synthétiques de briller. Notamment lorsqu’elles sont très proches de l’esprit d’un Brian Eno (« Your hologram », « Real darkness ») ; mais en général, lorsqu’elles se révèlent trop semblables, elles laissent plutôt sur sa faim…