Tout est fini pour Sprints…

Le groupe de Dublin, Sprints, sortira son deuxième album, « All That Is Over », le 26 septembre. Bien reçu par la critique, son premier long playing, « Letter To Self » (2024), a marqué le groupe comme une force majeure dans le paysage alternatif et a été…

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Le cauchemar de This Will Destroy Your Ears…

This Will Destroy Your Ears verse dans le dark wave, puise son inspiration dans la noirceur des sons de l’Angleterre des années 80 tout en y mêlant des notes psyché accrocheuses et des salves soniques noisy. « Funland », son nouvel album, sortira le 10…

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Dernier concert - festival

Epica - 18/01/2026
Hooverphonic
Bernard Dagnies

Bernard Dagnies

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Organized

A vos encyclopédies! Morgan Nicholls, maître à penser de ce projet, n'est autre que le fils de Billy, un vétéran de la scène britannique des sixties ; un personnage qui avait, notamment, prêté le concours de sa voix au single des Small Faces, " Orden's nut gone flake ", avant de se reconvertir en directeur artistique pour le Who. Il est ainsi devenu un ami intime de Pete Townshend. Qui soit dit en passant, est venu donner un coup de basse, sur un morceau de ce disque ; mais qui surtout, a délégué John ‘Rabbit’ Bundrick, pour y apporter la coloration si particulière de son clavier hammond. Le son de cet orgue est tellement pourri, tellement rogné, qu'il aurait pu émaner du Spencer Davies Group voire du Ride circa " Leave them all behind ". Vous me suivez ! Toute la famille Nicholls a, en outre, participé aux sessions d'enregistrement de cet album. Y compris, le frère cadet, William. Elle se partage l'exclusivité des parties vocales. La majorité des invités n'est cependant pas constituée de quinquagénaires, puisqu'elle implique un tas de musiciens de studio up to date, dont une section de cordes ; mais surtout épingle le concours de l'ingénieur du son des Beastie Boys, Mario Caldato Jr, ainsi que de Phoenix et des Dust Brothers. Au mixing et aux remixes. Mais toujours sous la houlette de Morgan, il faut le préciser. Pas un néophyte, dans le métier, puisque avant de lancer ce projet, il s'était déjà signalé en produisant un album de Delakota, puis tenté de remettre en selle le chanteur du défunt Wonderstuff, Miles Hunt… Mais revenons à cet " Organized ". Qui parvient, avec beaucoup de bonheur, à agréger house, post punk, lo fi, garage, pop, funk et psychédélisme, à travers des compositions chaleureuses, fiévreuses… Un seul petit reproche, en phase instrumentale, les solistes ont parfois tendance à en rajouter…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Paranowhere (Ep)

Mother Kingdom nous vient de Suisse romande. De Genève très exactement. Fondé en 1996, il vient seulement d'enregistrer son premier CD. Un mini album cinq titres coproduit par le groupe et Christophe Suchet, ingénieur du son qui a bossé, dans le passé, pour Phil Collins, Alan Parsons et Steve Howe. Hormis le dernier titre, découpé exclusivement dans l'instrumentation acoustique, le reste du disque est fondu dans le métal. Un métal né d'un alliage prélevé dans les turbulences soniques de Noir Désir, la mélancolie atmosphérique, ténébreuse de Soundgarden et le groove déchiqueté de Kyuss. Un métal dont les contrastes, déchirés entre douceur et violence, sont abrasés par une voix âpre, purulente… Tout un ensemble de caractéristiques qui devrait donc plaire aux aficionados de métal pur et dur, sans concession. Le seul hic, c'est que ce n'est pas vraiment ma tasse de thé…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Let them eat cake

Après avoir goûté au métal et au garage rock, le trio norvégien semble avoir définitivement tourné la page, pour embrasser une musique plus pop, plus recherchée, progressive même, mais beaucoup plus contemporaine. On avait déjà pu le constater sur le précédent opus, mais pour " Let them eat cake ", seul l'hommage aux Allman Brother Band, " Song for a Bro ", est sacrifié sur l'autel du revivalisme. Le reste de l'opus explore un psychédélisme rafraîchissant, mélodique, à la croisée des chemins des expérimentations baroques de Deus, de la folie tranquille d'un Love et de la sophistication orchestrale des Flaming Lips. On est d'ailleurs victime, dès le premier titre de l'opus, " The other fool ", d'un vertige underground réminiscent de Tuxedo Moon époque Blaine Reininger. Faut dire que pour enregistrer " Let them eat cake ", Motorpsycho a reçu le concours d'une section de cordes. De cuivres également. Ce qui donne parfois un petit côté jazzyfiant à leurs chansons qui ont, en outre, bénéficié lors de la production, d'un emballage presque parfait. Superbe !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Kiss it goodbye

Chris Mills reconnaît pour influences majeures David Bowie, Bian Eno, Phil Spector, mais surtout Lou Reed et Bob Dylan. Le premier parce qu'il partage une même fascination pour New York. Le second parce que ses racines musicales sont profondément ancrées dans le folk et la country. Etonnant, lorsqu'on sait que cet artiste vit à Chicago. Encore qu'au cours de son enfance, il a souvent changé de domicile. Emigrant du Maryland au Colorado, en passant par l'Allemagne de l'Ouest et la Virginie.

" Kiss it goodbye " constitue son deuxième album solo. Enfin, pas tout à fait, puisqu'il a reçu le concours d'une véritable armada de collaborateurs, pour l'enregistrer. Et pas des moindres, puisqu'on y retrouve notamment Kari Mc Glinnen (The Diskes, Kelly Hogan), Ryan Hembrey (Pinetop Seven, Edith Frost), le violoncelliste Fred Longberg-Holm, les vocalistes Deanna Varagona (Lambchop), Nora O'Connor (The Blacks) et Kelly Hogan (Jodie Grind, Rock*a*Teens) ; ainsi que Brian Deck (Wheat) et John Langford (Waco Bros) à la production. Sans oublier les inévitables musiciens de studio, préposés, pour la circonstance, à la pedal steel, au dobro, à la mandoline ou au violon.

Multi-instrumentiste et chanteur, Chris possède également une très belle plume. Ce qui lui permet de tremper les lyrics de ses chansons dans un humour particulièrement subtil. Pas pour rien qu'il soit féru de littérature, et que ses auteurs préférés répondent au nom de Raymond Carver, Gabriel Garcia Marquez ou Bolgakov. Malheureusement, malgré toutes ces excellentes dispositions, les mélodies pourtant agréables, sont beaucoup trop accrochées à des valeurs traditionnelles, lorsqu'elles ne virent pas à la pop mélancolique. Ainsi, hormis le punkcore " All you ever do ", on a parfois l'impression de revivre un épisode du début des seventies, qui avait valu aux Byrds, Flying Burrito Brothers ou autre Poco, de voir pâlir leur étoile…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Light years

Elle avait bien attiré mon attention lors de son duo échangé avec Nick Cave, pour le hit single " Where the wild roses grow ". Mais pour le reste, Kylie était vraiment loin de titiller mes pensées les plus chastes… La conscience professionnelle m'a cependant poussé à ouvrir la pochette de ce " Light years ". Et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir de superbes photographies, teintées d'érotisme soft. Incontestablement, cette fille a du chien. Avec ce genre de nana dans ton pieu, tu dors pas sur la carpette, fieu ! Je comprends mieux, aujourd'hui pourquoi, tant d'artistes masculins apprécient sa compagnie pour y échanger l'un ou l'autre duo (NDR : vocal hein, bande de petits coquins !) Pas étonnant non plus qu'elle se soit lancée dans une carrière cinématographique. Dommage que sa musique n'exhale pas autant de charmes… même cachés…

 

jeudi, 10 mai 2012 19:40

Vers les lueurs

En 1966, les Beatles enregistraient le célèbre « Eleanor Rigby » en compagnie d’un quatuor à cordes. Un type de collaboration qui allait ouvrir de nouveaux horizons à de multiples groupes ou artistes, pop, rock ou autres. Par contre, le concours d’un quintet d’instruments à vent, c’est plus rare. Dominique A s’est donc servi de cette formule, pour concocter son 10ème opus. Enfin, pas seulement, puisqu’il a toujours reçu le soutien de son fidèle backing band. Enfin, il ne faut pas négliger le rôle des arrangements réalisés, par son vieux complice, David Euverte, ainsi que la présence plus significative du piano.

Dans l’univers de la ‘bonne’ chanson française, depuis le décès de Bashung, il n’existe plus guère de valeur confirmée vivante. H-F Thiefaine, Jean-Louis Murat et Dominique A sont certainement les derniers des Mohicans. La nouvelle scène existe pourtant ; elle est même en plein ébullition au sein de l’Hexagone ; mais les médias ‘populaires’ ignorent la plupart des artistes qui y militent. Demandez donc à un auditeur lambda qui n’écoute que des stations de radios françaises à ‘grande audience’, s’il connaît les trois fleurons susvisés ou même s’il en a déjà entendu parler. Serait-ce parce que ce trio puise une partie de son inspiration musicale, dans la pop et le rock ? La question mérite d’être posée. Ou alors parce que le système continue ou se contente de protéger le vase clos et lucratif des ‘variétés’, outre Quiévrain ? C’est plus que probable…

Votre serviteur avait un jour écrit que Dominique A était l’héritier naturel de Léo Ferré. A cause de sa voix. Et puis de la poésie de ses textes. Poésie qui peut se révéler autant visionnaire, intimiste qu’engagée. Esotérique aussi. La lumière c’est aussi le thème central de son œuvre. Il l’a d’ailleurs intitulée « Vers les lueurs ». Et la plupart des titres de cet opus s’y réfèrent. L’être humain est en recherche perpétuelle de lumière. Il est angoissé quand elle manque (« Parfois j’entends des cris »). La lumière, c’est la vie, l’espoir (« Quelques lumières ») et l’amour. La vie après la mort, aussi. Un sujet que le natif de Provins n’aborde cependant pas. Par contre, il nous réserve des prophéties apocalyptiques. «  La possession » tout d’abord. Description d’un ‘Déluge’ moderne. « Le convoi » ensuite. Une plage de 10’ qui nous conduit vers une très hypothétique ‘Terre promise’. Très hypothétique, car elle évoque plus que probablement la déportation des juifs, vers les camps d'extermination, au cours de la seconde guerre mondiale…

La rencontre entre les instruments à vent (flûte, clarinette, basson, hautbois, cor anglais, saxophone), basiques, et les ivoires est plutôt réussie. Parfois l’aspect rock est plus présent. A l’instar de « Close West », dont l’intensité électrique peut évoquer Noir Désir. Mais en général, l’instrumentation est parfaitement équilibrée…

Au plus j’écoute cet elpee, au plus je l’apprécie, mais aussi au plus je lui découvre des vertus cachées. Je ne suis pourtant pas encore parvenu à toutes les décrypter. Ce sera un travail de longue haleine ! Mais il était essentiel de rédiger cette chronique, Dominique A se produisant au Cirque Royal, ce vendredi 11 mai 2012, en compagnie de l’ensemble de cette nouvelle équipe, dans le cadre des Nuits Botanique…

jeudi, 10 mai 2012 19:38

Hunter not the hunted

En 2009, la formation insulaire And Also The Trees publiait “When the Rains come”, un album qui revisitait en version acoustique, quelques unes de ses meilleures compos. Il faut croire que cet exercice de style a dû marquer l’esprit du groupe, puisque sur leur dernier opus, « Hunter not the hunted », la trame acoustique est omniprésente. Elle domine même le plus souvent l’expression sonore. Enfin dominer est un grand mot ! En fait, on assiste, tout au long de l’œuvre, à une communion entre cordes acoustiques et électriques, comme seul Justin est capable de la célébrer. Et si le tempo est plus paisible, on est très souvent balayé par le flux et le reflux des différents climats sonores. Climats pourtant empreints de mystère et de mélancolie. Les drums sont amples, souples mais arides. A l’instar du morceau qui ouvre l’elpee, « Only », une compo ciselée par les cordes en picking, réminiscentes du flamenco. Et puis tout au long de « The woman on the estuary », dont la douceur contraste avec l’agitation rythmique. Enfin, sur « Angel, devil, man and beast » ainsi que « What’s lost finds », deux plages caractérisées par deux tempos différents, l’un plus lent, l’autre plus allègre. La voix de Simon est grave, souvent déclamatoire, théâtrale même, mais aussi quelque peu désabusée et ténébreuse. Les lyrics sont poétiques. Ils traitent le plus souvent des tourments au sein desquels est plongée l’âme humaine. Quant aux accents de basse dispensés par Ian Jenkins, ils se révèlent le plus souvent discrets et efficaces, mais aussi aventureux et judicieux (les très AATT « Rip ridge » et « The floating man », ce dernier hanté par un harmonica spectral, deux pistes qui figurent en fin de parcours). Instrumentalement, on épinglera encore un peu de mélodica sur le titre maître, du dulcimer que se réserve Emer Brizzolara (NDR : notamment sur la chanson cabaret « Bloodline ») ainsi qu’un interlude électro-post-indus (« Black handled knife »).

And Also The Trees viendra défendre ce superbe onzième album, sur les planches du Magasin 4, ce jeudi 17 mai 2012…

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

The golden country

Deuxième album pour le quatuor de Tremelo. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'ils ont mis le paquet. Pas parce qu'ils l'ont enregistré dans un trou perdu du Pays de Galles, à Gwent très exactement. Mais parce qu'ils ont bénéficié du concours de Mark Wallis à la production. Un personnage dont la carte de visite est plutôt éloquente, puisque non seulement il a collaboré comme ingénieur du son pour des gens comme Mano Negra, les Smiths, Talking Heads et U2, pour l'elpee " Joshua tree " ; mais également mis en forme des œuvres d'Iggy Pop, de Debbie Harry, Mariane Faithfull, Michael Hutchinson, La's et bien d'autres. Excusez du peu ! Dans ces conditions, inutile de dire que ce disque est particulièrement soigné. Raffiné même. Un raffinement mis au service du sens mélodique qui nous rappelle quelque part Eels et puis surtout les Nits. Même les harmonies vocales sont aussi impeccables. Et qu'une chanson telle que " Julie Andrews " a un " Something " des Beatles. Faudrait pas grand chose pour que Metal Molly atteigne la consécration internationale. Un peu plus de punch peut être… à l'instar des seuls " Sunswear " ou " Magpie ". Mais là ce serait au détriment du feeling pop. Cruel dilemme !

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Holy Wood

Brian Warner est né malin. Non seulement il a l'art de provoquer, mais il a rendu cet art particulièrement lucratif. Plus il provoque, plus il indigne ; et plus il indigne, plus il récolte de succès. Un goût de l'excès qui secoue tellement les Yankees, que des ligues anti Marilyn Manson ont commencé à fleurir au quatre coins des States. Surtout depuis la fusillade de Littleton du 20 avril 1999. Un carnage que ces mêmes associations ont mis sur le dos de la philosophie de ce grand guignol. N'importe quoi ! Comme si le libéralisme en matière de vente et de détention d'armes n'était pas la véritable cause de cette tragédie. Et puis rien de tel pour distraire la vigilance de la population, face aux véritables problèmes qui secouent les Etats-Unis d'Amérique, aujourd'hui. Faut avouer quand même qu'il n'y va pas de main morte. Faisant même croire qu'il est un fervent défenseur du satanisme, de la drogue, de la pornographie, du chaos, du meurtre ou même du suicide. C'est à dire les tabous qui balisent la conscience du peuple de l'oncle Sam. Pourtant, lorsqu'on analyse ses textes ou ses déclarations incendiaires, on se rend compte que son message n'est peut être pas aussi destructeur qu'il n'y paraît. En fait, Brian utilise le second (si pas le troisième !) degré pour remettre en cause l'American way of life, amplifiant les conséquences pour mieux débusquer ses défauts, son incohérence. Cet adepte de Nietzsche vient d'ailleurs de sortir un deuxième bouquin qui traite de cette question, mais aussi de sujets aussi brûlants que la haine, la violence ou l'éducation, thèmes qui le taraudent au plus profond de lui-même.

Mais venons en à son nouvel opus, " Holy Wood ", premier volet d'un triptyque qu'il avait terminé par " Anti Christ Superstar " en 1996, et dont l'échelon intermédiaire, " Mechanical animal ", remonte à 1998. Toujours ce besoin de retourner l'ordre des événements ! Et ce nouvel opus est franchement impressionnant. Je ne m'attarderai plus sur l'aspect thématique des compositions, mais plutôt sur la musique. Que je qualifierai d'électro métal d'excellente facture. Et vu la qualité de la solution sonore, des gens comme Korn, Limp Bizkit ou Slipknot, peuvent carrément aller se rhabiller. Pour bien planter le décor, les spectres de Christian Death, de Bowie circa " Ziggy Stardust ", d'Alice Cooper, de Sisters of Mercy, et de Nine Inch Nails sont toujours bien présents. Par contre, hormis " Disposable teens ", le glam glitterien qui prévalait sur le précédent elpee a presque complètement disparu. Il laisse ainsi, nonobstant l'un ou l'autre fragment plutôt musclé tel que " The love song ", " The fight song " ou " Burning Flag ", la place à une musique beaucoup plus atmosphérique. Atmosphérique, métallique, énigmatique et sulfureuse. On est même particulièrement surpris lorsque Marilyn Manspn flirte l'intensité électrique d'un Radiohead sur " Target audience " et " Valentine's day ". Mais un Radiohead qui aurait été endoctriné par Bauhaus. Maintenant, je ne le répéterai jamais assez, il faut prendre beaucoup de recul par rapport à ce personnage. En prendre et en laisser, si vous préférez. Ce n'est ni un extra-terrestre, ni Belzébuth réincarné. Le plus grand risque serait peut-être qu'il fonde une secte. Et personnellement je n'en serais pas surpris. Surtout lorsqu'on sait que cet homme d'affaires vient de racheter une multinationale de crème glacées. Evidemment, pour d'éventuels futurs disciples, ce genre d'information jette un froid…

 

dimanche, 31 décembre 2000 02:00

Little kix

Après avoir commis trois albums expérimentaux, mais surtout fort intéressants, Mansun ne pouvait que confirmer les excellentes dispositions affichées jusqu'alors. Malheureusement, il a fallu déchanter. Car si l'approche des compositions semble correspondre à celle qui avait été appliquée à " Attack of the grey lantern ", sa mise en forme souffre d'un tel excès de sophistication, qu'elle en devient insupportable. La musique a ainsi perdu toute son allégresse, son imprévisibilité, son impétuosité et surtout sa créativité qui en faisait tout son charme. Même la voix de Paul Draper semble naviguer à contre-courant de cet univers, au mieux philspectorien, et au pire sub Tears For Fears. Et la production de Mike Padgham (Lenny Kravitz, Police, Genesis) en porte plus une grande part de responsabilité. Dommage, car en épurant la matière première de ses artifices, la musique manifesterait un feeling glamour ‘suedesque’ voire ‘bowiesque’, qui n'est pas fait pour nous déplaire. Une grosse déception !